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CHAPITRE VIl

DÉRIVÉS BUTYLÉNIQUES

Action de l’acide chlorhydrique sur le sulfure de butylène.

MM. Delépine et Jaffeux avaient signalé (1) que l’acide chlorhydrique ne donnait pas de produit solide au contact des sulfures de propylène et de butylène, contrairement à ce que l’on avait obtenu avec le sulfure d'éthylène, mais que néanmoins il y avait eu transformation. Même au bout de plusieurs mois, les liquides surnageant l'acide étaient incolores, leur odeur était devenue mercaptique, leur densité augmentait; il semblait que le sulfure avait fixé l’acide chlorhydrique pour donner une chlorhydrine; l'odeur d’oignon disparaît, si on agite le produit transformé avee un alcali.

Ayant caractérisé la chlorhydrine du thioglycol obtenue avec le sulfure d’éthylène, j'ai voulu me rendre compte exactement si le sulfure de butylène 1.2,

fournirait la même réaction en donnant naissance

à la chlorhydrine suivant l’équation :

CH3— CH2 — CH — CH2 + HCI = CH*. CH2. CH= CH2CI SZ | ES SH ou CH3. CH2.CH CI. CHSH.

(1) M. DeLéPine et P. JaFFEux, Bull. Soc. chim, [4], t. 29, P. 136, 1921.

y CR

M. Delépine m’a donc donné du sulfure de butylène obtenu par l’action du sulfure neutre de sodium contenant un peu de sulfhydrate sur le bromo-sulfocyanate ou le disulfocyanate de buty- Iène dérivés des carbures dihalogénés en 1.2.

J'ai fait agir 5 grammes de sulfure de butylène sur 30 centimètres cubes d'acide chlorhydrique. Après agitation et quatre jours de contact, il n’y avait aucun précipité. Le liquide surnageant, moins dense que l’acide chlorhydrique mais plus dense que l’eau, dégageait une odeur forte de mercaptan. Soutiré, desséché sur du sulfate de sodium anhydre, il à été purifié par distillation sous pression réduite. Il commença à passer à 55° sous une pression de 23 millimètres pour se stabiliser à 61°.

- J'ai obtenu 5 grammes 59 d’un liquide limpide, incolore, très fluide, à odeur d’oignon, insoluble dans l’eau, soluble dans l’éther, le benzène, le chloroforme et la plupart des solvants organiques, donnant à la flamme une coloration bleu-verdâtre et en dégageant une odeur alliacée. Sa densité à -22°,5 est de D’? — 1,07, son indice de réfraction Ne 145-"sSon pouvoir réfrigent moléculaire expérimental. R.M=32,11, calculée suivant les chiffres de M. Delépine et Brübhl R.M=33,30, suivant les chiffres de MM. Delépine,. Roth et Eisenlohr R.M.-33,37.

Les alcalis le décomposent en régénérant le sul-

fure primitif :

CH3-CH2 CH CH2.CI+ Na OH — CH -CH2-CH—CH?+ | NEA SH S Na Cl+ H20.

‘Au contact de cette chlorhydrine, la solution d’iode ioduré.se décolore au début, mais la réaction

pi

est encore moins nette et moins complète qu'avec la chlorhydrine du thioglycol.

Dosage du chlore. — Substance : 0,2977 ; AgCI : 0,3420. Trouvé % : CI : 28,39.

Calculé % : CI : 28,51 pour C#H9SCI, chlorobutane thiol.

Action de l'acide ‘chlorhydrique sur le disulfocyanate de butylène 1.2, en solution alcoolique.

Formation de l’iminodithiocarbonate de butylène.

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