NERVEUX
CHAPITRE PREMIER- PERTURBATIONS FONCTIONNELLES DES RÉGIONS QUI SONT EN RAPPORT AVEC LES PHÉNOMÈNES DE LA MOTRICITÉ.
Nous avons jusqu'ici envisagé d'une façon isolée les divers appa* reils dont se compose le système nerveux central, nous nous sommes spécialement attaché à les étudier dans leurs altérations protopalhiques, à les suivre dans leurs dégénérescences secondaires, et à faire voir dans quels rapports les troubles de la fonction suivent la dislocation des réseaux nerveux à Taide desquels
(1; Nous rappelons ici leg indications bibliographiques des autres obserrationt complémentaires qui nous ont servi à la confection de nos relevés statistiques relatifs aux lésions du cervelet :
Bulletins de la Société anatomique, 1862^ faits cités par Raynaud, p A6 ; obserr. de Potain, p. 50 ; de Caiin, p. 126. — 1859, de Dumont, p. 62; de Gro», p. SfS.
— 1856, de Décès, p. 345. — 1B55, de Lala, p. 198, 219, 224; de Richard Maisonneuvc, p. 476. — Hillairet, Arch. de méd,, 1858, U I, p. 137-158 et 165.
— Soc, anat., 1834, observ. de Bell, p. 25. — 1839, de Durand-Fardel, p. 329. — 1843, de Boncfons, p. 138. — Andral, Clinique médicale, t. V, p. 681. ~ LaUfmand, Lettres sut Vencéphale, 1. 11, p 313, 317, 433; t. 111, p. 41, 381. — Gros et I^ncereau\, Affert. syphilit.^ observ. de Ward, p. 273. — ilrr/r. de wiAf., obserr.
THOUeLU DYNAMIQUM. KB7
ella le révèle. Il nous reste maintenant à réunir d'une façon synthétique ces différents appareils dont nous nous sommes attaché à étudier les opérations d^une façon isolée, à lès considérer dans leur période d'activité dynamique, à voir dans quelles proportions les diverses perturbations fonctionnelles qulls peuvent présenter, ont entre elles soit des attractions, soit des répulsions réciproques. On se souvient que nous avons établi que, de tous les points de la périphérie des expansions terminales des nerfs de la vie ani> maie, de la vie organique, et des réseaux vaso-moteurs, partait une série de fibres convergentes destinées à s*amortir dans la sub* stance grise de l'axe spinal ; que cette série de fibres à action centripète était en relation, dans les régions centrales de réception, avec une autre série de fibres à action centrifuge (fibres des racines antérieures) ; que ces impressions incidentes, ne remontant pas toutes vers le centre perceptif, provoquaient une série de phé« nomènes purement spinaux^ destinés à demeurer inconscienti, et à n'éveiller que des réactions purement automatiques ; que ces réactions ainsi suscitées étaient successives, régulières, coor* données et toujours subordonnées à Farrivée d'une impression périphérique excito-motrice ; enfin que la substance grise de l'axe spinal dans son ensemble, au point de vue des actions motrices de même qu'au point de vue des phénomènes de Tinnervation vaso-motrice, représentait en quelque sorte une sphère d'activité nerveuse toujours saturée d'influx excito-moteur, et n'attendant, pour faire passer cet influx à l'état dynamique, que la sollicitation d'une incitation quelconque partie des régions périphériques du système nerveux. Nous avons donc implicitement été amené à conclure, que tout acte de motricité, abstraction faite de la stimu-
de Vin^rinier, t. V, 1824, p. 89. — M., 1834, t. VI, p. 547. — Id., 1847, t. XIV, p. 36S. — Gaz. hebd., 1859, p. 126, obfcn. n» 2 de James TurnbuD.
— Anai. et physiol. du système nerveux, Loiigel, t. T : Lésions traumatiques du cervelet j p. 749^ 750, 751. — Chorée généralisée, obscrv. de Hutin, Soc. anat., 1827, p. 174. — Andral, Clinique, t. V, p. 638, 640, 653, 671, 675. -^ Paralyn» ogitaHS^ obserf. de If oricourt (Soc. anat,, 1862, p. 253). — Luys, Société de 6nh logie, 1859, Lésion limitée de la protubérance. — Obscn étions d'autopsies de iAiOTéï(iVLes, Archives de médecine, 1825, t. VIU, p. 273; et 1852, t. XXVIII^ p. 379 : et 1858, t. Il, p. 90, observ. de Malherbe. —Société anatomique, 1840, p. 86, observ. de Cartier; de Reynaud, id., p. 88. ~ 1846, p. 889, de Pénard.
— iSâft, p. 165, de de BeauTaii.
688 TROUBLIS DYNAMIQUES.
lation de Tinflux de la voUtion qui n'est qu'une des nombreuses conditions de son apparition, n'était, en définitive (qu'il porte sur une fibre musculaire striée, ou sur une fibre lisse d'un conduit vasculaire), qu'une répercussion d'une impression préalable, et la transformation d'un phénomène de sensibilité.
