‹ Recherches sur le plexus solaireChapitre 44 sur 50 · V. descript,, 3^ partie, chap. II · texte numérisé non relu

V. descript,, 3^ partie, chap. II

Splanchniques normaux.

Observatioîs LV (Note). Tubercules de la moelle (^). Ganglions semi-lunaires.

normaux.

Alice L..., âgée de vingt-sept ans, sans profession, entre le 18 octobre 1901, salle Trousseau, n° G, dans le service de M. André Petit, à l'hôpital de la Pitié.

Paraplégie flasque avec anesthésie tactile douloureuse et thermique remontant jusqu'à une ligne horizontale passant à 5 centimètres au-dessous de l'ombilic.

Escharre sacrée. Tuberculose pulmonaire chronique au stade de ramollissement. Mort le 4 décembre 1901 à 5 heures du soir.

Autopsié le 6 à dix heures trente du matin. Tubercule petit dans le 10'^ segment dorsal, et gros tubercule dans le 11*^. Ganglions semi-lunaires normaux. Splanchniques normaux (dissociations et coupes transversales passant par le ganglion de Lobstein).

Observation LVI (Note) {'■). Myélite subaiguë. Hystérie. Ganglions solaires :.

lésions cellulaires.

jjme N.,.^ âgée de vingt-huit ans, blanchisseuse, entrée le 3 mars 1902, salle Gruveilhier, n'^ 23, dans le service de M. le P'' Raymond, à la Salpêtrière .

Monoplégie crurale hystérique survenue le 2 janvier 1902, guérie par suggestion par M. Widal.

Début brusque de la paraplégie pour laquelle elle entre à la Salpêtrière le 15 février.

Entrée: paraplégie spasmodique: clonus, extension des orteils; anesthésie.

Evolution : accidents vésicaux ; cystite purulente ; névrite des membres inférieurs (ébauche de D. R.).

Mort le 2 mai 1903.

Autopsie le 3 mai.

Moelle : Hématoxyline-éosine, picro-carmin ; Pal ; Marchi ; Nissl.

Cervicale : Pas de foyers de myélite.

Dorsale : Foyers de myélite subaiguë centrale : vaisseaux dilatés ; périvascularite ; infiltration de cellules rondes, dégénérescence en boules des gaines de myéline, déformation globuleuse des cellules nerveuses, avec noyau périphérique, chromatolyse et achromatose.

Lombaire : Pas de foyers de myélite.

* Voir Laignel-Lavastine. Tubercules de la moelle. Soc. anatomique, 1903. ' L'observation complète sera publiée par MM. Philippe et Sicard.

Nerfs: acide osmique. Marchi. Hématoxyline-éosiae.

Médian. Normal.

Sciatique. Névrite.

Tibial antérieur. Névrite.

Plexus solaire décrit 3'^ partie, chapitre II.

Observation LVII * (note). — Alcoolisme chronique; polynévrite, insuffisance hépatique ; ictère grave, confusion mentale; coma;-mort. Ganglions semi-lunaires; altérations des cellules nerveuses; réaction dite à distance.

M"^® G..., âgée de cinquante-quatre ans, sage-femme, enti'e le l'^^'juin 1901, salle Broca, n° 12, dans le service de M. le professeur Landouzy à l'hôpital Laënnec

Subictère, confusion mentale, urines Malaga. Atrophie des quatre membres : réflexes tendineux très faibles.

Mort, le 4 juin.

Autopsie, le 5.

Examen histologique ".polynévrite. Cirrhose annulaire bi-veineuse du foie avec dégénérescence graisseuse périlobulaire.

Plexus solaire. Description. 3*^ partie, chap. ii.

Observation LVIII (note). — Polynévrite ; alcoolisme ; tuberculose pulmonaire chronique; confusion mentale; altérations des nerfs moteurs, des cellules radiculaires antérieures et du plexus solaire.

Léonie F..., âgée de trente-neuf ans, journalière, entre le 18 décembre 1901, salle Laënnec, n'^ 11, dans leservicede M. le professeur Jaccoud.

25 décembre 1901 . Aspect typique de polynévrite généralisée des membres: atrophie, DR, réflexes tendineux abolis. Confusion mentale.

21 mars. Mort rapide par accidents bulbaires.

22 mars. Autopsie. Pneumonie caséeuse.

Examen histologique : polynévrite typique ; j)lexus solairie ; description, 'i'^ partie, chap. ii.

Observation LIX (note). — Sclérose en plaques: ganglions semi-lunaires

altérés.

