‹ Recherches sur le système nerveux des poissonChapitre 6 sur 46 · DF, LA MOKLLE \ I.I-O \ C, KK · texte numérisé non relu

DF, LA MOKLLE \ I.I-O \ C, KK

Lorsque, après avoir rendu en arrière le pont médiillaii'e donl il a été question, on étale les parois du quatrième ventricule, on aperçoit sur le fond et de chaque côtédn sillon médian un faisceau Ijlanc longitudinal, le laistoau veiiliiiulaire médian (1). Ce faisceau se jjrolunge eiiavaiiljnsque dans l'intérieur du lobi' opliiiiic; en arrière un [iriil le siiivrt' jii<i|irii um; petite dislance à rintriiciii' du canal spinal. Aii-di'ssous de ce faiscraii Inni^ilmlinal se Iroiive un plan dr pdiN r;ii-i-i'aii\ li'ansverses, visibles sur toute la hauteur du venlricnlc On voit, si l'un a enlevé les librt;s longitudinales, (juc ces petits faisceaux s'étendent sans disconlinnih'' d'un cùlé à l'autre du ventricule, en formant comme une espèce de large sangle sur le fond de celle cavité. Les faisceaux Iransverses postérieurs qui sont les pins grêles, se redressent latéralement et vont s'étaler sur la face inférieure du lobule médian; ceux ijui sont plus en avant vnnl se penln' de cliai[ue cùlé dans les painis l;itéi;des du bulbe. Lorsqu'on enlève ce plan de libics Iransverses dans la région antérieure du ipi;iii iènie venh icule, on rencontre de nouveau un plan de libres longitudinales; ces dernières se groupent en deux faisceaux qui se porlenl en divergeant d'arrière en a\anl el clieniinenl (lansl'épaissenr du plancher du lobe optique au-dessous du bord inleine de chaipie i eidlement seuii-lunaire. Paiveinis au niveau de l'extrémité aniérienre de ces derniers renilements, ces faisceaux s'élargissent et se coidondeni avec le tissu environnant; quelques-unes des radiations internes du lobe opli([ue m'ont paru cependant naître de leur extrémité.

Le trijumeau se compose de dmix branches : l'une antérieure, assez grêle ; l'autre postérieure,, d'un volume considérable ("2). Relativement à ses origines, la branche antérieure se comporte exactement de la même manière que chez le Brochet et le Congre. Dès son insertion elle s'engage dans un petit canal pour se porter directement en arrière dans l'épaisseur des parois venli imlaiies et se jeter dans le cordon latéral di; la moelle. La seconde branche du Irijuimsin mérite de fixer notre attention: cette branche se trouve représentée par un gros Ironc nerveux, unique en apparence, mais qui, en réalité, possède plusieurs origines distinctes. Les libres postérieures de ce tronc semblent naître du point où elles s'insèrent; toute la poition n^stante du nerf s'engage, au contraire, dans une sorte de canal creusé dans l'épaisseur des parois ventriculaires el constitue un énorme faisceau (jui se porte en dedans et en arrière pour se jeter dans le lobule médian donl l,i nature se trouve ainsi parfaitement déterminée. Nous pourrons désormais lui donner le nom de lube du Irijuiiicaa.

Ces deiniers faits semblent, an preniiei- abord, peu en haiinonie avec ceux que j'ai >ignalés précédennnenl chez le Brochet et chez le Congre; il devient donc nécessaire de les inlerpréter el de Mioiilier rpie, sous l'apparence d'une diversité, se inanil'esie une très grande .^iinililnde d'organisation. Chez le Brochet, avons-nous dit, la seconde bc,inclie|du liijinneaii se compose de trois faisceaux : le pnimicr (faisceau principal) nail directement du bulbe au niveau de son point d'insertion.; le second (faisceau grêle supérieur) se jett(> dans le faisceau ventriculaii'c latéral; le troisième (faisceau grêle inférieur) s'unit avec le faisceau \enliictdaire médian. Une lro)i\i)ns-nons chez le Barbeau pour cette seconde branche? D'abord des libres postérieures qui se perdent aussitôt dans le tissu du bulbe et correspondent au faisceau principal; eu second lieu, ci'l énoiine fai.sceau

(1) PI. IV, li-. 7, /■// «et lig. 8.T/'.

