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sance aortique, même légère, crée les conditions favorables au développement d'un effort propulsif beaucoup plus énergique de la part du muscle cardiaque. |
.…. € Suffit-il. d’avoir constaté l’augmentation de force déployée à chaque systole par le muscle cardiaque, pour considérer comme trouvée l’explication de la restitution rapide de la pression artérielle qui s’observe dans un grand nombre de cas ? [Il est évident qu'il faut chercher en outre si quelque modification ne survient pas simultanément dans l’autre facteur de la pression artérielle, c'est-à-dire dans l’état des vaisseaux contractiles : on ne peut, en effet, considérer comme suffisantes - à entretenir une haute pression dans les artères, les impulsions ventriculaires, quelque énergiques qu'elles soient, s’il n’y a pas à la périphérie de l'arbre artériel une résistance notable...
« Dèsimes premières expériences, J'avais été frappé de la différence: que présente la valeur moyenne de la pression artérielle après l’insuffisance aortique, suivant les conditions auxquelles étaient soumis les animaux : tous ceux qui avaient été profondément curarisés, qu’on avait morphinés ou - chez lesquels l’anesthésie par le chloroforme. ou. le chloral avait été poussée assez loin et prolongée, ceux auxquels on avait pratiqué la section sousbulbaire de la moëlle, présentaient une chute considérable et persistante de la pression moyenne,
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sans restitution ultérieure. Au contraire, quand on opérait sur un animal modérément curarisé ou à demi anesthésié surtout par l’éther, où mieux encore sur un animal intact, déstiné à être conservé, la pression après une chute initiale souvent profonde remontait progressivement à son niveau normal, qu’elle dépassait même assez fréquemment. « En considérant ces différences, J'ai pensé que l’état de relâchement paralytique des vaisseaux dans la première série, la conservation de leur tonus et de leurs propriétés de contractilité réflexe dans la seconde «série, intervenaient pour une grande part dans les modifications que présentait après l’opération la courbe de la pression moyenne. « En d’autres termes, il parut vraisemblable que l'appareil contractile des vaisseaux jouait un rôle, au moins aussi important que le muscle cardiaque, dans la réparation de la pression après l’insuffisance aortique : de là des recherches directes, que je résumerai sommairement, sur l’état des vaisseaux périphériques.
« La chute de pression, dans un manomètre branché latéralement sur le trajet d’une artère quand on comprimait le vaisseau au-dessus, devenait beaucoup moins profonde et rapide, pour une même durée de compression, après l'insuffisance aortique qu'auparavant; de même la différence
entre les niveaux de pression correspondant à deux
noints successifs d’une même artère, comprimée à P )
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« demi entre deux canules, s’atténuait à la suite de « la lésion; de même encore, la différence. entre la « pression artérielle et la pression veineuse latérale « d’un même système artério-veineux s’exagérait « après la section d’une sigmoïde. Avec ces différents « procédés d'investigation et quelques autres que je « passe sous silence, j'ai pu m'’assurer qu’en effet, à « la suile de l'insuffisance aortique les vaisseaux « se resserrent énergiquement… La contre épreuve « à été fournie par les effets de la suppression de la « contractilité vasculaire réflexe ou de la diminution « notable du tonus des vaisseaux à l’aide de diffé- « rents moyens (section des splanchniques, section « dorsale de la moelle, action du nitrite d’amyle, de « la morphine, etc). »
Nous n'insisterons pas ici sur le mécanisme de production de ces phénomènes cardio -vasculaires. M. François-Franck les attribue à l’irritation endocardiaque due à la lésion, et à l’irritation intra-artérielle due à la plus grande force de propulsion du sang. On trouvera ces considérations développées, et les expériences sur lesquelles elles s'appuient décrites dans les comptes-rendus de la Société de Biologie.
Il nous suffit de connaître l’existence de l’exagération de l'impulsion cardiaque et des spasmes vasculaires périphériques pour nous rendre compte aisément de la fréquence du pouls capillaire dans l’insuffisance aortique, et c’est ce que nous voulions
mettre en relief.
Ruault. fl