D'un autre côté, en décrivant les appareils centraux et périphériques de l'innervation cérébelleuse, nous avons montré comment l'influx particulier qui est à tout instant irradié du cervelet comme d'un appareil générateur, se trouvait condensé le long de la continuité des conducteurs verticaux qui servent de voies de propagation aux incitations volontaires; comment cet influx cérébelleux périphérique, réparti depuis la région bulbaire jusqu'au noyau jaune du corps strié (pi. 11), formait ainsi dans les régions antérieure^ et supérieures de l'axe spinal une sphère d'activité nerveuse pareillement en état de tension continue; comment cette innervation cérébelleuse, qui se dépense a tout instant du jour lorsqu'un acte moteur se produit en nous, donnait à nos mouvements, par sa continuité, la force et la tonicité nécessaires à leur accomplissement, etc.
Ceci posé, nous voyons donc que les régions de substance grise postérieures et antérieures de l'axe spinal sont isolément des foyers d'innervation de nature différente : dans les régions postérieures c'est l'influx excito-moteur qui domine, dans les régions antérieures c'est l'influx cérébelleux.
Le premier est diffus en quelque sorte, et réparti également depuis les régions les plus supérieures jusqu'aux régions les plus inférieures de l'axe spinal ; sa tension paraît égale partout, et ses manifestations se révèlent suivant la direction des fibres qui le conduisent, c'est-à-dire dans une direction posléro-antérieure (pi. XXXVII, fig 7).
Le second, au contraire, est concentré dans les régions supérieurei de Taxe spinal ; ce n'est que par un effet de rayonnement qu'il se propage dans une direction descendante, des régions où il est accumulé, vers les régions sous-jacentes. L'influx «pino/ représente la force nerveuse qui imprime la direction, la coordination à l'effet moteur; l'influx cérébelleux lui communique la tonicité et la continuité.
Dans les conditions physiologiques de la succession des actes
de la motricité volontaire, ces deux forces congénères, également équilibrées, ne se dépensent que dans de justes proportions et chaque fois qu'elles sont mises en réquisition par le stimulus de la volition. Celui-ci, en elTet, à mesure qu'il évolue et qu'il entre de plus en plus en conflit avec la sphère automatique, rencontre successivement des appareils nerveux dociles à son appel, et qui, dressés dès Tenfance à s^entraîner réciproquement et à se combiner dans une action synergique, obéissent automatiquement à ses incitations journalières; aussi, grâce à cette harmonie préétablie, évolue*t-il dans ses phases de décours avec une facilité surprenante, dont la notion intime nous échappe, et nous étonne d'autant plus que nous apprenons par l'analyse la complexité des phénomènes dont il provoque l'apparition successive (voy. page Mh) .
Dans l'état pathologique, les choses sont loin dé se passer avec cet ensemble et cet enchaînement régulier. .
Il arrive en eflct telles ou telles circonstances, en vertu desquelles les régions du système nerveux où s'élabore Tinnervation cérébelleuse et spinale (région supérieure de l'axe) sont subitement mises en émoi, soit sous l'influence d'une surexcitation spontanée de leurs éléments propres, soit sous l'influence d'une accélération du cours du sang au milieu de leurs réseaux. Que résuïte-t-il alors des conditions nouvelles dans lesquelles les éléments nerveux se trouvent ainsi placés? C'est qu'au lieu d'amortir et d'emmagasiner, à mesure qu'elle se produit, l'inneryation motrice à l'état de force latente, ils l'engendrent au contraire, par une sorte de prolifération morbide^ en proportions démesurées, si bien que celle-ci acquérant temporairement une tension insolite, se dépense alors soit sous forme de décharges involontaires du côté des divers systèmes musculaires, soit sous forme de manifestations explosives répétées, comme un appareil électrique saturé d'électricité ; et cela se passe d'une façon fatale, en quelque sorte, en dehors de toute sollicitation de l'influx volontaire, et avec ce caractère d'acte automatique qui appartient si bien en propre aux réactions motrices dont l'axe spinal seul est le siège. De là résulte cette série de manifestations convulsives, devant Timpétuosité desquelles l'influx de la volition est frappé d'impuissance ; de là ces formes variées et imprévues sous lesquelles elles se révèlent, ce cachet d'irrésistibilité qui leur est
5dô THOUBLES DTHAntQUSB.
propre, et toute cette série de réactions tuinultueu9es> qui peuvent bien assurément être considérées, comme Tes pression sympto* matique de l'insubordination des éléments propres de la sphère automatique.