(2) PI. IV, li-. "2 ■■ 5', (ig. :j ■'-', lig. i. ••., ii^r. t; -\ 11-. ^ ■'.

qui se rend au lobule médian et que je considère comme l'homologue du faisceau grêle supérieur. De même que ce dernier faisceau, il traverse les parois du bulbe pour gagner l'intérieur du quatrième ventricule et il reste parfaitement isolé dans tout son trajet ; sa position sur le devant de la seconde branche du trijumeau confirme encore l'analogie. S'il restait quelque incertitude à cet égard, l'examen d'autres espèces de Cyprins suffirait pour la dissiper. Si, en effet, on examine des Cyprins chez lesquels le lobule médian est peu développé, tels que la Brème et l'Ablette par exemple, on reconnaît que le faisceau du trijumeau qui se rend à ce lobule est beaucoup moins développé que chez le Barbeau; ce même faisceau gagne l'intérieur du quatrième ventricule et se jette dans un faisceau ventriculaire latéral comme chez le Brochet; c'est seulement sur l'extrémité postérieure de ce faisceau latéral que se trouve implanté le lobule médian. Il résulte de là que le lobule médian peut être considéré comme un renflement annexé aux deux faisceaux ventriculaires latéraux; ce qui explique pourquoi la portion du trijumeau qui se continue avec le faisceau ventriculaire latéral est en raison directe du volume de ce lobule. Quant au troisième faisceau, celui qui doit se jeter dans le faisceau ventriculaire médian, je ne suis pas encore parvenu à robservcr d'une manière satisfaisante chez les divers Cyprins que j'ai examinés. J'ai bien vu quelques minces faisceaux de fibres partir du faisceau ventriculaire médian; mais à mesure qu'ils se portent en dehors, ces faisceaux se dissocient et il ne m'a pas été possible de les suivre jusqu'à la racine postérieure du trijumeau. Je ne doute pas cependant que des efforts plus prolongés et surtout l'examen d'un plus grand nombre de types ne permettent d'atteindre jusqu'à leur terminaison ces fibres qui représentent l'élément moteur du trijumeau.

Le nerf acoustique ne nous a rien offert de particulier; ses fibres "d'origine ne peuvent être poursuivies au delà de leur point d'émergence (1).

Le pneumogastrique naît par deux racines comme chez le Brochet; la racine antérieure est beaucoup plus grêle que la racine postérieure; dès qu'elle a pénétré dans la moelle, cette racine se subdivise en plusieurs faisceaux : l'un d'eux se porte en arrière vers le bord antérieur du lobe du pneumogastrique ; un autre se porte en dedans vers la base du lobule médian ; un troisième se dirige en avant et se jette dans la partie latérale de la base du cervelet. Au-dessous de cette racine antérieure naît un rameau nerveux qui ne tarde pas à se confondre avec elle en se portant en dehors. Ce rameau, qui est le glossopharyngien, envoie une racine qui se porte en haut et en arrière dans le sillon par lequel le lobe du pneumogastrique est séparé du lobule médian; ses fibres proviennent en partie du lobe du pneumogastrique et quelques-unes du lobule médian. La racine postérieure du pneumogastrique naît d'un lobe volumineux qui a reçu le nom de lobus vagi. Ce lobe est convexe en dehors et concave en dedans; son bord supérieur encadre de chaque côté le lobule médian. Comme structure, on reconnaît qu'il est formé en majeure partie de substance grise mélangée à des fibres blanches qui convergent en bas vers l'origine du pneumogastrique (2).

Bien que constituée au fond de la même manière chez tous les Cyprins, la moelle allongée présente cependant des variations très grandes dans son aspect chez les diverses espèces de ce

(1) PI. IV, iig. 2«, lig. 3».

(2) PI. IV, lig. -2 '» »o- X, iig. :i '» "'.

groupo. Cos différences tiennent surtout à l'état de développement plus ou moins considérable des lobes du pneumogastrique istdu lobule médian. Sous ce rapport, la variation est extrême et depuis la Carpe où cette disposition est portée au plus haut degré, jusqu'à l'Ablette où elle est à pcino m;u(piée, il est possible de trouver toutes les nuances intermédiaires. Chez la Carpe, le lobule médian et les lobes du pneumogaslritiue acquièrent un développement tel qu'au niveau de ces renflements le volume de la moelle le cède à peine à celui des lobes optiques (1). Les lobes du pneumogasiiiipie ressemblent chacun à une petite coquille univalve qui serait adhérente à la moelle par son bord iniérieur et qui embrasserait dans sa concavité le lobule médian. Sur la face externe de ces lobes, on aperçoit des faisceaux di; libres blanches qui convergent vers les origines du pneumogastrique. Chez le Cyprin doré, les lobes du pneumogastrique ont, comme chez la Carpe, un volume rclatir très considérable; le lobule médian, qui est bien développé, se trouve caché presque cntièreniiMit tîntre les extrémités antérieures de ces deux lobes ("2). Après la Carpe et le Cyprin doré, viennent le Barbeau et le Goujon, puis, en dernier lieu, la Crème, le Gardon, la Bouvière, l'Ablelle. Dans cette dernière espèce, le lobule médian est à peine saillant et se présente sous l'aspect d'un petit mamelon surbaissé situé sur la ligne médiane au point de réunion des lobes postérieurs et des lobes du pneumogastrique. Ces derniers lobes sont du leste à peine accentués; ils concourent à former les bords de rouvertiiiiî postérieure du ([uatrième ventricule, ouverture qui a l'aspect d'une petite l'ente triangulaire dont la base s'appuie sui' le bord postérieur du lobule médian (S). Par suite du faible développiMuent des lobes du pneumogastrique, la moelle allongée reprend chez l'Ablette la forme conique ([u'elle affecte chez le Brochet. A mesure que le lobule médian et les lobes du pneumogastrique diminuent, les lobes postérieurs deviennent au contraire plus apparents; ainsi, chez l'Ablette et le Gardon ces lobes se présentent sous l'aspect de deux mamelons dont les extrémités postérieures embrassent le lobule médian. Chez la Carpe, le Barbeau, le Goujon, les lobes postérieurs forment au contraire une surface presque plane, et ils sont beaucoup plus difficilement reconnaissables. L'examen de types intermédiaires à ces types extrêmes permet de suivre toutes les phases par lesquelles passent les lobes postérieurs en se modifiant.

