THÉORIE PHYSIOLOGIQUE DES -HÀLLUGIMATIOMS
Obs. X. — Femme, soixante-dix-huit ans. Attaque d*apopIexie avec perte de connaissance ; peu à peu rinlelligence revient, et l'on s'aperçoit quelque temps après qu'elle parle d'une manière incohérente et parait affectée de nombreuses hallucinatioM ; elle devint démente. On trouve, à Tautopiie, le corps strié et la couche optique du côté droit ramollis et pulpeux, le tissu qui les représentait avait une coloration jaune d*ocre. {Archives de médecine^ 4 S48, t. XVIII, p. 346).
Obs. XI (4). — B..., quarante-cinq ans. Alternativement calme et agité est incessament tourmenté par des hallucinations de la vue, il est éperdumen. épris d'une femme qu'il adore, et avec laquelle il est, dit-il, en relation journalière, il la voit, il lui parle, c'est là un fait incontestable, et il fait même souvent sentir à son entourage les effets de sa jalousie. Sauf ces conceptions délirantes qui revenaient alternativement par accès, B... était calme el en général d'un caractère aimable. Il succomba très-rapidemennt aux accidents d'une congestion pulmonaire et cérébrale. On trouva, à l'autopsie, outre les traces d'une congestion récente très-accusée, portant spécialement sor le lobe cérébral gauche, deux petits foyers de tissu nerveux ranaolli, du volume d'un pois, et occupant dans chaque coucfie optique les régions avoisinant la commissure grise, ils étaient à peu près localisés dans les points indiqués en [5] 6g. 4, pi. XIII. La délitescence de ces deux régions de substance nerveuse était provoquée par un état hypérémique considérable des réseaux capillaires dont les parois, déchirées çà et \k, avaient donné lieu à de petites hémorrbagies moléculaires.