‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 3 sur 141 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

AIVATOMIE.

ARTICLE PREMIER

FLIK GtlfiàAL DE LA DESCBIPflON AKATOMIQnE.

La formule la plus simplifiée à l'aide de laquelle on peut se Ggurer ragencement des fibres du système nerveux lant chez rhomme que chez les vertébrés, consiste i se représenter les deux noyaux de substance grise qui occupent les régions centrales de la masse encéphalique (pi. I, fig* 1), le corps slrié et la couche optique, comme étant le point central de convergence commun a deux grands systèmes de fibres nerveuses, parties des deux pôles les plus opposés de l'organisme, et confondues au milieu de leur masse comme dans un appareil unique de réception.

1*" L'un de ces deux systèmes des fibres nerveuses, qui a ses racines d'origine au sein des plexus formés par les expansions des nerfs sensoriels et sensitifs périphériques quels qu'ils soient, constitue une série de conducteurs multiples, acheminés tous, d'une manière parallèle et symétrique, dans chaque côté du corps, suivant une direction généralement ascendante (fibres des racines spinales antérieures et postérieures) vers les régions latérales, antérieures et postérieures de Taxe spinal, au niveau desquelles elles s'implantent, de la même manière que l'on voit les divers arcs costaux

2 amàtomie du sraràiiB Mn^PBinL cimbiRO-spiNÀL.

s'acheminer régulièrement, et se superposer avec symétrie sur les régions latérales du raehis avec lequel ils entrent eo connexion intime. — La plupart de cette catégorie de fibres nerveuses afférentes à l'axe spinal, sont interrompues dans leur parcours par l'interposition de divers dépôts de sub$tance grise; ce n'est donc qoe médiatenient que la direction de la fibre nerviustf prolQigéf, reprise par une série de conducteurs secondaires, se trourc converger vers les régions de substance grise centrale qui lui sont propres. — Ce système spécial d'éléments nerveux constitue le système des fibres convergentes inférieures (1) (pi. I, fig. 1).

S"" L'autre système de fibres nerveuses (système des fibres convergentes supérieures) est constitué par cette agglomération en nombre infini de fibrilles nerveuses, qui, émergeant du sein des plexus de cellules dont l'ensemble représente la substance grise des circonvolutions, vont, comme urjc série de rayons convergents partis de tous les points de la périphérie interne d'une sphère creuse, gagner, suivant une direction légèrement descendante, les mêmes noyaux de substance grise centrale dans Tintérieur desquels les fibres convergentes précédentes se sont pareillement distribuées.

C'est au sein de ces mêmes amat de substance griae que les fibres de chacun de ces deux systèmes d'éléments nerveax entrent en conflit et se combinent réciproquement entre elles.

Le système des fibres convergentes supérieures constitue en partie Tensemble de la substance blanche des lobes cérébraux. Ces fibres sont immédiatement en rapport avec les noyaux œfi-

(1) n est bon de spécifier^ dè« maînteiiAnt^ «pie mus la dëMmlatUon gféairiciiis de fibres convergentet nous n'entendons exprimer qu*nn fait d'anatomie deseripiite, et désigner uniquement la direction apparente des fibres nenreuses par rapport à Taxe spinal, sans vouloir préjuger en rien leurs propriétés physiologicpies. Il est évident, en effet, que parmi toute cette agglomération de fibres nerveuses fssciculées, s*il en est une portion d'entre elles qui sont plu8*particulièrement en rapport avec des raaaifbstations fonctionnelles à direction centripète, 11 en est d'autres, au contraire, qni réagissent dans une direction centrifuge; et que si les mes transportent vers les réfions centrales les impressions collectées à la périphérie, les autres, au contraire, par action récurrente, exportent des régions centrales l'influx spécifique qui provoque la mise en activité des fibrilles musculaires périphériques.

Nous verrons du reste plus loin, dans la partie physiologique de notre tnraUy les détails particuliers qui sont relatifs à ces deui variétés de eonducteuv aerveoi*

PLAN GÉlfÉKAL DB LA DESGHimOlf ANATOMIftini. S

traax de réeeption ; de plus, elles ne sont pas entreoroiaées (pï. I. fig. 1).

Nous verrons pareillement plus loin que le cervelet n'échappe pas à ce mouvement de concentration générale de fibres nerveuses qui les attire toutes pour les confondre entre elles et les associer dans une action commune dans les régions grises centrales de la masse encéphalique, et que, lui aussi, envoie à la substance grise du corps strié son contingent de fibrilles convergentes (pl. I, fig. 1).