Je ferai encore remarquer que plus le Idltule iiiédiaii el les lobes du pneumogastrique diminuent, plus l'ouverture postérieure du quatrième ventricule se rétrécit. Ainsi, chez la Carpe {i), le Barbeau (ô), le Goujon, le quatrième ventricule s'ouvre en arrière par une large fente transversale ; chez le Gardon ((i) et l'Ablette (7), l'ouverture postérieure n'est plus représentée que par une petite fente longitudinale et Iriangulain; dont la base s'appuie en arrière du lobule médian el dont le sonnnel se confond avec le sillon médian postérieur de la moelle dorsale. Chez l'Ablelle. il m'a semblé voir un petit ruliaii de libres transverses situé en arrière de cette ouverture.

Chez les llmliis laitt r| Cddus imi'ilcla, on reniaripie eu arrière de, la poinli' du (piali-ième ven-

(1) l'I. V, lig. -2 /.

(-2) l'L V, dg. l Ix.

(3) PI. V, Iig.5/j;r.

(l) PL V, fi<,'. i>,lv, lijî. -M.

(.")) l'L IV, lig. l/.r, n<^. 5/r, lig. 0/ .c.

(d) PL V, lig. (1 l V.

(7) PL V, lig. r, / ,F V.

Iricule une très Jégèi'e saillie médiane (1). Au niveau de cette saillie existe une petite commissure transversale formée de fd^res blanches qui m'ont paru se continuer du côté gauche avec les fibres du faisceau ventriculaire latéral. Chez le Sm-miûel {MhUus sunmdetns), la moelle allongée offre une particularité très curieuse et que je n'ai retrouvée jusqu'ici chez aucun autre Poisson : les lobes postérieurs, qui sont très développés et confondus sur la ligne médiane, présentent à leur surface des circonvolutions très prononcées (2).

Chez tous les autres Poissons osseux que j'ai examinés, la moelle allongée ne m'a rien montré de particulier. Jusqu'à présent je n'ai vu le lobule médian que chez les Cyprins (.1) ; eux seuls également m'ont offert un développement très considérable des lobes du pneumogastrique. Le plus ordinairement, les lobes postérieurs sont bien développés et soudés sur la ligne médiane dans une plus ou moins grande étendue, par exemple chez la Perche, la Limande, la Plie, l'Eperlan, l'Alose, le Merlan (4), l'Orphie, le Maquereau, le Congre (5). Il est plus rare que le quatrième ventricule reste complètement ouvert en arrière, conune chez le Brochet et le Saumon. Quant à l'origine des nerfs bulbo-rachidiens, elle m'a paru la même au fond chez les diverses espèces où j'ai pu l'examiner (Brochet, Perche, Congre, Trigle, Lote, Chabot, Mustèle, etc.).

Je passe maintenant à la moelle allongée chez les Squales, et je prends pour exemple le Sqmilnsmiistelns (Cj). Dans c(ii'^\:ic, la moelle allongée se présente sous l'aspect d'un renflement conique, aplati de haut en bas, commençant un peu en arrière du pneumogastrique et s'étendant jusqu'au devant des origines du trijumeau. La face supérieure de ce renflement est recouverte, dans son tiers antérieur environ, par le cervelet. L'ouverture du quatrième ventricule est en forme de losange; elle se trouve fermée par une membrane fibro-vasculaire, assez résistante. De chaque côté de cette ouverture, on aperçoit en arrière les cordons latéraux de la moelle, et sur les bords de chacun de ces cordons un petit lobe en forme de pyramide d'où naît une branche du trijumeau; je l'appellerai lobe marginal ou lobe du li-ijinnvau. Ciiacun de ces petits lobes se trouve séparé du cordon latéral par un sillon; sa base se confond en avant avec une large commissure située au-dessous du cervelet et que je désignerai désormais sous le nom de commissure du. qualricmc vcniriculc; son sommet s'effile en pointe et se perd en arrière sur le bord de l'ouverture du ventricule. En écartant les parois du quatrième ventricule de manière à les étaler, on voit sur le fond de cette cavité et de chaque côté de la ligne médiane un faisceau blanc longitudinal qui représente le faisceau ventriculaire médian des Poissons osseux; mais ce faisceau n'est pas aussi nettement délimilé. Un peu en dehors, on reconnaît un second faisceau très net, de couleur blanche, formant un léger relief à la surface de la paroi ventriculaire: c'est le faisceau ventriculaire latéral. Il présente cette particularité que, dans sa moitié postérieure enviion, sa surface offre de légères bosselures entre lesquelles rampent de petits lilels vasculaires. Ce sont ces bosselures légères que les anatomistes