Tantôt, les phénomènes convulsifs, par la soudaineté, Tintensité de leur apparition et leur extinction graduelle, font supposer que la force désordonnée qui les engendre, accumulée préalablement en excès dans les régions centrales, se dépense en décharges successives et, par une sorte d'épuisement, met ainsi fln à Taecès qu'elle a provoqué : tels sont les accès épileptiformes, hystériformes, télaniformes, etc.
Tantôt, au contraire, sous une apparence moins déréglée, les phénomènes convulsifs, par leur continuité, et le caractère asthénique sous lequel ils se révèlent, semblent porter à admettre qu'ils sont entretenus moins par une suractivité morbide des sources d'innervation motrice, que par une vicieuse et inégale répartition de cette innervation elle-même. Dans ces circonstances, c'est rinflux cérébelleux qui semble être presque exclusivement en cause : tels sont les troubles moteurs de la paralysie générale, et les phénomènes choréiformes.
Les phénomènes convulsifs sont en général provoqués par un plus grand afflux de sang au milieu des éléments nerveux, et par une sorte d'exaltation fonctionnelle de leur activité dynamique. Un certain état d'éréthisme des voies vasculaires est en quelque sorte la condition de leur apparition soudaine. Inversement, lorsque l'apport des matériaux réparateurs est entravée et que le cours du sang est interrompu, on voit apparaître une série de phénomènes inverses, les éléments nerveux sont en quelque sorte frappés de stupeur, leur activité suit progressivement une marche décroissante^ et finit par être totalement suspendue. Il en résulte une série de manifestations paralytiques dites réflexes^ dont le mécanisme a été parfaitement étudié surtout dans ces derniers temps, et rapporté principalement à une perturbation de l'innervation vaso-motrice, et à une contracture des parois vasculaires de telle ou telle région intéressée.
Nous allons donc successivement passer en revue les circonstances dans lesquelles les facultés excito-motrices sont anéanties
PHÉNOMÈNES PAIIALYT1QUB8 RÉFLEXES. 691
(paralysies réflexes), et celles dans lesquelles elles, sont exaltées ou perverties (phénomènes convulsifs).
I. Paralysies réflexes. — Brown-Séquard nous parait avoir démontré dans ces derniers temps, d^une façon satisfaisante (1), que, non-seulement les régions centrales de l'axe spinal ressentaient le contre-coup des irritations portant sur les nerfs sensitifs, mais encore que les impressions périphériques étaient aptes à se réfléchir sur les nerfs vaso-moteurs intra-spinaux, et à produire, par action réflexe, des troubles circulatoires variés, des anémies locales par contraction spasmodique des parois vasculaires, et consécutivement Tabolition des propriétés physiologiques de tel ou tel département du système nerveux. Il a démontré, en un mot, qu'il y a toute une classe de phénomènes paralytiques (paralysies essentielles, idiopathiques) qui sont dus a la répercussion, dans les régions centrales de la moelle, d'une irritation morbide irradiée des nerfs périphériques, et propagée aux divers foyers intraspinaux d'innervation vaso-motrice; que certaines régions périphériques retentissent beaucoup plas fréquemment que d'autres sur tel ou tel segment de Taxe spinal; que les plexus vésicaux, rénaux, utérins, sont particulièrement dans ce cas; et que de la sorte si Taxe spinal , véritable sensorium commune des phénomènes réflexes de la vie automatique, est associé intimement dans révocation de ses manifestations fonctionnelles physiologiques aux modalités diverses des expansions nerveuses périphériqueSi il se trouve pareillement sympathiser avec leurs états morbides, et ressentir d*une façon concordante la répercussion centripète de leurs souffrances.
Les données qui servent de base à cette ingénieuse théorie physiologique de la suspension paralytique des actions nerveuses par arrêt du cours du sang, s'appuient sur une série de faits expérimentaux aussi variés qu'originaux. Ils démontrent d'une façon péremptoire, l'influence directe des irritations périphériques
(1) Lefùns sur le diagnostic et le traitement des principales formes deparal^fêie des membres inférieurs^ par Brown-Sëquard, traduites de l'anglais par Ricbard Gordon. Paris, 1S64.
sur l'état de la circulation des centres nerveux -(l), et d*une autre part, la nécessité pour la production des phénomènes paraly* tiques des parois vasculaires» de Tintégrité des voies parcourues par les incitations morbides, depuis leur émergence dans les régions périphériques, jusqu'à leur point d'arrivée dans le centre spinal où elles se transforment en réactions vasomotrices (2).
Ce sont là assurément des faits du plus haut intérêt, qui ouvrent des aperçus nouveaux aux recherches ultérieures, et qui, à peine esquissés par Tingénieux physiologiste qui en aie premier tracé les principaux détails symptomatiques et indiqué le mécanisme, sont destinés à avoir dans l'interprétation rationnelle des phénomènes cliniques une influence féconde. Nous ne faisons que de rappeler, actuellement, combien ils sont en accord avec les idées que nous avons précédemment émises au sujet de la structure et des fonctions de la région grise centrale de l'axe spinal, puisqu'ils nous montrent quel rôle prépondérant l'axe spinal joue comme appareil régulateur de Tinnervation vasonmotrice des régions périphériques. (Voy. page 309 et suiv.)