N..., âgé de quarante ans, soigné salle Bouvier, n° 4, dans le service de M. le professeur Raymond, à la Salpêtrière, meurt le 2 juillet 1902,

Pendant la vie, on hésite entre le diagnostic de myélite transverse syphilitique et de sclérose en plaques. Les principaux symptômes présentés par le malade étaient les suivants: paraplégie spasmodique, double clonus du pied, constipation opiniâtre, rétention d'urine intermittente, escarre sacrée, contracture des muscles du dos, tremblement intentionnel, parole un peu

' Cette observation ainsi que la suivante seront publiées à pai't.

explosive, mais pas scandée, pas de nystagmus, pas de troubles de la sensibilité, pas de troubles mentaux.

L'autopsie pratiquée trente-heures après la mort démontra le bien fondé du diagnostic de sclérose en plaques.

Examen histologique. — Moelle : Hématoxyline, éosine, Pal, Nissl.

Plaques de sclérose, notamment dans la moelle cervicale, moitié antérieure droite; les grandes cellules des cornes antérieures y sont globuleuses et en chromalolyse.

Plexus solaire. Ganglions semi-lunaires. Description 3° partie, chapitre ii,

Nerfs splanchniques. Gauche : acide osmique; dissociations. Les grosses fibres à myéline paraissent normales, mais peu nombreuses.

Droit : Marchi, coupes transversales. Peu de grosses fibres à myéline; absence dans un faisceau de fibres ; pas de granulations graisseuses.

Observation LX ^ (Note). — Syndrome de Raynaud. — Néphrite chronique atrophique; artério-sclérose; bruit de galop; démence; congestion pulmonaire. Mort. — Ganglions semi-lunaires : sclérose annulaire hypertrophique.

M"^'^ Sch..., âgée de soixante-deux ans, entre le 6 mai 1902 à la Salpêtrière dans le service de M. le professeur Raymond, salle Cruveilhier n" 18.

Depuis cinq ans, crises d'asphyxie des 4 derniers doigts de chaque main avec prédominance sur l'index. Albuminurie réfractaire au régime lacté.

Petite urémie. Congestion pulmonaire terminale.

Mort le 30 mai.

Autopsie : le 31 mai, vingt-quatre heures après la mort.

Poumons : Congestion des bases, adhérences du sommet gauche.

Reins. — (dr. 170 gr., g. 160) : scléreux, atrophiés, surtout aux dépens de la substance corticale.

Cœur (470 gr.) ; sans lésions valvulaires; mais athérome de l'aorte.

Foie (1320 gr.) ; normal.

Encéphale : d'aspect normal ; athérome du tronc basilaire.

Ganglions semi-lunaires, plus clairs et plus durs que normalement.

Le ganglion droit mesure 20 millimètres de long sur 10 millimètres de large et 4 d'épaisseur.

Le ganglion gauche mesure 2b millimètres sur 14 et 3. Descriptions 3^^ partie, Chapitre ii, Nerfs splanchniques normaux.

Observation LXI. — Syndrome de Raynaud, — Gangrène sèche . — Artério-sclérose généralisée; néphrite atrophique. — Ganglions solaires scléreux.

M'^^ R..., âgée de soixante-seize ans, ancienne ménagère, entre le 16 juin 1902 petite Salle Cruveilhier n° 10, à l'infirmerie de la Salpêtrière, dans le service de M. le professeur Raymond.

* Cette observation ainsi que la suivante seront publiées à part.

Asphyxie des orteils, des doigts et du nez.

Gangrène sèche du gros orteil, puis de tout le pied gauche.

Mort le 26 juin.

Autopsie le 28.

Tibiale antérieure gauche athéromateuse.

Reins scléreux, petits, rouges, granuleux, non décorlicables.

Plexus solaire. Ganglions semi-lunaires. Hématoxyline-éosine. Les artères ont^leurs tuniques très épaissies, surtout la moyenne très réfringente et sans détails de structure appréciables. L'enveloppe fibreuse est très épaissie. Le tissu conjonctif est augmenté; mais il a le caractère adulte; il n'y a pas de cellules rondes. Les cellules nerveuses sont très pigmentées.

Nissl. Les capsules endothéliales sont normales. Les cellules nerveuses ont conservé leur forme; leurs grains chromatiques sont un peu poussiéreux. Description S'' partie, chupitre ii.

Nerfs sylanchniques. — Acide osmique : dissociations. Paraissent tout à fait normaux.

