‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 128 sur 141 · LÉSIONS DES APPAREILS CÉBÉBELLEUX PÉRIPHÉRIQUES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES APPAREILS CÉBÉBELLEUX PÉRIPHÉRIQUES

OÙ s'accomplit sa dissémination périphérique, des conditions matérielles qui favorisent et amplifient ses manifestations dynamiques. On comprend donc ainsi comment, lorsque ces réseaux périphériques viennent à être intéressés par des foyers hémorrhagiquesou des dégénérescences variées, cette innervation cesse de se manifester, éteinte en quelque sorte sur place par la disparition du substratum organique qui lui sert de support; et comment encore, dans d'autres circonstances, lorsqu'elle vient à rencontrer sur son passage des indurations de tissu, des solutions dans la continuité de ces mêmes réseaux, elle ne se dissémine plus dans chaque côté de Taxe spinal que sous forme de saccades successives, et de courants interrompus.

De là deux principaux aspects sous lesquels les troubles de Tinnervation cérébelleuse périphérique peuvent successivement se déceler.

Dans le premier cas, ce sont, comme précédemment, des phénomènes à' asthénie des facultés locomotrices qui prédominent; les malades sont faibles, ils ne peuvent se tenir debout, leur allure est chancelante, ils ont de la titubation dans la démarche et simulent parfois les troubles locomoteurs de Tétat d'ivresse ; dans d'autres circonstances, les facultés motrices des muscles qui président à Tarticulalion des sons se trouvent seules intéressées ; ils ne peuvent s'énoncer qu'avec peine, quelquefois même ils bégayent d'une façon tout à fait significative (1) (obs. XLVIII, XLIX, L et suiv.).

Dans le second cas, Tinnervation irradiée du cervelet étant interrompue dans son mode de répartition à la périphérie, il en résulte qu'elle ne se révèle plus, dans les manifestations motrices qu'elle provoque, que d'une façon intermittente et passagère. Ce sont alors de petites secousses répétées qui apparaissent, et qui se succèdent d'une manière irrégulière et disharmonique, toutes les fois que l'influx volontaire, dans la manifestation d'une action locomotrice quelconque, fait un appel indirect à Tinnervation cérébelleuse. Dans ce cas, la répartition morbide de l'influx cérébelleux se décèle par un ensemble de symptômes très-dissernblables et qui varie du tout au tout, suivant l'état de dislocation

(1) Vojcz le chapilrc relalil aux lésions ilc la prolubcraucc, page 529.

Page 1