C. — Existence d’une /aera marina ancestrale
Les ressemblances génétiques fondamentales de toutes les J. m., en ce qui concerne les types de structure et de nature de leur pigmentation, sont d’autant plus frappantes qu’un polychromatisme analogue ne semble se retrouver dans aucune des autres espèces du genre Jaera ou de la famille des Janiridae. Je n’ai personnellement observé. que d’assez nombreux exemplaires de Jaera hopeana CosTA, vivant en commensalisme avec Sphaeroma serratum, et plusieurs populations, d’ailleurs très denses, de Jaera nordmanni (RATHKE), mais sans rencontrer, pour l’une ou l’autre de ces espèces, aucun des mutants caractéristiques décrits plus haut, ni même de variantes notables du phénotype uniforme, à pigmentation noire, sous lequel se présentent tous les individus. La littérature ne fournit pas davantage d’information qui permette de soupçconner l’existence de variétés de coloration chez les autres espèces de Jaera ou chez les genres voisins.
L'application de la loi de VAavILov au problème des J. m. nous conduit donc :