‹ Recherches sur le sommet de l'axe dans la fleur des GamopétalesChapitre 40 sur 49 · RIT · texte numérisé non relu

RIT

d'Eichler, d’après lesquelles les deux carpelles ne seraient point équivalents : l’antérieur occuperait le sommet géométrique, tandis que l’autre, plus petit, serait latéral.

Ce sont des vues théoriques. Il est facile d'y démêler quelque vague réminiscence de la vieille idée de Cassini, qui admettait que le pistil des Composées était primitivement triloculaire comme celui des Valérianées. ;

En résumé, chez les Composées :

1° L'’axe avorte presque complètement ; il ne forme qu'une saillie placentaire en marche d'escalier sur le bord antérieur de laquelle naît l’ovule. Son sommet se trouve donc en arrière de l’ovule ;

2° Le pistil est formé de deux carpelles presque égaux; l’antérieur, fertile, possède une cavité infra-apicillaire qui manque à l’autre ;

3° Le système vasculaire de la coupe réceptaculaire est assez variable, mais ne comporte jamais de système vasculaire propre aux carpelles. La nervation de ceux-ci se réduit à leurs deux nervures médianes, situées dans le style.

Les Composées, à notre point de vue spécial, sont très différenciées, mais ce n'est point du groupe des Rubiinées qu'elles représentent l'ultime évolution. A l'exemple d'Engler et Prantl, je les ai placées près des Campanulacées. L’ovaire infère et l’ovule à micropyle infé-—. rieur par rapport au placenta, existent dans ces deux familles. Chez les Rubiinées, l'ovaire est bien infère, mais le micropyle est supérieur; c'est déjà une différence. En outre, chez les Rubiinées supérieures (Valérianées, Dipsacées), l’ovule est inséré au sommet d’un axe très élevé, soudé latéralement à la coupe réceptaculaire. Chez les Composées, l’axe est avorté et la placentation basilaire.

er —

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