Le système des fibres convergentes inférieures et celui des fibre$ convergentes supérieures comparés l'un avec l'autre, présentent des analogies et des diGTéreoces qui frappent tout d'abord.

1"* Tandis quelles éléments nerveux du premier système, groupés en fascicules cyliqdroldes, sont éparpillés et flottants au milieu des divers tissus de l'économie qu'ils rencontrent successivement sur leur parcours, à partir de leur émergence dans les régions périphériques jusqu'à leur moment d'implantation sur les régions latérales droite et gauche de l'axe spinal, ceqx du second, au contraire, tassés régulièrement les uns à côté des autres et condensés dans un très-petit espace, ne sont en rapport qu'avec des éléments nerveux homologues (pl. I, fig. 1).

S"" Tandis que les fibres convergentes inférieures, au moment oii elles s'acheminent vers les régions centrales, sont isolées et indépendantes d*un côté à l'autre, comme les plexus périphériques qui leur donnent naissance; les autres sont en quelque sorte conjuguées et rendues solidaires d'un côté à l'autre, à l'aide d'un système spécial de fibres commissurantes surajoutées, lesquelles, émergeant des mêmes plexus d'origine, leur sont accolées pendant une partie de leur parcours, et deviennent ainsi les agents de la solidarité d'action des régions homologues de chaque hémisphère (pl. II).

8' Tous les éléments nerveux du système convergent inférieur présentent les deux dispositions générales suivantes :]

a. Ils s'entrecroisent tous avant d'arriver dans les noyaux de substance grise centrale où ils aboutissent : cette loi d'entrecroi-

2 ANàTOMIE du SYSTàlie KEHYBUK CÉUlblRO-SPINAL.

s'acheminer régulièrement, et se superposer avec symétrie sur les régions latérales durachis avec lequel ils entrent en connexion intime. — La plupart de cette catégorie de fibres nerveuses afférentes à Taxe spinal, sont interrompues dans leur parcours par l'interposition de divers dépôts de sub^ance grise; ce n'est donc que médiatenient que la direction de la fibre nenriusi prolongée, reprise par une série de conducteurs secondaires, se trouTc con* verger vers les régions de substance grise centrale qui lui sont propres. — Ce système spécial d'éléments nerveux constitue le système des fibres convergentes inférieures (1) (pi. I, fig. 1).

S'' L'autre système de fibres nerveuses (système des fibres convergentes supérieures) est constitué par cette agglomération en nombre infini de fibrilles nerveuses, qui, émergeant du sein des plexus de cellules dont l'ensemble représente la substance grise des circonvolutions, vont, comme une série de rayons convergents partis de tous les points de la périphérie interne d'une sphère creuse, gagner, suivant une direction légèrement descendante, les mêmes noyaux de substance grise centrale dans Tintérieur desquels les fibres convergentes précédentes se sont pareillement distribuées.

C'est au sein de ces mêmes amas de substance grise que les fibres de chacun de ces deux systèmes d'éléments nerveux entrent en conflit et se combinent réciproquement entre elles.

Le système des fibres convergentes supérieures constitue en partie Tensemble de la substance blanche des lobes cérébraux. Ces fibres sont immédiatement en rapport avec les noyaux cen-

(1) n est bon de sp<^cifler^ dè« maintenant^ «pie mus la dénomination génÂriqaé âe fibres convergentes nous n'entendons exprimer qu'vn fait d'anatomie descriptif e> f t désigner uniquement la direction apparente des fibres nerveuses par rapport à Taxe spinal, sans vouloir préjuger en rien leurs propriétés physiologiques. Il est évident, en efTet, que parmi toute cette agglomération de fibres nerveuses fasciculées^ sMl en est une portion d'entre elles qui sont plus'particuli^rement en rapport avec des raaniftstations fonctionnelles à direction centripète, il en est d'autres> au contraire, qui réagissent dans une direction centrifuge ; et que si les unes transportent vers les régions centrales les impressions collectées à U périphérie, les autres, au contraire, par action récurrente, exportent des régions centrales l'influx spécifique qui provoque la mise en activité des fibrilles musculaires périphériques.

Nous verrons du reste plus loin, dans la partie physiologique de notre trirail, les détails particuliers qui sont relatifs à ces deui variétés de eonductevrs aenreai.

Page 1