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OBSERVATIONS SUR LA STRUCTURE INTIME DU CERVELET DES POISSONS OSSEUX

Lorsqu'on soumet au microscope une coupe transversale très mince du cervelet d'un Poisson, on arrive avec un peu d'attention h distinguer sur cette coupe trois zones concentriques d'éléments parfaitement caractérisés : une zone externe ou corticale de peu d'épaisseur; une zone centrale d'une étendue considérable; enfin, entre la zone centrale et la zone corticale, une zone intermédiaire ou zone moyenne très étroite. Ces résultats se trouvent établis non seulement par mes propres recherches, mais encore parcelles d'Owsjannikow, de Barteneiï', et par les recherches plus récentes de Stieda sur le système nerveux central des Poissons osseux (1).

La couche corticale, de couleur plus pâle, se compose d'un mélange de substance fondamentale granuleuse, de noyaux et de fibres nerveuses fines offrant l'aspect de cylindres de l'axe. La zone centrale est formée à peu près exclusivement de noyaux semblables à ceux que l'on trouve disséminés dans la couche corticale, ainsi que de fibres nerveuses. La zone moyenne consiste en un amas de grandes cellules, de fibres, de substance fondamentale et de noyaux mélangés. C'est sur les cellules de cette zone moyenne que je me propose d'appeler ici l'attention.

D'après Stieda, ces cellules sont la plupai'l fusiformes, quelques-unes arrondies ou piriformes avec un noyau et des nucléoles bien apparents; elles sont pourvues d'un ou de deux prolongements toujours indivis, dont l'un pénètre et disparaît dans la couche corticale, et dont l'autre s'enfonce dans la couche centrale. A ces observations de Stieda, je dois ajouter que jamais je n'ai trouvé de cellules véritablement unipolaires. Lorsque j'en ai rencontré sous cette forme, il m'a toujours été facile de constater qu'il y avait eu arrachement de l'un des filaments polaires. Toutes les cellules que j'ai pu étudier isolément étaient pourvues de deux pôles; ce n'est tout à fait que par exception que j'ai cru en reconnaître sur lesquelles il semblait avoir existé trois pôles. Ainsi que le fait remarquer Stieda, les prolongements de ces cellules sont toujours indivis. Mais un autre fait des plus intéressants dont il ne parle point est le suivant : les prolongements qui naissent de chacun des pôles ne sont point identiques; l'un d'eux est très fin à son origine et ressemble complètement à un

(1) Strtdicn nbcr das centrale Nervensystcm (1er Fische, von I)' Lvulwig Stieda, Prosector uiid ausserordentlichem l"rofessor iii Dorpal, mil zwei Tafelii. Leipzig, 1868.

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