II. De Pasthénie. — De même que dans certaines circonstances* sous riniluence de troubles circulatoires survenus dans différents segments de Taxe spinal, les facultés excito-motrices peuvent être partiellement abolies, et amener ainsi de véritables paralysies fonctionnelles, de même, sous l'influence des mêmes troubles circulatoires vaso-moteurs, les foyers générateurs de
(1) Brown-Scquard, eu liant sur un animal vivant le hilc des vaisseaux et nerf? du rein, a vu directement les vaisseaux de la pie-mère de la moelle du côté correspondant se contracter. (Lac. cit,, p. 24.)
(2) Sur des animaux dont la peau avait été cautérisée siu* une large étendue, Brown-Séquard a pu produire des congestions secondaires^ soit du côté du péritoine, soit du côté de l'intestin de la vessie, comme cela se voit fréquemment chci rhomme à la suite de larges brûlures. Il a pu de la sorte, en sectionnant la mocUe à la région lombaire par exemple, et en respectant ainsi ses connexions avec les nerfs périphériques afférents et efférents, ne déterminer des congestions secondaires par actions réflexes, que dans certaines régions limitées, le rectum et la vessie par exemple. Les viscères abdominaux dont les foyers d'innervation vaso-motrice étaient situés au-dessus de la section, étaient ainsi mis à l'abri de la répercussion réfléchie des irritations morbides. {Loc. ciï., p. lxv.)
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riunervatîon cérébelleuse peuvent aussi s'éteindre, et déterminer ainsi par le fait de la suspension de leurs propriétés dynamiques des troubles variés et spéciaux du côlé des fonctions motrices, ayant Vasthénie en quelque sorte comme cachet pathognomonique.
Vasthénie n'est donc pas, à proprement parler, une paralysie (c^est-à-dire un trouble fonctionnel caractérisé par l'interruption des conducteurs des incitations volontaires), mais bien Texprcssion symptomatique qui signifie extinction de Tinnervation cérébelleuse dans les manifestations des actes de la motricité volontaire.
Cet état particulier des fonctions motrices, signalé depuis longtemps par les pathologistes descripteurs, sous la dénomination derésolutiorit est en eifet remarquable, en ce sens que les malades ainsi frappés se trouvent dans un état de faiblesse et d'abattement général. Couchés dans le décubitus dorsal, leurs bras sont inertes, leurs membres immobiles, leurs paupières abaissées ; Texpression de leur face annonce Findifférence la plus profonde, tandis que leur voix est faible et à peine sonore; et chose remarquable ! quand on les interroge, ils répondent avec justesse, et quand on leur commande d'accomplir un mouvement volontaire, ils Texécutent avec précision, mais avec une faiblesse et une lenteur d'allure tout à fait caractéristiques. Dans les cas simples (rares du reste), les facultés intellectuelles et sensorielles sont peu intéressées; mais le plus souvent, cet état d*épuisement des fonctions locomotrices s'accompagne de perturbations profondes des fonctions cérébrales qui sont en même temps plus ou moins déprimées. La dépression, la stupeur intellectuelle s'associent d'habitude avec la paralysie asthénique des facultés motrices, et lorsqu'on même temps ces troubles multiples du système nerveux central s'accompagnent de l'apparition d'un mouvement fébrile continu, il en résulte un état complexe, une habitude extérieure des malades, qui, sous la dénomination usuelle à'ady* namie, exprime l'idée de l'extinction générale et progressive des divers foyers d'activité nerveuse qui concourent d'une façon synergique aux manifestations normales de l'activité humaine.
§ 2. «-- MéBÉfMèHMi
Les pliénomeDes cônvulsifs dans leur état de «knpHcité, ne représentent, ainsi que nous Tûvons déjà indiqué, qu'âne des phases habituelles, travestie et considérablement amplifiée, des actes normaux de la motricité. L*influx convulsivant qui les provoque, n'est autre que Tinnervation spinale et rinnervatiott cérébelleuse accumulées en proportions extra-physiologiques : seulement, au lieu de se dépenser d'une façon régulière et coor^ donnée sous Tinoitatiôn des appels de la volition, il acquiert, par suite de l'exaltation fonctionnelle des éléments qui Fengendrent, une tension maximum, devient incoercible, et s'épuise aiorB^ôus forme de décharges successives complètement réfractaires aux ordres de la volonté.
Dans quelles proportions ces deux forces, associées et synergiques, se combinent-elles pour produire le phénomène convulsif? L'une d'elles intervient-elle tout particulièrement dans l'acte coih vulsif où la tonicité prédomine, et Tautre est-elle inversement en jeu dans ceux où c'est la clonicité qui apparaît ? Ces apparences successives ne sont*elles, au contraire, qu'une des modalités de l'accès convulsif en lui-même, et lesymptôme apparent de Tépuisement progressif de la force convulsivante ?
