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si -5s it) tt à
un caractère transmis par le parent forsmani, la présence de deux épines, d’ailleurs relativement grêles, étant tout à fait exceptionnelle chez les mâles ischiosetosa.
Les caractères sexuels secondaires des péréiopodes se manifestent parfois, chez les prémâles hybrides, par la présence d’une soie légèrement coudée, sur les ischiopodites des P 6 et P 7, mais leur première manifestation ne s’observe fréquemment que sur les premiers stades mâles et se trouve alors retardée par rapport à la période normale d'apparition de cette différenciation dans l'espèce ischiosetosa. Il existe très généralement, chez les prémâles hybrides, une épine à chacun des carpopodites des péréiopodes postérieurs.
b) Étude biométrique des mâles F-I.
Grandeurs du corps. — 191 prémâles et mâles (dont 136 mâles) F-I ont été mesurés. Les coefficients d’allométrie des grandeurs du corps sont présentés dans le tableau XXXVI. En dogarithmes népériens, L va de 2,10 à 2,95 pour l’ensemble des individus mesurés, et de 2,15 à 2,95 pour les mâles ; Lpréop. est comprise entre 1,25 et 2,00. $
Péréiopodes. — Les résultats biométriques relatifs aux péréiopodes figurent dans le tableau XXXVII, que complètent les données suivantes : en logarithmes népériens, L,, varie entre 1,20 et 1,95 pour les mâles, entre 1,10 et 1,95 pour l’ensemble des F-I : L,,, pour l’ensemble des hybrides, est comprise entre 1,30 et 2,25, L, ;, pour les mâles, entre 1,40 et 2,30.
Pour /, ; étudiée en fonction de L,,, on ne remarque aucun point anguleux ni aucune discontinuité entre les prémâles et les mâles : les coefficients d’allométrie ont donc été calculés pour l’ensemble des hybrides mesurés. En raison de la différence de longueur que présentent les carpopodites de P 7, entre prémâles de stades IV et V ou VI, les calculs n’ont porté, pour >, considérée relativement à L»-,, que sur les mâles ; mais les résultats obtenus valent pour les prémâles de stade V ou VI.
c) Comparaison biométrique des hybrides F-I et des espèces parentes forsmani et ischiosetosa.
Étant donné les différences biométriques considérables qui séparent les formes forsmani et ischiosetosa, la comparaison de chacune d’elle avec les hybrides F-I est particulièrement démonstrative ; elle confirme d’ailleurs pleinement les résultats auxquels nous avait conduit l'étude des hybrides précédents.
La fig. 51 montre que les hybrides F-T se caractérisent, pour licte, l, et l, rapportées à L, par des constantes d'équilibre intermédiaires entre celles des grandeurs homologues des parents. Des différences certaines sont mises en évidence, par la comparaison statistique des «’, pour le et l, aussi bien entre les F-I et les /orsmani qu'entre les F-I
et les ischiosetosa (tableau XXXVIIT) ; les hybrides ont pourtant, pour ces grandeurs mêmes, des constantes d'équilibre un peu plus voisines de celles des ischiosetosa, qui possèdent les x les plus élevés. Cette ressemblance devient indiscutable à partir de /,, et, pour /, et /,, les hybrides dépassent même, sans que les différences soient significatives entre les
F1G. 51, — Comparaison des gradients d'allométrie des espèces J. m. forsmant (F), J. m. ischiosetosa (I) (représentés en traits interrompus) et des hybrides F-I (représenté en trait plein).
hybrides et les ischiosetosa, et en raison du profil particulier du gradient d’allométrie de cette forme, les valeurs obtenues pour ces ischiosetosa. Pour {; à lo, les « sont très voisins, à la fois pour les deux espèces parentes et leurs hybrides.
Pour L, , rapportée à L, de même que pour L, , et L,, rapportées à L, +, c’est aussi du parent ischioselosa, dont les taux d’allométrie sont les plus forts, que se rapprochent indiscutablement les hybrides (tableau XX XVII).
Enfin, si les différences, pour /,, rapportée à L, 4, sont hautement significatives entre les F-I et chacun des parents, les valeurs de la constante d'équilibre s’écartent nettement plus entre les KF-I et les orsmani qu'entre les F-I et les ischiosetosa ; un résultat du même ordre, mais accentué, se retrouve pour /, , rapportée à L, ;, où la différence, hautement significative entre les F-I et les forsmani, n’est plus que très probable entre les F-I et les ischiosetosa. Comme pour les hybrides précédemment étudiés, les-largeurs des carpopodites de P 6 et P 7, rapportées à leurs longueurs, offrent un cas particulier, en obéissant à une allométrie voisine de celle de l’espèce pour laquelle elle est la plus faible, alors que pour toutes les autres grandeurs mesurées, c’est la forme que caractérisent les à les plus élevés qui impose aux hybrides, d’une manière plus ou moins absolue, son propre mode de croissance.
