‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 23 sur 141 · U€1NES SPINALES ANTÉRIEURES · texte numérisé non relu

U€1NES SPINALES ANTÉRIEURES

tuent, par leur juxtaposition successive régulière, le système des fibres spinales antérieures de Taxe.

!• Fibres atférëntes.

Les fibres nerveuses destinées à s'implanter sur les régions antérieures de l'axe spinal, confondues et mélangées pour la plupart avec Tensemble des fibres convergentes inférieures, dans une partie de leur long parcours, partagent avec elles les mêmes rapports généraux. Seulement, une fois arrivées au niveau des amas ganglionnaires spinaux, elles s'en séparent sous des angles variés, pour gagner les régions antérieures spinales, auxquelles elles sout destinées.

Ce n'est que dans les régions supérieures de Taxe spinal que les conducteurs centripètes pourvus d'un ganglion, et les conducteurs centrifuges qui en sont dénués, se trouvent isolés et indépendants les uns des autres.

V Dans les régions sous-bulbaires de Taxe spinal, la manière dont les fibres radiculaires antérieures se comportent vis-à-vis des cellules correspondantes, présente en général une grande uniformité. Ainsi» une fois parvenu en présence des régions antéro-latérales de la moelle, le fascicule unique jusqu'ici de la racine antérieure, se dissocie presque immédiatement en une série de fibrilles divergentes, qui pénètrent à travers les interstices des fibrilles ascendantes xies faisceaux antéro-latéraux, et vont, en suivant une direction oblique, légèrement redressée de bas en haut et de dehors en dedans, se mettre en rapport avec les grosses cellules des cornes antérieures.

Sur des coupes verticales qui intéressent la moelle dans une direction antéro-postérieure et de dehors en dedans, les fascicules des racines antérieures apparaissent quelquefois très-nettement sous l'aspect de fibrilles, épanouies en radiations divergentes, et formant, les unes au-dessus des autres, une slralificalion régulière (pi. XXXVII, fig. 7).

Étudiées i l'aide dei coupes horizontales, rendues transparentes, i des grossissements successifs (pi. V, XI, XIX, fig. 1 et 2), les fibrilles des racines antérieures se présentent sous l'aspect de filaments gris&tres, dirigés d'avant en arrière, et venant sous

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des incidences variées converger vers les portions antérieures et externes de la circonférence des cornes antérieures du eôlé correspondant.

Chacun de ces filaments radiculaires dont les dimensions transversales successivement décroissantes les rapprochent insensi- ))lement de celles des prolongements des cellules antérieures, Vont les uns se mettre directement en connexion avec les cellules (fu*ils rencontrent tout d'abord, sur le trajet de leur parcours, tandis qu'un grand nombre, s'enfonçantplus profondément, se faufilent au milieu des réseaux formés par le prolongement des cellules, et vont jusque dans les régions les plus centrales de la substance grise spinale» chercher le groupe de cellules qui leur est particulièrement destiné. C'est ainsi que les fibrilles des racines antérieures s'épuisent insensiblement, au milieu des amas de cellules des régions spinales antérieures, sans qu'il soit jusqu'à présent possible de les suivre isolément jusque dans la région postérieure correspondante.

Au niveau de la région bulbaire, le nombre des fibres radiculaires antérieures diminue très-notablement d'abondance (pt. VI, fig. h et 6), aussi les noyaux d'implantations de substance grise sont*ils dans un rapport de décroissance proportionnelle» Ce sont les fibres les plus élevées du nerf spinal^ qui, en cette région, représentent seules la ligne d'implantation des fibrilles radiculaires antérieures.

2^ Dans les régions sus-bulbaires, les fibres des racines anté«rieures présentent les mêmes modes de distribution que nous avotts signalés dans les régions sous-bulbaires, seulement les rapports généraux sont légèrement modifiés, par suite de Tinterposition dès nombreux fascicules de fibres ascendantes qui, après s'être entrecroisées, remontent vers les régions supérieures.

Les fibres radiculaires des hypoglosses (pi. VII) fig. 8 et A), une fois parvenues au niveau du sillon de sépafatioh de l'olive et de la pyramide antérieure, passent à l'état de fibrilles très-minces, qui pénètrent d'avant en arrière, et de dehors en dedans, dans la région bulbaire. Elles vont ainsi, contiguês en dehors à la substance grise des olives, gagner les deux noyaux de substance grise qui leur appartiennent. Ces fibres décrivent d'avant M arrière un trajet curviligne à concavité externe, et croisent dans

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