L'innervation cérébelleuse est-elle seule en cause (comme semblerait le faire croire la facilité avec laquelle apparaissent les convulsions lorsqu'on irrite les régions supérieures de l'axe où se trouve la sphère de sa dissémination périphérique)^ et la (cfnx excito-ntiotrice de l'axe spinal ne fait-elle que de la renforcer, en opérant la généralisation de ses effets ?
Quelle est celle qui se met d'abord motu proprio en état insurrectionnel ? Est-ce Tinflox excitonnoteur qui, comme dam la succession des phénomènes tétaniques, semble acquérir rapidement, sous l'influence d^une irritation périphérique des fikes réflexes, une tension excessive? Est-ce l'innervatimi cérébei^ leuse, comme dans certaines formes d'atlaques épiieptiques, qui est tout d'abord mise en émoi, et qui, dans la période pro dromique, semble impliquer par l'apparition de mouvements impétueux et désordonnés qui poussent les malades à courir en
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arnmt, à lourner sur eux-mêmes, à pousser des cris inarticulés comme s'ils étaient frappés d'une (erreur profonde, qu'elle est déjà accumulée en excès, et répartie d'une manière videme dans les régions centrales du système nerveux?
La symptomatologiesi variée des manifestations convulsÎTeSy qui quoique dissemblables, ont cependant entre elles des liens d'affinité si intime, n'est-elle due, en un mot, qu'à une inégale interven* tion de ces deux forces incito-motrices ?
Ge sont là autant de questions qui sui^gissent spontanément dans l'esprit, à la suite des faits nouveaux que nous a révélés la connaissance du mode de répartition, et du r6le de l'innervation cérébelleuse dans la succession des actes de la motricité. Nous ne pouvons q«e les poser actuellement, laissant leur solution aux investigations ultérieures de la physiologie expérimentale et de l'observation clinique.
Malgré les incertitudes nombreuses qui planent encore sur la physiologie pathologique des manifestations convulsives, nous pouvons dire cependant que Tinnervatioa •cérébelleuse et spinab y jouent un râle considérable, et qu'elles ne semblent pouvoir éclater que lorsque les voies de dissémination de ces deux forets nerveuses sont respectées dans leur continuité (1).
a. Ainsi, l'influx cérébelleux qui dans l'état normal, d(Hine à nos effets moteurs la durée et la continuité, du moment qu'il est réparti d'une façon excessive, devient alors cette tonicité morbide qui transmet aux contractions musculaires une durée et uoa rigidité si caractéristiques : la forme tonique de la convulsion n'est donc qu'une amplification exagérée de la force nerveuse slhénique qui donne à nos lauscles normalement la force et la continuité dans leur mise en action.
(1) Brown-Séquard a constaté en cflct que raffection con^ulsiTe qu'il a pu proTOqucr chez de jeunes animaux, par suite d'une hémisection de la moelle épinière^ pouvait encore apparaître dans les régions supérieures lorsqu'on atait sectionné transTersatemeat la mtelle. Dans ce cas, les accès conrulsife proiFoqnés, aoit par une imftatkm portant sur les nerfs XaciAux, sait par une infliinre jMBal^^flktenttfaclKsivement dans les muscles de la face et du cou ; ils n'apparaissent pas dans le traio postérieur qui est paralysé. I-es accès sont d'autant plus riolcnts que l'animal est pins longtemps sans les avoir, etc. {Comptes rendus de la Société de biologie^ 18SS, p. 109.)
b. La forme clonique de la convulsion semble, au contraire, ne devoir être attribuée qu'à une sorte d'atténuation de l'influx convukivant arrivé à un état de tension décroissante ; car il suffit, ainsi que le fait remarquer Axenfeld, de soumettre les nerfs moteurs d'un muscle à une stimulation prolongée, pour fusionner en une résultante unique les secousses successives que Ton y détermine tout d'abord avec un courant faible, et amener ainsi un état de contraction continue de ses fibres (!)•
c. La coordination qui apparaît d'une façon tout à fait caractéristique dans la production de certains mouvements convulsifs, implique pareillement la participation de Tactivi té spinale à leur production (voy. page 280 et suiv.).