Observation LXIL — Paralysie générale^. — Ganglions solaires : sclérose et inflammation à prédominance interstitielle; cellules nerveuses altérées. — Foie et reins paralytiques.

Louis D..., âgé de vingt-huit ans, employé de commerce, entre le 2 avril 1902, salle Cruveilhier n° 10, dans le service de M. Hirtz, à l'hôpital Laënnec.

Le 2 avril, état de prostration et d'hébétude complètes. On ne peut obtenir de lui la moindre parole. Cependant, il fait signe qu'fl ne souffre nulle part. Il comprend très difficilement la parole, plus aisément les gestes; une fois qu'il a compris, il obéit avec lenteur njais avec assez de précision. La langue ne présente pas de contractions fibrillaires, mais plutôt des mouvements alternatifs de propulsion et de retrait. 11 lève bras et jambes au commandement. Laissé libre de ses mouvements il se couche en chien de fusil.

Il présente un .certain degré de myosis, pas dHnégalilé pupillaire; le ventre est rétracté- en bateau ; on obtient la raie méningitique. Le signe de Kernig est peu prononcé. Pas de raideur de la nuque.

On apprend parla femme du malade que le début de la maladie remonte à sept ou huit mois environ, se manifestant par des troubles de la mémoire, des altérations du caractère. Autrefois assez vif, il est maintenant apathique, se laissant diriger comme un enfant. De temps en temps pourtant il lui prend des accès de colère non motivés et aussitôt oubliés.

Il ne semble pas qu'il se soit plaint de la tête avant les premiers jours du mois de mars.

Le 30 mars, il a des maux de tête assez violents et sa femme est frappée de la difficulté qu'il a à comprendre et à s'exprimer.

Le 2 avril, il fixe vers sa femme un regard hébété, puis se livre à des

' Observation clinique due à l'obligeance de notre collègue Salomon, interne du service.

mouvements désordonnés. On couche le malade qui tombe dans une prostration complète, les membres en résolution. Il y a aussi des troubles sphinctériens. Incontinence des matières fécales et rétention d'urine.

Comme antécédents, un ou deux apéritifs par jour. Peut-être a-t-il eu la syphilis. Sa femme présente un peu d'inégalité pupillaire et raconte une vague histoire d'éruption.

3 avril. Même état de débilité et de prostration. Signe de Kernig assez net. Réflexes exagérés. Anesthésie qui paraît généralisée mais qu'il est difficile de constater avec précision.

Inégalité pupillaire très marquée. Pupille gauche beaucoup plus dilatée. Ventre rétracté en bateau, vessie pleine d'urine.

Rien au cœur ni aux poumons; selles diarrhéiques inconscientes. Pas d'albumine dans les urines.

4 avril. Le signe de Kernig a disparu de même que l'attitude en chien de fusil. L'inégalité pupillaire s'accentue. Exagération des réflexes tendineux.

Le malade comprend et parle un peu mieux que la veille. Il articule difficilement les mots. Il a un rire satisfait, hébété. Le soir, uue crise d'agitation.

5 avril. Plusieurs crises d'agitation auxquelles succède de la prostration. Le malade porte les mains à la tête. Il dit sans cesse : « J'ai le cerveau attaqué » et paraît très affligé.

Examen du liquide céphalo-rachidien. Lymphocytes en très grande quantité K Injections de biiodure de mercure. Bromure de potassium; chloral.

6 avril. Agitation pendant la nuit. Il peut dire son [nom, celui de sa femme, son adresse. Il se figure être dans sa chambre et prend pour des amis les étudiants qui entourent le lit.

fl avril. Le malade est calme, il comprend mais ne trouve pas de mots pour répondre. Plutôt dysarthrie qu'aphonie vraie. Il se croit dans un palais de cristal.

Il lit à peu près bien, mais sans suite, il faut l'obliger à fixer son attention sur un mot. 11 parcourt un livre en s'intéressant seulement aux images.

14 avril. Il croit entendre des bruits qui le troublent. Délire continuel, idées incohérentes.

Fin avril. Démence complète ; il pousse continuellement des cris plaintifs accompagnés de pleurs. Il ne reconnaît plus que sa femme. Cachexie

' Les examens cytologiques et bactériologiques du liquide céphalo-rachidien de ce malade ainsi que des suivants (observations LXV, LXVII, LXVIII, LXIX, LXX, LXXl, LXXII) ont été publiés dans les Bulletins de la Société médicale des 'hôpitaux et de la Société de Biologie.

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