(1) l'I. I!I, lig. lOi;?!. rX, fig. lis.

Ci) Pi. IX, lig. 11-/.

(3) Ce lobule existe aussi chez U: Silurus ylauis, mais il est divisé en deux moitiés qui se touchent sur la ligne médiane. Chacune de ces moitiés est une annexe du faisceau ventiiculaire latéral, et elle reçoit uu faisceau volunjinou^ de la racine postérieure correspondante du trijumeau.

',1) l'I. Il, lig. ;! //.

(5, PI. V|,|ij,. 1;/, r,g. ;!y.

(0) l'I. I, lig. 1 à 9.

DE LA MOELLE ALLONGEE. Gl'

ont déci'iles et (ij^iuées comme iiiio raiigée de tubercules situés à l'intérieur du quatrième ventricule; mais il y a là évidcinmiMit exagération. Fii arririr-, je faisceau ventriculaire latéral se relève vers le. bord du ventricule et jiarail se conlinui'r avec la jiyraniide postérieure; en avant, il s'incline un peu en deliors, s'enfonce dans le planclier de la cavité ventriculaire vers son tiers antérieur et disparait. En poursuivant son trajet par la dissection, on s'assure qu'il continue à se porter en debors el linil p;ir s'unir à une des brancbes du ti ijuim an. l,;i >iln;ilioii de ce faisceau à l'intérieur du ipialrirnic M'ulricnli', sou Irajel, ses rapports avec lo trijunn'iiu et l;i pyi;iiiiidi' postérieure, ne peuvent laisser ain-uin' inccititude à son égard : il icpir-cnli' liicii évidi'iiirnriit le faisciMu ventriculaire latéral des Poissons osseux.

La face inférieure de la moelle allongée n'oiïnî rien de particulier : ee(t(^ face est légèrement convexe et présente en avant les origines de la sixième paire. Sur les faces latérales, nous voyons écbelonnés, comme chez les Poissons osseux, les nerfs des ciiiquiènie, builième, neuvième et dixième paires.

La cinquième paire se compose de plusieurs faisceaux volumineux (|ni ((iiiqjreuneni probablement à la fois les éléments (bi trijumeau et du facial. Nous avons dit (pie l'un d'eux se continue avec le faisceau ventriculaire latéral ; selon toute apparence, un tcrtain nombre de fibres se rendent aussi au faisceau ventriculaire médian, mais je n"ai pu encore le constatei-, le temps ne m'ayant pas permis de faire de longues recbercbes h cet égard, et ces recbercbes étant d'ailleurs très difficiles à cause de la grande densité du tissu de la moelle et du peu d'abondance de la matière grise.

Parmi les diverses brancbes du trijumeau il en est une qui se fait remarquer par sa disposition spéciale. Cette brandie se détacbo du bord supérieur du tronc du trijumeau, tout près de sa naissance ; de là elle se porte en baut et en dedans, contourne le bord du (juatrièine ventricule et se jette dans l'extrémité antérieure de la petite pyramide qui forme le lobe marginal. Justju'ici je ne vois pas à quelle portion du trijumeau des Poissons osseux correspond cette brandie.

Le nerf acoustique a son origine en arrière et un peu au-dessous du trijumeau. Le pneumogastrique naît par deux racines, comme chez les Poissons osseux. Au-dessous de la racine antérieure part un petit faisceau isolé qui répond au glossopbaryngien; la racine postérieure est formée ii son origine de plusieurs petits faisceaux distincts écbelonnés les uns derrière les autres. On retrouve sur la moelle allongée du Squalus catulus exactement les mêmes dispositions que cbez leSquiilus imistclus. L'union du faisceau ventriculaire latéral avec le trijumeau m'a seulement paru plus facile îi constater. La moelle allongée du. SfjHalus acanlhlas ne dilfère pas davantage de celle du Sijualiis mustclus. La brandie du trijumeau qui se rend au lobe marginal est extrêmement développée ; ce dernier loho est moins nettement isolé. Le faisceau ventriculaire médian se dessine avec une netteté renian|uable; il est beaucoup plus distinct que cbez les Squalus mustelus et Squuhts sqmUina. Les deux faisceaux forment de cluuiue côté du sillon médian un bourrelet blanc très prononcé el plus saillani (pie dans aucun des autres types que j'ai pu examiner; ce bourrelet se prolonge en avant avec la même netteté sur le fond de l'aqueduc de Sylvius et sur le plancher des lobes optiques où ( sillon médian devient très profond. Les faisceaux ventriculaires latéraux sont très saillants et forment deux bourrelets longitudinaux très nets, recouverts sur la" plus grande portion de leur étendue par une série de légères bosselures séparées par de minces filets vasculaires. Ce sont ces petites bosselures (|ue les anatomistcs me paraissent avoir singulièrement exagérées en les présen-