Les difiërents arcs diastaltiques de l'axe spinal, sollicités à entrer en action sous l'influence stimulatrice de l'innervation cérébelleuse condensée en excès dans les régions conotUsivantes^ réagissent automatiquement comme s'il s'agissait d'une stimulation normale et légitime, et dé l'accomplissement d*un acte intentionnel; les différents muscles se contractent d*une façon synergique, leurs mouvements se combinent et se suivent avec un ensemble et une régularité qui rappellent certaines allures habituelles, seulement, leur réponse à l'incitation provocatrice est plus puissante et plus énergique que s'il s'agissait d'un phénomène physiologique, d'une part, parce que l'innervation cérébelleuse a acquis une tension insolite, et que, d'une autre part, le pouvoir spinal excito-moteur est de son côté arrivé à un état de suractivité morbide.
d. Les conditions habituelles qui sollicitent les réactions des différents segments de l'axe spinal, sont aussi celles qui déterminent Texplosion des manifestations convulsives, si bien, que l'on est amené à dire, qu'au point de vue de leur mécanisme, de même qu'au point de vue des causes qui les provoquent, les actions morbides ne sont que des imitations amplifiées et désordonnées des actions normales.
La substance grise de l'axe spinal est en effet non-seulement \^ sensorium commune dans lequel toutes les incitations irradiées
(i) Requin, Éléments de pathologie médicale^ t. IV, article Névroses^ pir Azenfeld, p. 361.
PHÉNOMÈNES C0NVULSIF8. 597
des différentes régions périphériques vont se disséminer pour se transformer et réapparaître sous forme de réactions motrices mais encore elle sympathise avec les divers états de la sphère psychique, et se trouve ressentir ainsi le contre-coup des impulsions purement morales : c'est donc un terrain neutre dans lequel viennent à la fois s'amortir les impressions irradiées des départements les plus dissemblables du système nerveuic.
Ces conditions multiples qui rendent compte de l'accomplissement de la plupart des réactions automatiques normales, permettent pareillement d'expliquer le processus des réactions anormales et leur explosion subite sous l'influence d'incitations en apparence indifférentes ; puisqu'elles trouvent, dans la réceptivité particulière de la substance grise de Taxe spinal pour les incitations de toute espèce, dans son excitabilité excessive, et dans la facilité avec laquelle elles se disséminent à travers ses réseaux, des conditions organiques préparées à l'avance pour leurs manifestations désordonnées.
On comprend donc ainsi comment : la propagation centripète de la plupart des impressions inconscientes, du moment qu'elles revêtent certains caractères spéciaux d'agacement, de prurit, de simple irritation (celles qui sont provoquées, entre autres, par la présence de vers intestinaux, de calculs dans les voies urinaires ou hépatiques, par l'éruption des dents), devient apte à éveiller consécutivement des réactions convulsives dans les régions centrales; comment ces incitations convulsivantes^ inconscientes la plupart du temps, seront d'autant plus difficiles à dépister qu'elles seront engendrées dans une région plus profondément située, et qu'elles n'éveilleront de la part du sensorium aucune réaction appropriée ; comment, d'un autre côté, les stimulations de la volition, les émotions morales pourront encore devenir autant de causes occasionnelles, capables de retentir sympathiquement sur les mêmes régions, et de provoquer a leur suite l'explosion de manifestations convulsives.
On se figure encore, à l'aide de ces données générales, comment le cadre des convulsions dites sympathiques ou réflexes ira en s' élargissant de plus en plus, à mesure que les moyens d'in- Testigalion se perfectionneront, et que l'on s'habituera davantage à voir ailleurs que dans les appareils nerveux qui sont en
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action, le principe inciiateur qui provoque leurs perturbations accidentelles.
Il va sans dire que lorsque les causes d^irritatkm intéressent directement le centre de réflexion lui-même^ les éléments constitutifs de ce centre de réflexion sont capables d^entrer, moiu pn^ prio, en action, et de« provoquer par une sorte d'irradiation de rirritation locale, la mise en activité des différents segments spinaux, et secondairemenl^rexplosion de phénomènes convulsifs. Dans ce cas, ce sont toujours les mêmes, forces nerveuses qui sont mises en réquisition, ce sont les mêmes régions eonvtiisivanies qui réagissent) seulement l'appel qui leur est adressé, au lieo d'être indirect et médiat, se trouve au contraire porter directement sur les régions centrales elles-mêmes ; le phénomène eanvulsian est dit alors symptomatique d'une lésion des régions centrales.
Les phénomènes tétaniformes, au point de vue de leur symptomatologie et de leur mécanisme, ne sont qu-une des variétés des manifestations convulsîves. Comme celles-ci, ils se développent sous l'influence d'une incitation, la plupart du temps inconsciente, partie des régions périphériques ; comme elles, ils expriment l'état de suractivité fonctionnelle des régions centrales, et l'exaltation des foyers de l'innervation cérébelleuse et excito-motrice ; comme elles encore, ils se révèlent à l'aide de réactions continues avec exacerbations intermittentes.
Ce qui caractérise particulièrement ces phénomènes, c'est, d une part, la prédominance de la forme tonique sous laquelle ils apparaissent ; et, d'autre part, leur localisation exclusive dans la sphère de l'activité automatique qui seule est en émoi ; ce n'est qu'accidentellement que la sphère des phénomènes psychiques est ébranlée * le patient assiste en quelque sorte, en pleine connaissance, aux spasmes convulsifs de la plupart de ses muscles. Les phénomènes tétaniformes, quelle que soit leur origine, peuvent donc être considérés, partout, comme étant déterminés par l'exaltation de Pinnervation cérébello-spinale.