Il m'a été impossible de faire l’analyse biométrique des hybrides autres que ceux qui viennent d'être décrits, soit en raison du matériel parental trop peu abondant dont je disposais, soit, pour les hybrides A-P, I-P, F-P, à cause des difficultés rencontrées dans leur obtention. Mais, la simple étude descriptive de ces hybrides révèle sans doute leurs particularités les plus importantes.
Hybrides entre la forme syei et les espèces albifrons, ischiosetosa et forsmani. |
a) Hybrides entre albifrons et syei.
Les caractères intermédiaires des hybrides A-S ou S-A ressortent mieux de la comparaison des figures 52, 5 et 27-28, que d’une description que rend délicate la ressemblance certaine des différenciations sexuelles des péréiopodes, entre les espèces albifrons et syei.
I1 suffit de noter que les lobes des carpopodites de P 6 et de P 7 ont, entre la soie sub-distale et la partie terminale du carpopodite, un bord interne sub-rectiligne, nettement plus important que celui de la forme albifrons (caractère des syei), mais que ces lobes apparaissent plus distalement et se projettent plus loin sur le bord interne du propodite que chez les mâles syei (caractère des albifrons). Le nombre des soies en crochet est nettement moindre que chez les syei, mais, en moyenne, plus élevé que chez les albifrons : le mâle de 2,30 mm., dont les péréiopodes 6 et 7 sont représentés fig. 52, ne portait que 13 soies à chacun des lobes,
MG, 52, — Hybrides de première génération entre les espèces J, m. albifrons et J. m. syei : péréiopodes postérieurs P6 et P7, Comparer aux figures 5 et 27-28. Le trait qui indique l'échelle représente 0,2 mm.
mais un autre mâle, de 1,7 mm., possédait déjà 16 soies au lobe de P 6 et 13 à celui de P 7 (maximum observé chez les albifrons, sur
F1G. 53. — Hybrides de première génération entre Les espèces J. m. syei et J. m. ischiosetosa : péréiopodes postérieurs P6 et P7. Comparer aux figures 27-28 et 31. Le trait qui indique l’échelle représente 0,2 mm.
b) Hybrides entre ischiosetosa ef syei.
Les mâles hybrides I-S rappellent leurs parent ischiosetosa par les soies que portent les ischiopodites de leurs péréiopodes postérieurs, et leur parent syei par la différenciation d’un lobe sur le carpopodite de ces mêmes péréiopodes 6 et 7 (fig. 53).
Ils sont très voisins des hybrides A-T ou I-A en ce qui concerne les caractères des ischiopodites postérieurs. Les nombres de soies les plus élevés que j’ai observés, sur ces articles, étaient de 10 pour l’ischiopodite de P 6, de 15 pour celui de P 7. On remarquera cependant, sur le méropodite du péréiopode 6 représenté par la fig. 53, une courte soie recourbée, analogue à celles qui apparaissent sur les méropodites des mâles ischiosetosa de grande taille, et qui ne semblent pas se retrouver chez les hybrides entre albifrons et ischiosetosa.
Les carpopodites des hybrides ont un aspect très différent pour les sixième et septième péréiopodes. Celui de P 6 est fortement renflé sur la plus grande partie de sa longueur, sub-piriforme, et pourvu, de part et d’autre de la soie droite, ou distalement par rapport à celle-ci, de soies en crochet, parfois typiques, parfois étirées en un filament terminal. Le carpopodite de P 7, nettement moins large dans l’ensemble que le précédent, montre distalement un lobe bien différencié, mais peu accentué et non déjeté distalement. Les soies en crochet que porte ce lobe de P 7 sont toujours beaucoup moins nombreuses que sur le lobe de P 6. Les maxima observés sont de 24 soies au lobe de P 6, et de 12 soies au lobe de P 7 (pour un mâle de 2,1 mm.).
La frange terminale de soies courtes subsiste sur les carpopodites de P6.et de P 7.
Les lobes apparaissent dès l’état prépubéral ; ils sont, chez certains prémâles, dépourvus de soies, ou n’en portent qu'un petit nombre (deux au maximum), ce qui témoigne du retard dans la manifestation de cette différenciation sexuelle des hybrides, par rapport à sa période normale de réalisation dans l’espèce syei. Le même retard s’observe, par rapport aux ?schioselosa, dans le développement du caractère sexuel des ischiopodites, les prémâles hybrides portant une soie au plus sur leurs ischiopodites postérieurs.
c) Hybrides entre forsmani et syei.
Les carpopodites des péréiopodes postérieurs des mâles hybrides F-S (fig. 54) rappellent ceux des F-A ou A-F : ils sont élargis, dans leur partie distale, en un lobe peu accentué, plus distal sur P 7 que sur P 6, ne se projetant jamais de façon notable sur le propodite, La fig. 54 représente les garnitures les plus fréquentes de ces lobes : soies en crochet, et soies homologues des soies en crochet, étirées en un filament terminal, pour
, ht) 22
F1G. 54. — Hybrides de première génération entre les espèces J. m. syei et J. m. forsmani : péréiopodes postérieurs P6 et P7. Comparer aux figures 27-28 et 40. Le trait qui indique l’échelle représente 0,2 mm.