tant, soil dans leur description, soit dans leurs figures, comme une série de tubercules situés à l'intérieur du quatrième ventricule. Il n'y a point là en réalité de tubercules, mais de simples dépressions transversales du faisceau ventriculaii'e latéral produites par le passage des artères qui descendent des bords du ventricule vers le fond de cette même cavité. Cela est manifeste chez le Sqiiahis acanthias lorsqu'on enlève avec précaution la pie-mère qui recouvre l'entrée du ventricule. On voit alors une série de vaisseaux qui descendent du bord du ventricule vers le fond en sillonnant la surface du faisceau ventriculaire latéral. En avant, on peut suivre le faisceau ventriculaire latéral jusqu'à la naissance du trijumeau.

La moelle allongée du Sr/naliis squatina présente des différences plus tranchées. Le quatrième ventricule a des dimensions très considérables; sa longueur égale à elle seule celle de tout le reste de l'encéphale. Ce ventricule est largement ouvert, et sur ses bords on ne voit plus de lobes distincts du trijumeau comme chez les Squalus musteltis et Squalus catulus; cependant la branche qui se rend à ces lobes existe toujours, mais elle s'insère sur les bords du quatrième ventricule. Les faisceaux ventriculaires médians et latéraux sont très distincts comme dans les types qui précèdent; je n'ai pas aperru de bosselures à la surface du faisceau ventriculaire latéral.

La moelh; allongée des Raies ressemble complètement au fond à celle des Squales. Chez lu Raja davata, le quatrième ventricule est entièrement recouvert par le cervelet; les bords de cette cavité sont très saillants et formés d'une lame nerveuse ondulée qui se continue en avant avec la commissure du quatrième ventricule. Cette lame ondulée reçoit, comme chez les Squales, une branchi' spéciale du trijumeau qui est très considérable. Le faisceau ventriculaire latéral est aussi très distinct.

La moelle allongée de l'Esturgeon ressemble à celle des Squales; elle est aplatie et très largement ouverte en arrière; il existe à sa base, au-dessous du cervelet, une commissure du quatrième ventriiMile et ses bords ont un aspect plissé. Les faisceaux ventriculaires médians et latéraux sont bien apparents. Vers l'extrémité antérieure des faisceaux ventriculaires médians, Stanniiis a figuré une sorte de commissure transversale qu'il désigne sous le nom de commissure transversale des pi/ramidcs antérienres, et qui peut-être, dit-il, a des connexions avec le nerf acoustique. La dilTiciilté de me procurer des Esturgeons ne m'avait pas permis tout d'abord de vériûer le fait; mais plus lard j'eus l'occasion de disséquer un cerveau d'Esturgeon, et j'ai pu reconnaître que mes prévisions étaient fondées (1). Le faisceau Iransverse qui naît de chaque coté du faisceau ventriculaire médian, se jette dans la racine postérieure correspondante du trijumeau. Le faisceau ventriculaire latéral se perd également dans cette même racine. Le bord externe de ce dernier faisceau présente de petites bosselures qui rappellent celles du faisceau ventriculaire latéral des Squales. On voit par cet ensemble de faits que les origines du trijumeau paraissent offrir la similitude la plus complète dans toute la classe des Poissons. Non seulement les Poissons osseux et les Poissons cartilagineux ne présentent sous ce rapport aucune différence essentielle, mais je puis ajouter que sur un Batracien (le Triton), j'ai reconnu, à l'égard des branches d'origine du trijumeau, une disposition analogue à celle que je viens de décrire chez les Poissons.

Après l'examen de la moelle allongée des Raies et des Squales, je ne puis omettre de parler de

(1) Pi. 1, fig. i-2i is.

la iiioulle iilloiigée de la ïoipille. N'ayant pas eu l'occasion d'étudier imii-iiiôinc ce type intéressant, je transcris les principaux résultats du travail de Paul Savi sur la moelle allongée de ce Poisson.