Quoique aucune expérience précise ne nous autorise à nous prononcer avec certitude sur la participation intrinsèque de char
PHÉMOMàMBI TtTAWlFOBMES. 599
cane de ces deux sources d*mnervaiioo dans la production des phénomènes tétaniforines, nous ne pouvons nous empêcher de filire remarquer à leur sujet les particulurités suivantes :
a. Les manifestations télaniformes, quel que soit le point delà continuité du tronc nerveux intéressé qui les provoque, font tout d'abord explosion dans les régions supérieures de l'axe spinal {trismtAs). Elles se révèlent donc, tout d^abord, dans les points centraux d'implantation de la petite racine du trijumeau (pi. IX, f. 1) 9t du facial (pi. VIII, fig. 1), la où les réseaux de la substance gélatineuse et ceux des pédoncules cérébelleux sont le plus multipliés, et là par conséquent où la tension de l'innervation cérébelleuse et excito-motrice doit être au maximum. C^esl, en eOel, à partir de celte région supérieure du système nerveux qui est en quelque sorte la région convulsivante par excellence, que l'incitation morbide se propage dans une direction descendante, pour solliciter successivement la mise en activité des difierents arcs spinaux diastaltiqutô. Les différents segments de l'axe spinal étant «însi envahis de proche en proche, il en résulte une généralisation plus ou moins complète de la manifestation convùlsive. Celle-ci %» révèle alors sous la forme de contractions continues ou toniques, idternant avec des périodes de rémission passagère; les moments de chaque exacerbation semblent correspondre a une sorte de décharge nouvelle de l'innervation convulsivante vers les appareils moteurs de la périphérie.
ô. En général, ces paroxysmes sont provoqués par Tintervention d'une impression sensorielle ou d'une émotion morale intermittente (page 275), et c'est assurément là un phénomène de physiologie pathologique bien digne d'iqtérét qui fait (|ue les mêmes lois président à l'entretien normal de ractivité du système nerveux, se retrouvent avec Ws mêmes caractères et le môme enchaînement, dans les conditions morbides. Cette aptitude si spéciale, en effet, qu'ont les incitations les plus insignifiantes à déterminer le retour des paroxysmes chez les tétaniques, n'est tutre que l'exagération de cette propriété remarquable que possèdent les impressions inconscientes de se généraliser à travers la substance grise spinale, et de déterminer ainsi, soit directement, spil en se suppléant les unes les autres, la mise en activité des régions motrices de Tue spinal. Il est vraisemblable que l'énorme
dépense d'influx nerveux qui est ainsi mis en réquisition sous forme de courants continus» chez les tétaniques, doit jouer un rôle important dans Pépuisement progressif de leurs forces, et dans la rapidité de la marche des accidents ultimes.
c. Notons encore que les manifestations tétaniques ne font pas, en général, explosion d'emblée et immédiatement, après Faction d'une violence traumatique intéressant la continuité d'un tronc nerveux-, il faut, en effet, un certain temps (comme pour les animaux chez lesquels Brown-Séquard, après une demi-section de la moelle, a vu apparaître des phénomènes épileptiformes) pour que le stimulus morbide voyage des régions périphériques vers les régions centrales et supérieures de l'axe spinal, qui sont les premières â s'émotionner, et à opérer les réactions convulsivantes. Peut-être faudrait-il rechercher dans ce mode de propagation lent et graduel des impressions purement excito-motrices, et dans la continuité avec laquelle elles sollicitent les régions excitables de Taxe spinal, le secret du caractère spécial sous lequel se décèle cette variété de manifestations convulsives tétaniques, et l'explication rationnelle de leur continuité et de leur généraUsation ? Peut-être encore, que la nature propre des impressions qui provoque ces manifestations convulsives (lesquelles sont presque constamment ificanscientes) permet d'expliquer comment elles ne mettent en branle que les appareils de l'activité automatique, et n'ont ainsi qu'un retentissement insensible sur l'ensemble des phénomènes purement cérébraux.
d. Les convulsions tétaniformes des extrémités, que Dance appelait tétanos intermittent, nous paraissent avoir, avec les phénomènes que nous venons de passer précédemment en revue, les plus grandes analogies. Elles semblent, en effet, le plus souvent ne pouvoir être rapportées qu'à une irritation primitive portant d'abord sur la périphérie des nerfs sensitifs, et à une exaltation passagère de Tinnervation cérébelleuse et excito-motrice qui, localisée dès le début dans les régions supérieures de l'axe spinal, ne s'irradie que consécutivement vers les régions sous-jacentes.
