‹ Recherches sur le sommet de l'axe dans la fleur des GamopétalesChapitre 30 sur 49 · TOURS · texte numérisé non relu

TOURS

mêmes loges qui sont frappées de stérilité, à savoir celles qui sont pluriovulées et à placentation pariétale. On peut remarquer aussi que dans les deux cas, ce sont les loges infertiles qui sont situées le plus haut.

En résumé, les Sambucées diffèrent des Lonicérées par leur columelle axile plus élevée et leur placentation axile ; elles sont aussi moins inférovariées. Chez les Eusambucées (Sambucus et Adoxa), les loges sont uniovulées et dans les Viburnées (g. unique Viburnum), il en est de deux sortes, tout comme chez les Linnæées.

Structure histologique du péricarpe.

La dualité qui divise les Caprifoliacées en deux tribus, chacune subdivisable en deux sous-tribus, dont l’une reproduit en partie les caractères de l’autre, cette dualité, dis-je, est confirmée par la structure histologique de leur péricarpe. C'est par cette partie que nous allons terminer notre étude de cette famille.

Les Eulonicérées ont des baies, les Eusambucées des drupes. On peut s'attendre à trouver des caractères mixtes chez les Linnæées et les Viburnées, et c'est ce qui a lieu en effet.

Le fruit du Lonicera Periclymenum est une baie polysperme où l'on peut distinguer :

1° Une peau (épiderme, exoderme collenchymateux) ;

2° Une chair divisée en deux zones, sans limites précises, dont la plus interne est pulpeuse. La pulpe est la partie du péricarpe qui se développe la dernière; son épaisseur est très inégale en ses différents points, car elle se moule sur les graines. L'épiderme interne, l’exoderme interne et les 3-4 assises sous-jacentes lui donnent naissance par des cloisonnements dans tous les sens ; il en résulte de fausses cloisons, très irrégulières, qui s’insinuent entre les graines, remplissant tous les interstices.

La drupe du Sambucus nigra est formée presque exclusivement par l'hypertrophie de la région infère de l'ovaire et elle est coiffée par un petit cône formé par le style et la portion supère de l'ovaire. On y peut distinguer :

1° Une peau (épiderme, exoderme collenchymateux) ;

9° Une chair formée de sept ou huit assises dont la plus interne

formée de cellules très volumineuses et qui s’accroissent subitement au moment de la maturité ;

3° Les trois noyaux.

La paroi des noyaux est formée de trois couches de cellules scléreuses, Savoir :

1° Une couche interne de fibres équatoriales épidermiques engrenées et en apparence stratifiées par places sur deux ou trois rangs ;

2° Une couche moyenne de fibres méridiennes exodermiques disposées comme les précédentes ;

3° Une couche de cellules prismatiques, allongées en palissades selon le rayon (ces palissades sont beaucoup plus hautes chez le Sambucus Ebulus et chez le S. racemosa).

C'est bien avant l’anthèse qu'il faut remonter pour trouver l’origine de ces différents tissus du noyau du Sureau. [ls dérivent de trois assises : l’épiderme interne, l’exoderme et l’assise sous-exodermique.

exod.1.

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