ff La longueur de la moelle allongée d'une Torpille âgée, dit ce savant, est presque la moitié de celle de tout l'encéphale, et sa largeur est plus grande que celle de toutes les autres parties du cerveau. Lorsqu'on a mis k nu celte partie de l'encéphale en enlevant en grande partie ses enveloppes, on voit tout le sinus rhoinhoïdal reni[)li di; deux gros lobes qui se touchent sur l'axe longitudinal sans adhérer, mais qui, au contraire, sont rendus Itien distincts par une fente verticale et recliligne qui arrive jusqu'au plan du sinus rhomboïdal. Chacun de ces lobes est donc limité par trois faces : l'une courbe, qui est l'extérieure; l'autre plane, horizontale et inférieure, par laquelle il est appuyé sur le sinus rhomboïdal; et une troisième, verticale interne, qui est en rapport avec la face correspondante de l'autre lobe. En observant au microscope la substance de ce lobe, en la comprimant très légèrement avec le compresseur, on voit qu'elle se compose en grande partie d'une matière granuleuse presque amorphe, transparente et analogue à la substance grise amorphe de la substance corticale du cerveau. Nous avons vu au milieu de cette substance granuleuse du lobe électrique, un grand nombre de libres élémentaires à double contour. En comprimant la masse granuleuse et amorphe des lobes électriques, on y découvre de gros globules d'une matière grise, composés de grains ou globules qui ont un noyau de substance diaphane, au centre desquels se trouve un corpuscule plus opaque. En comprimant davantage, on voit ces globules se dilater, puis se changer en disques dont le point central est augmenté proportionnellement jusqu'à avoir en diamètre presque un (piart du diamètre du globule transparent. Ces globules me semblent identiques avec les globules ganglionnaires découverts par Ehrenberg, et que moi-même j'ai en occasion d'observer dans les ganglions de différents nerfs branchiaux de la Torpille même. Ces globules ganglionnaires sont en très grand nombre dans les lobes électriques; mais, proportionellement à leur masse, il y existe une plus grande (piantité de substance amorphe granulaire que dans les ganglions des nerfs. Quant à la direction des libres nerveuses élémentaires des lobes électriques, elle varie suivant le sens horizontal ou vertical selon lequel a été coupée la tranche qu'on observe.

» En faisant une section verticale et transversale de la moelle allongée, de manière à couper les lobes électriques dans le plan dans lequel on voit une des racines de la huitième paire (pneumogas- Iri(iue) pénétrer dans la moelle allongée, on reconnaît alors que cette racine, ou au moins la partie apparente de celle-ci, ne pénètre pas dans la moelle allongée, mais traverse la pyramide latérale, passe au-dessous des pyramides postérieures, et pénètre dans les lobes électriques correspomlanls dans lesquels elle se répand et rayonne de manière à remplir toute la face de la section. Il est iiourtant juste de dire que, malgré cette origine des fibres élémentaires des nerfs électriques, il y a d'autres de ces libres qui émergent de la partie moyenne du sinus rhomboïdal et pénètrent ainsi les lobes électriques. On découvre encore, ce qui est pour moi très important, qu'un tronc de la cinquième paire tire les fibres élémentaires de sa racine du lobe électrique, et que ce tronc est précisément celui qui pénètre dans l'organe électrique, tandis que les autres fibres du même nerf prennent origine, ou des pyramides restiformes, ou du lobe latéral du cervelet. Tous les troncs nerveux, soit de lii huitième (pneumogastrique), soit di' la liiKpiièinc iiaiic, (pii se distribuent dans l'organe élcctiique, sont donc produits par des libres élémentaires ayant leur origine dans le loin' correspondant, dans l'intéiiiMii' duquel elles send)lent se replier en anses. Lorsque les Kd>es électriques ont été

enlevés, le sinus rhomboïdal présenle une ligne médiane longitudin;ile (\m est In ilivision des pyi;imides rintéricures. A gauche et à droite de cette ligne, on voit un l'aisceau blaiic, homogène, (pii peut être regardé comme la surface postérieure des mêmes pyramides antérieures. Le reste de hi surface du sinus rliomboïdal a une couleur qui est plus cendrée. Si on l'observe avec la loupe, on reconnaît qu'elle est parcourue transversalement par un grand nombre de faisceaux de substance

blanche. »

Si j'ai reproduit cette longue description de la moelle allongée de la Torpille, c'est que jetrouve dans la disposition de cet organe une curieuse analogie avec ce que j'ai oljservé chez les Cyprins : le lobule médian de la Carpe (1), du Barb(>au {''2), du Cyprin doré (."'.), du Ciiujoii, etc., paraît, en effet, correspondre, par sa situation du moins, aux lobes électriques de la Torpille. Ce lobule médian est unique, il est vrai, tandis que les lobes électriques sont paires; mais c'est là une différence sans grande importance et qui peut être le résultat d'une simple soudure sur la ligne médiane. Il est même probable que primitivement le lobule médian est formé de deux moitiés distinctes ([ui se juxtaposent et se soudent sur la ligne médiane (4). Quoi qu'il en soit, les connexions du lobule médian des Cyprins avec la cinquième paire d'une part et avec le pneumogastrique de l'autre, elle rapport des lobes électriques avec ces mêmes paires me paraissent établir entre ces organes une grande analogie. Je dois signaler cependant plusieurs différences. Chez les Cyprins ci"! le lobule médian est très développé, tels que la Carpe et le Barbeau, la branche de la cinquième paire qui naît de ce lobule est énorme, tandis ipie les fibres qui se portent vers le pneumogastrique sont peu nombreuses. Le contraire a lieu chez la Torpille ; la presque totalité des faisceaux qui partent des lobes électriques se jette dans les pneumogastriques; un seul se rend au trijumeau. Je n'ai pas non plus découvert de cellules ganglionnaires dans le lobule médian, mais seulement de la substance grise, scmlilable à

celle des hémisphères.

