PorémonraAcées, ConvozvuLacées
J'ai étudié parmi les Polémoniacées : Polemonium cœruleum, Gilia tricolor, Phlox paniculata.
Chez ces trois types l’axe est élevé et ne s'éteint que dans la région supérieure de l'ovaire; la placentation est entièrement axile.
L’axe intraovarien forme une masse, assez volumineuse chez Polemonium, reliée à la paroi par des cloisons minces, extrêmement courtes chez le Phlox. Il ÿ a constamment un axe transitoire (il y en a un aussi chez le Polemonium replans d'après M. Grélot). Cet axe transitoire a une section triangulaire, ce qui est en rapport avec la trimérie du pistil ; chez le Phlox paniculata c'est un simple faisceau concentrique à bois central, dépourvu de moelle ; dans cet exemple la réduction du système vasculaire se trouve nettement en rapport avec le petit nombre des graines.
L'existence constante d’un axe transitoire dans cette famille m'a engagé à en suivre le développement (Pl. IE, 1 et 2 Phlox paniculata, 3-7 Polemonium cœruleum). 11 ne présente rien de particulier. Le pistil a une forme conique avec un gros axe intraovarien sur lequel les ovules paraissent naître. Chez le Phlox il existe au-dessous de l'ovule une petite saillie de l'axe qui est assez remarquable (PI. IT, fig. 1, 0). Payer l'interprète comme un rudiment témoignant de l'avortement des ovules du fond de la loge.
En résumé, les Polémoniacées ont un axe intraovarien très développé, renfermant un système caulinaire, portant les ovules, et qui a l'apparence d’une production caulinaire.
Parmi les Convolvulacées j'ai étudié : Convolvulus tricolor, Ipomæa cordigera et Pharbitis hispida.
La structure du pistil est la même chez ces trois espèces.
L’axe est très bas, particulièrement chez l’/pomæa cordigera ; il
1 Payer, Organog., pl. GXXII et CXXIII.
Peter, in Engler et Prantl, Pflanzenfamilien, Theil IV, ABtR. 0.
O0 es
dépasse à peine le niveau de séparation du disque et de la corolle ; la placentation est basilaire avec des ovules dressés à micropyle inférieur qui rappellent beaucoup ceux des Labiées. L'ovaire, qui devrait être uniloculaire sur toute sa hauteur puisque le sommet de l'axe en occupe le fond, se trouve être pluriloculaire dans sa partie supérieure par suite de l'invagination de la base du style (PI. TT, 8, Pharbitis hispida).
La coupe transversale effectuée à mi-hauteur de l'ovaire offre en son centre un très gros cordon de tissu conducteur (Fig. 8). Ce cordon représente la cavité stylaire oblitérée rencontrée ici dans sa partie inférieure.
En somme, il y a ici une véritable gynobasie : le style n’est apical qu'en appa-— rence. [ma-— ginons une séparalion pa— renchymateuse entre le cordon conducteur et les loges ovariennes et nous
aurons exac—
ent le ne Fig. 8. — Pharbitis hispida. 1. Coupe transversale prise à la
base de l'ovaire, au niveau de la séparation des bords carpel-
LE dispo Ion laires ; — Il, Plus haut, dans la région moyenne, le tissu
que chez les conducteur forme un cordon central, te. — Gr. 15. Labiées. Cette
séparation existe chez les Convolvulacées de la tribu des Dichondrées : c’est le terme de passage.
Je ferai remarquer que le pistil des Convolvulacées est tout-àfait différent de celui des Polémoniacées : celui-ci est caractérisé au contraire par un grand développement de l'axe, tout au moins chez les espèces étudiées.
me 70e