‹ Recherches sur le pouls capillaire visibleChapitre 16 sur 33 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Communiquée par M. Tapret, médecin des hôpitaux Insuffisance aortique, Pouls capillaire du front, Pouls sous-unguéal.

G..., âgé de 22 ans, cocher de maison bourgeoise, entré le 147 août 1882 à l'hôpital Beaujon, salle Saint-François, n° 15; service de M. le docteur Guyot, remplacé par M. Tapret.

Ce jeune homme est atteint depuis quatre jours de rhumatisme articulaire aigu. Les grandes jointures sont seules intéressées : douleurs vives, gonflement, etc.

En 1879, il a déjà eu une attaque de la même maladie. Cette première fois le cœur fut probablement touché, car on trouve des traces de ventouses scarifiées sur toute la région précordiale. De plus, à partir de cette époque, il perdit ses couleurs, et ressentit de l’essouflement au moindre effort mais il n'eut jamais d'œdème des extrémités inférieures.

A son entrée la fièvre est vive, et le pouls est vibrant,

bondissant, plein. Sur le front et sur l’ongle, les pulsations capillaires sont très faciles à compter, et les élèves du service, qui voient ces battements pour la première fois, constatent que ces changements de coloration de l’ongle et du front correspondent bien au pouls radial. En comptant tout haut, on remarque un léger retard qui tient évidemment au temps perdu.

Nous cherchons l'insuffisance aortique, et nous trouvons un souffle caractéristique au second temps, le long du bord gauche du sternum. Pas de lésion mitrale appréciable.

Le rhumatisme s'améliore, mais dès que la fièvre disparaissant, l’éréthisme cardiaque se calme, le pouls capillaire devient moins net, tout en restant cependant facilement perceptible. Du reste, aussitôt la fièvre tombée, les caractères du pouls de Corrigan sont moins accusés et le souffle diastolique est plus doux qu’au moment de l'entrée du malade. Nous ne pensons pas cependant que l'insuffisance aortique se soit produite sous nos yeux. j

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