En présence du rôle physiologique important que remplissent les lobes électriques, il est permis de supposer que quelque fonction spéciale se trouve aussi dévolue au lobule médian des Cyprins; dans ce cas, nous savons maintenant que c'est sur les divisions de la branche postérieure du trijumeau que les naturalistes devront diriger leurs investigations.

Chez les Lamproies, la moelle allongée est très aplatie et élargie ru voisinage du cerveau,

comme chez les autres Poissons; le quatrième ventricule est largement ouvert, et sur le fond on

aperçoit un sillon médian bien prononcé. Le manque de sujets ne m'ayant pas permis d'étudier les

nerfs qui naissent de celte partie, je me bornerai à transcrire quelques résultats consignés dans une

note de M. Robin.

« Chez les Lamproies, dit l'auteur, on ne trouve plus que les l"'', 2% ."% i", 5", 8" et d'' paires,

les Cf et l' manquent complètement. La racine postérieure de la cinquième paire est comme logée dans un sillon de la moelle épinière, et s'en détache facilement jusqu'au faisceau postérieur sur lequel a lii'u roiigine réelle, à un centimètre et demi en arrière du sillon transverse de séparation (le la moelle allongée et de l'encéphale. La racine antérieure naît du faisceau antérii'ur, à l'extrémité antérieui-e de la uioelli^ allongée. *

(I) l'I. V, lis- "2 /

ci) l'I. IV, n-. 1 /.

(i) l'I. V, lig. 1 i.

(i) Je (lois iM|i|ii'lci' iii i|iii; \r Iujinli' iiiédiaii .lu Siliinis iihinis rs! furiiif' iJ,î iÏl'Iix ninilic'S jiixlaiinsi'c-;.

DU CERVELET. 6Ji

On voit combien ces faits concordent avec ceux que j'ai signalés chez les Poissons osseux, les Esturgeons, les Raies et les Squales.

DU CEIWELET

La forme et la grandeur du cervelet diffèrent tellement chez les Poissons osseux qu'il esta peu près impossible d'établir aucune règle à cet égard. La forme est en général celle d'un cône légèrement évasé et à sommet mousse, étendu horizontalement au-dessus du quatrième ventricule et présentant de chaque côté de sa base une tubérosité assez prononcée: tel est le cervelet du Merlan (1), du Brochet {"2), du Surmulet (3), de la Lote (4). Chez le Hareng, le cervelet vu pardessus, a une forme ovale ; de côté, il offre l'aspect d'une masse irrégulièrement quadrilatère dont le bord postérieur est vertical et dont l'extrémité supérieure élargie s'incline un peu en avant au-dessus de l'extrémité postérieure des lobes optiques (5). Chez le Maquereau, le cervelet a aussi une forme ovalaire ou ovoïde (G). Chez un certain nombre de Cyprins, le Cyprin doré surtout, il est presque globnleux(7). Dans le Congre et l'Anguille, il est quadrilatère et présente de chaque côté une petite tubérosité (8). Vu de côté chez le Congre, il ressemble à un cylindre replié sur lui-même de manière à simuler une anse ouverte en avant et en bas. Il serait facile d'énumérer encore une foule d'autres variétés dans la forme du cervelet; toutes ces variations n'offrant que peu d'intérêt, je me borne aux quelques exemples que je viens de citer.

A l'égard du volume du cervelet, les différences ne sont pas moins nombreuses que dans la forme ; nous ne parlons que du volume relatif. Le cervelet est volumineux chez le Merlan, la Lote, l'Anguille, le Congre. Dans ces deux dernières espèces, son volume égale presque celui des lobes optiques; chez les Trigles, au contraire, il est très petit comparativement à celui des lobes optiques (9). Entre ces extrêmes, il serait facile de trouver toutes les nuances intermédiaires.