P ,; soies moins nombreuses, appartenant aux types précédents, accompagnées d’une forte épine, pour P 7. La frange terminale de soies courtes
persiste sur ces carpopodites.
Chez les hybrides F-S de grande taille, quelques soies recourbées
s’observent sur les carpopodite et méropodite des pattes antérieures (caractère des forsmani).
Hybrides entre l'espèce prachirsuta et les formes albifrons, ischosetosa et forsmant.
Je n’ai obtenu qu’un trop petit nombre d’hybrides A-P, I-P et F-P pour que les descriptions suivantes puissent fournir une idée de leur variabilité.
a) Hybrides entre albifrons et praehirsuta.
Les hybrides A-P montrent, à partir de tailles supérieures à 1,5 mm., des soies recourbées sur leurs péréiopodes antérieurs. Sur le plus grand mâle hybride que j’aie obtenu (L — 1,95 mm.) s’observaient :
pour P 1 : 4 soies recourbées sur le carpopodite, 1 sur le méropodite (fig. 55:),
pour P 2 : 4 soies recourbées sur le carpopodite, 1 sur le méropodite
pour P 3 : 5 soies recourbées sur le carpopodite, 1 sur le méropodite
pour P 4 : 3 soies recourbées sur le carpopodite, 0 sur le méropodite
Il est intéressant de noter, parce que c’est dans la partie distale des articles que se marquent toutes les différenciations sexuelles, à l’exception, pour les formes que j'ai élevées, de celles des praehirsuta, que les soies recourbées des méropodites et la plupart des soies recourbées des carpopodites occupent, chez les hybrides A-P, où ce caractère sexuel des prachirsuta ne se manifeste que sous une forme très atténuée, une position distale ou sub-distale.
Les carpopodites des péréiopodes postérieurs témoignent de caractères albifrons (fig. 56), et ressemblent beaucoup à ceux des hybrides F-A ou A-F. Mais les lobes, peu marqués, qui se développent dans leur partie distale ne portaient, sur l’exemplaire dont les péréiopodes ont été dessinés, aussi bien sur P 6 que sur P 7, que des soies homologues des soies en crochet, étirées en un long filament recourbé, à l’exelusion de toute épine.
(ne $ $ « b) Hybrides entre ischiosetosa et praehirsuta,
Le caractère praehirsuta se manifeste, chez les mâles hybrides I-P par le développement de soies recourbées sur les méropodite, carpopo-
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dite et propodite des quatre paires antérieures de pattes thoraciques (fig. 55;). Cette différenciation est beaucoup moins atténuée chez les hybrides I-P que chez les A-P, et on retrouve même, sur les carpopodites, la répartition des soies sur plusieurs rangées, disposition qui s’observe chez les praehirsuta.
re « = FX L l | ) 4 | | N # SES à ) + il ; | / FIG. 55, — Hybrides de première génération entre : 1) les espèces J. m. praehirsuta et J.m. ischiosetosa (P1) :
2) les espèces J. m. praehirsuta et J. m. albifrons (P1). Comparer aux figures 36 d’une part, 6 et 32, d'autre part. Le trait qui indique l'échelle représente 0,2 mm.
Les péréiopodes postérieurs ressemblent à ceux des hybrides F-I ou I-F : leurs ischiopodites portent des soies assez nombreuses, plus longues que celles des ischiosetosa ; leurs carpopodites, plus larges que ceux de cette forme, présentent, sur P 7, une épine distale plus forte que celle des ischiosetosa, moins longue cependant que l’ergot caractéristique des prachirsuta.
F1G. 56, — Hybrides de première génération entre les espèces J, m. prachirsuta et J. m. albifrons : péréio-
+ podes postérieurs P6 ot P7. Comparer aux figures 6 et 87. Le trait qui indique l'échelle représente 0,2 mm.
c) Hybrides entre forsmani et praehirsuta.
Les mâles hybrides F-P, de taille moyenne, que j'ai difficilement obtenus, ne sauraient être séparés avec certitude des praehirsuta : ils montrent les mêmes soies courbes sur leurs péréiopodes antérieurs, et
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je ne puis dire, l’étude quantitative de cette différenciation sexuelle étant difficile et nécessitant de toutes façons de nombreux individus, si la manifestation de ces caractères est atténuée par rapport à celle des praehirsuta. Les péréiopodes postérieurs n’offrent pas davantage de caractères différentiels certains entre les F-P et leurs parents ; l’épine distale de leurs carpopodites semble pourtant, chez les hybrides, moins longue que celle des praehirsuta.