‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 104 sur 141 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LÉSIONS DBS APPAREILS ENCÉPHÀLIQUR8, ARTICLE PREMIER.

CIRYBAU.

§ 1*'. — IiéftioBs des eovelie* «ptl^M.

Si Ton se reporte aux détails d'anatomie descriptive que nous avons précédemment donnés au sujet de la structure des couches

(1) On trouvera dans la thèse de Coste une série d'observaUons conconUil», desqueUes il résulte que les phénomènes de coma et de stertor accompagacet fréquemment certaines desorganisations circonscrites de la protubérance. (Vojci Coite, ioc. eit, obs. IX, X, XI, XII ; voyez encore^ Thène de doctorat da .

Sur l'apoplexie de la protubérance, Paris, 1850.)

PARALYSIES SENSORIKLLES. 5S5

optiques (page 106) et aux déductions physiologiques que nous en avons tirées (poge 8A2), on peut voir que nous avons admis que les couches optiques étaient les véritables centres de réception pour les impressions sensorielles, et l'avant-dernière étape où elles étaient concentrées avant d'élre irradiées vers la périphérie corticale, et, qu'en définitive, elles jouaient a proprement parler 1q rôle d'un véritable sensorium commune.

Si ces propositions sont bien conformes à la réalité des choses i il faut, qu'en les soumettant au contrôle des faits pathologiques, lK>ui obtenions des résultats concordants. Il faut, par exemple, que nous rencontrions des cas dans lesquels une lésion simultanée de ces deux noyaux de substance grise soit accompagnée de l'extinction totale des impressions sensorielles qu'ils sont chargés de recueillir; il faut, d*une autre part, que les destructions partielles de certains départements de leur masse soient pareillement suivies de troubles isolés du côté des appareils sensoriels à la périphérie. C'est à ces seules conditions, que les données anato^ miques que nous avons signalées pourront être considérées comme légitimement confirmées.

Pour arriver à ce résultat, et donner à l'appui de notre opinion les preuves les plus rigoureuses possibles, nous devions donc I. nous mettre en quête des cas dans lesquels des lésions chroniques, portante la fois sur les deux couches optiques, ont été tccompagnées successivement de l'extinction complète des perceptions sensorielles ; et II. rechercher ceux dans lesquels il est dit que des altérations partielles de chaque couche optique ont été suivies de perturbations dans l'élaboration des impressions sensorielles correspondantes.

I. Nous avons été assez heureux, relativement au premier point, pour rencontrer une observation aussi complète que possible, la seule de ce genre qui existe vraisemblablement dans la science.

Elle démontre, de la façon la plus satisfaisante, qu'une dégé'* nérescence localisée exclusivement au tissu des deux couches optiques (un fongus hématodc) a successivement amené Pabolition de toutes les perceptions sensorielles. Nous allons donner le résumé succinct de cette curieuse observation, et ensuite, fort de cette démonstration irréfutable, nous passerons en revue les principaux

Page 1