Cette variété de phénomènes convulsifs présente ordinairement moins de tendance à se généraliser, et à s'implanter, en quelque sorte, dans la fibre musculaire, que ceux que nous venons de passer
PHÉNOMÈNES TÉTANIFORMES. 601
en revue : ils sont fugitifs et mobiles dans leurs manifestations. Ils paraissent provoqués par des décharges successives d^influx nerveux contmlsivani accumulé dans les régions supérieures de Taxe spinal, et réparti ainsi d'une façon intermittente vers ses différents segments. Il est vraisemblable que la tension de cet inflax n'arrive jamais à un degré considérable, car, si l'on s'en rapporte à ce qui se passe chez les animaux, il est d'observation que lorsqu'on irrite les régions bulbaires antérieures à Taide d'excitations modérées, les premiers phénomènes qui apparaissent sont des mouvements convulsifs, localisés tout d'abord dans les segments périphériques des membres, et qu'à mesure que Ton augmente l'intensité de l'irritation, les convulsions envahissent les portions des membres les plus rapprochés du tronc (1).
Il est donc permis de supposer que les phénomènes convulsifs et éclamptiques qui, avec des caractères symptomatologiques si rapprochés, apparaissent chez les femmes en couches et les enfants, sont provoqués par la réaction morbide des mêmes régions du système nerveux central.
€. Quant aux contractures chroniques et passives qui se montrent chez certains hémiplégiques, quoique les questions de pathogénie qui sont relatives à leur mode d'apparition se trouvent encore enveloppées d'obscurité, il nous est néanmoins permis de supposer qu'elles ne sont qu'une variété des phénomènes convulsifs.
Nous avons en effet montré que, dans quelques circonstances, ces contractures devaient être rapportées à une rétraction de certains groupes de fibres musculaires (à celle des fléchisseurs des bras par exemple, pour le membre supérieur), par suite d'une paralysie des extenseurs, consécutive elle-même à une dégénérescence du nerf radial, et que c'était la persistance des propriétés toniques dans tel ou tel système de muscles, qui déterminait ainsi le sens de leur contracture (2).
Quant à la permanence et à la continuité de ces diverses contractures, il nous parait permis de supposer néanmoins que dans
(1) Rabaud^ De la contracture des extrémités (thèse de Paris, 1857}.
(2) Luys, Comptes rendus delà Société de biologie ^ 3« sér., t T', année lt59, Paris, 1860, p. 70. — Contractures liées à une altération du système nerveux périphérique.
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les cas de dégénérescence isolée du nerf radiaUU existe une destruction des noyaux nutritifs intra-spinaux» d'où le&Qhr^ Filiales tirent leurs origines centrales, et qu'aine la dégéuére^ence périphérique du nerf a sa raison d'être dans une lésion des centres: mais jusqu'à présent nous n'avons pu remonter plus haut, et ikh^s sommes seulement conduits à conjecturer» qu'il pourrait bien se faire que la lésion qui a produit l'hémiplégie dans les régi(His supérieures du système nerveux, ayant inégalement intéressé les différents groupes de fibres spinales antérieures, ait respecté exclusivement celles des nerfs fléchisseurs (pK III, fig. 2; pi. IV, fig. ô. tj, et qu'ainsi ces fibres, ayant conservé leurs oonnexions centrales avec les foyers de Tinnervation cérébelleuse» continuent encore à recevoir leur stimulation latente, comioe dans les conditions normales, sous forme de courant non interrompu. Cette permanence de la tonicité musculaire qui se manifeste dans les cas de contractures chroniques, pourrait bien n'être ainsi provoquée que par la persistance de la stimulation d^ Finflux cérébelleux,
§ A. — Phénomènes éplleptif ormes.
L'étude physiologique des phénomènes épileptiformes» au point de vue de leur mécanisme et de l'appréciation du rôle que jouent les diflerentes régions de Taxe spinal dans leur production, a été éclairée d'un jour tout nouveau dans ces derniers temps, par les belles recherches de Brown-Séquard. Cet habile physiologiste en effet, est arrivé non-seulement à provoquer ces phénomènes artificiellement sur de jeunes mammifères, mais encore il nous parait avoir eu Tincontestable mérite de les étudier d'une façon analytique dans leur enchaînement, et leurs modalités diverses (1). Malgré ces nombreuses découvertes dont la science contemporaine s'est tout récemment enrichie, la physiologie pathologique des phénomènes épileptiformes nous parait encore environnée d'un certain nombre d'inconnues, car s'il est bien prouvé aujourd'hui que c'est de la région bulbaire que part l'étincelle qui va déterminer au loin
(1) Brown-Siéquard, Researches on Epilepsy : its artificial production in animais andis etiologie nature and treatmen in man, Boston^ 1857; et Recherches ej^périmentales sur la production d'une affection convulsive épileptiforme à la suite de^ lésions de la moelle épinière {Archives demédecine, 1856, février).