Les rapports du cervelet avec la moelle allongée sont aussi très variables; ainsi, tandis que chez le Merlan, le Surmulet, le Brochet, le Saumon (10), le cervelet recouvre entièrement la moelle allongée, dans le Congre, le Hareng, la Carpe (il), il n'en recouvre quela moitié antérieure, etdansle Cyprin doré il n'en occupe guère que le tiers antérieur. En avant, les limites du cervelet sont beaucoup plus fixes; il est rare, en effet, qu'il dépasse le bord postérieur des lobes optiques. Cependant, chez le Hareng, le cervelet déborde un peu au-dessus de l'extrémité postérieure des lobes optiques; chez le Maquereau, où cette disposition devient très prononcée, il recouvre environ la moitié de ces mêmes lobes. Chez le Thon, d'après Cuvier, il s'étend en avant et en arrière de fai^oii à masquer pres-

(1) PI. II, lig. 8c; |.l. III, lig. Oc.

(2) PI. VII, lig. I et suiv. c.

(3) PI. IX, lig. 10 eU I c.

(4) PI. III, fig. 7 et 10 c.

(5) PI. VIII, lig. 1 et 4 c.

(G) PI. IX, lig. 1-2 ce'.

(7)PI. V,lig. I f.

(S) PI. VI, lig. 3, lOc; lig. 13, 16 c. (fl) Pi. IX, lig. 2 c.

(10) PI. VIII, lig. (i c.

(11) PI. V, lig. 2 et 3 c.

que tout le reste de l'encéphale. Enfin Weber cite le cas du Silunis glanis où le cervelet recouvrirait presque en entier les lobes optiques (1).

Le cervelet des Poissons osseux m'a toujours paru lisse; Cuvier dit cependant que dans le Thon, sa surface estsillonnée transversalement; Carus a aussi figuré le cervelet de VEc/teneis Rémora avec trois sillons, el il parle de ces sillons comme d'une chose remarquable. Il existe ordinairement un sillon médian plus ou moins apparent (Merlan, Saumon), ou bien des stries transversales qui sont très visibles chez le Gadus œglefums, selon Gotlsche. A l'intérieur du cervelet, on découvre habituellement, vers la base, une petite cavité qui se prolonge plus ou moins loin vers le sommet. Cette cavité s'ouvre dans le quatrième ventricule ; elle est parcourue par un tronc vasculaire qui se porte jusqu'à la pointe en émettant ordinairement sur ses côtés un certain nombre de rameaux qui s'enfoncent dans le tissu de l'organe. La cavité du cervelet est plus ou moins visible selon les espèces; elle se voit nettement chez le Congre (2).

Dans la structure du cervelet, on reconnaît aisément la substance grise et la substance blanche; la première occupant la périphérie de l'organe, la seconde la partie centrale. Chez le Congre, la substance blanche forme de chaque côté de la cavité du cervelet deux faisceaux considérables qui se subdivisent et se portent en bas et en avant pour se jeter dans la base du cerveau; la partie la plus interne de ces faisceaux s'entre-croise sur la Hgne médiane et au-dessus de la cavité du cervelet avec un faisceau semblable venu du côté opposé; plusieurs faisceaux se portent également dans l'éminence lobée. Chez la Perche, on voit deux faisceaux blancs descendre à peu près parallèlement dans l'intérieur du cervelet, du sommet à la base (3). Parvenus en ce point, ils s'enfoncent dans le plancher du lobe optique et se portent en divergeant jusqu'au niveau de l'exlrémilé antérieure du renflement semi-lunaire où ils se perdent. J'ai constaté la même disposition chez le Rouget (Trigla). Quant à la matière grise, j'ai observé chez le Barbeau, sur une coupe transversale formant une rondelle de l'organe, placée au microscope, la masse grise du cervelet composée de trois zones concentriques que nous distinguerons en première, seconde et troisième, en allant de dehors en dedans. La première zone (zone cérébelleuse externe) est recouverte par la pie-mère; son tissu est formé de granulations et d'une quantité innombrable de cellules multipolaires d'une extrême petitesse, renfermant à l'intérieur un liquide dans lequel nagent des granulations de différentes grosseurs. Le nombre des pôles de ces cellules multipolaires varie généralement de deux à six; de ces pôles partent des prolongements d'une finesse telle qu'ils échappent bientôt à la vue malgré l'emploi des plus forts grossissements. 11 m'est donc impossible de décider si ces prolongements se continuent ou non avec les fibres nerveuses primitives, 11 m'a semblé, dans plusieurs circonstances, voir ([uelques-unes de ces cellules s'anastomoser entre elles par leurs pôles; mais ce sont là des impressions tellement fugitives et qui donnent si aisément prise à l'erreur que toute affirmation à cet égard me semblerait prématurée. La deuxième zone (zone cérébelleuse moyenne) est très différente de la zone extérieure ; elle est beaucoup plus étroite. Sous le microscope et à un grossissement d'environ 100 diamètres, elle paraît formée d'un amas de petits points dont la couleur plus claire

(1) .l'ai eu depuis l'occasion de vérifier ce fait, pi. IX, fig. 15 c. ("1) PI. VI, fiy. :! c", fig. 8 A:, fig. 10 r''k. (3) l'I. IX, fig. le /c.

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