‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 45 sur 141 · FIBRES DESTINÉES AU CORPS STRIÉ · texte numérisé non relu

FIBRES DESTINÉES AU CORPS STRIÉ

mêmes, et dirigées toutes de dedans en dehors*et d'arrière en ayant;

Que ces fibrilles, éparpillées au sein de la substance grise du corps strié, sont continues avec les fibres blanches convergentes qui abordent à la région externe de la couche optique (pi. XXIV,

fig. 2) ;

Qu'elles limitent la région inférieure de la couche optique, i laquelle elles sont appliquées, sous l'aspect de bandelettes blanchâtres fasciculées (pi. XVII, Dg. 1 [9, 9'], et pi. XXIV, fig. 1

Qu'à mesure que l'on s'avance, en étudiant cette région spéciale du cerveau, d'avant en arrière, à l'aide de coupes verticales, on voit que si Tabondance des fibres incurvées sur ^elles-mêmes est i son maximum au niveau de la région antérieure de la couche optique, elle va progressivement en diminuant, à mesure qu'on les recherche vers les régions postérieures de la couche optique, où elles ont cessé d'apparaître (pi. XXIV, fig. 2);

Que, par conséquent, on peut les considérer comme réunies toutes en bouquet au niveau de la région antérieure de la couche optique, et que c'est à partir de ce point qu'elles se répartissent au sein de la substance grise du corps strié (pi. I, fig. 3);

Que la considération de leur moment d'apparition (au niveau de la région externe de la couche optique) et de leur point d'arrivée (dans la substance grise du corps strié) autorise à admettre : qu'elles sont réfléchies sur elles-mêmes, dirigées d'arrière en avant et de dedans en dehors; et que leur direction générale doit être celle d'une fibre spirolde incurvée sur elle-même en deux fois successives -,

Enfin, qu'elles se trouvent, au moment, de leur immersion au sein de la substance grise du corps strié, groupées en trois fascicules, disposés concentriquement et recourbés sous forme de crochets verticaux, au niveau de la région où les fibres spinales et les fibres cérébelleuses pédonculaires s'éparpillent dans la substance grise du corps strié.

Que deviennent maintenant ces fibres? quels rapports afleclentetles avec les fibres spinales, avec les fibres cérébelleuses et avec les cellules de la substance grise du corps strié? Se perdent-elles

iOO SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES SUPÉRIEURES.

indistinctement, au milieu des réseaux des fibres spinales ascendantes qui s'éparpillent dans le corps strié? ou bien sont-elles destinées, au dernier terme de leur parcours, à se trouver en continuité avec un des prolongements des grosses cellules du corps strié, tandis que les fibres spinales se confondraient avec les autres, et que les dernières expansions cérébelleuses se grouperaient sur la paroi même de ces grosses cellules? Sont-elles destinées à compléter, comme troisième appoint, cette espèce de trilogie dont les éléments du corps strié fournissent (jusqu'ici idéalement) l'expansion anatomique complète? Ce sont là autant dHiypothèses, appuyées il est vrai sur quelques vraisemblances, mais dont il appartiendra seulement aux recherches ultérieures d'apprécier la valeur (pi. IV, fig. 6).

Ces fibres spéciales, qui sont, à proprement parler, de véritables fibres aiïérentes du corps strié, sont d'autant plus abondantes chez les vertébrés, que la masse du corps strié dans laquelle elles se répartissent, est aussi plus considérable. L'encéphale des oiseaux, dans lequel le volume du corps strié acquiert des dimensions disproportionnées par rapport à la masse de la substance corticale (comparé à celui des vertébrés supérieurs qui présentent, au contraire, une atrophie relative du corps strié par rapport à la masse de la substance corticale), est remarquable par 11 netteté toute particulière avec laquelle se dessine l'ensemble des fibres corticp-striées. On voit, en effet, en écartant légèrement les deux lobes cérébraux, que ces fibres émergent isolément de la substance corticale (pi. XXXIX, fig. 21 [3] et 20 [1]), se condensent sous l'aspect de fascicules triangulaires à sommet inférieur, et se réfléchissent ensuite directement, sous forme de fibrilles épanouies en bouquets divergents, au sein même de b substance du corps strié (fig. 22 [3] ; fig. 27 [7]).

§ 3. — Fibr^tt eoiiverseiiteM de rblppoeampe (pi. IV, fig. 2 et 3).

A. — La substance grise de l'hippocampe, comme celle de toutes les autres circonvolutions, est rattachée aux régions centrales de la masse encéphalique par un système spécial de fibres conve^

FIBRES CONVERGENTES DE l'hIPPOGàMPE. 101

génies : seulement, cette série de fibres propres à l'hippocampe, émergeant d'une circonvolution qui est située excentriquement (en dehors de la masse commune), se trouvent, eu égarrl à leur direction et à leur distribution dans les régions centrales, occuper pareillement une place excentrique, relativement aux autres fibres du système convergent. L'hippocampe et son système de fibres convei^entes paraissent être des appareils nerveux surnuméraires, tardivement rattachés à l'ensemble, et reflétant, dans tous leurs détails, le cachet spécial d'excentricité qui caractérise cette circonvolution.

La substance grise de Thippocampe, représentant une lame de substance nerveuse enroulée sur elle-même, il en résulte :

Que les fibres blanches qui en émergent, suivent parallèlement on parcours spirolde (pi. XXI, fig. 1, 2, 3) ; qu'elles se détachent successivement des réseaux de cellules de la substance corticale, sous l'aspect de fibrilles curvilignes contournées en spirales, et qu'elles vont, parleur juxtaposition régulière, constituer, en définitive, une bandelette aplatie, à direction ascendante (corps bordant), étalée en forme de fascicule curviligne, au niveau de la région interne de la grande fente cérébrale (pi. XXXIV,

• Ces filaments convergents, dirigés à mesure qu'ils émergent de la substance grise, d'avant en arrière et de bas en haut, sont confondus avec les fibres commissurantes propres à Thippocampe, qui 8*en séparent bientôt (comme toutes les autres fibres de la même espèce, dans une direction transversale), au niveau de la région postérieure du corps calleux (pi. IV, fig. 3). Ils se trou* rent bientôt, devenus libres, accolés à ceux du côté opposé vers lesquels ils se dirigent, sans cependant se confondre avec eux. Ils ipparaissent alors, sous l'aspect de deux bandelettes parallèles, juxtaposées et élégamment incurvées en voûte, qui, changeant insensiblement de direction, se portent directement en avant, dans le sens antéro^postérieur (au-dessus de la région supérieure de la couche optique, et au-dessous de la portion moyenne du corps calleux), en aflectant peu à peu une forme cylindrolde (piliers de la voûte). Arrivées au niveau de l'extrémité supérieure de la cloi- Km, elles s'incurvent directement de haut en bas, en décrivant une

19â SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES SUPtelECRES.

B. -^ La petite bandelette de substance cendrée, qui fait partie de la substance même de Thippocampe, et que Ton désigne sous le nom de corps godrotméy se trouve pareillement reliée aux régious centrales de la masse cérébrale, par un système spécial de fibres nerveuses bien nettement isolées.

En suivant, en effet, de haut en bas la direction de cet amas linéaire de substance grise (pi. XXI, (ig. 7) , on voit qu'il se continue directement avec une série de fibres blanches qui contournent, d'arrière en avant et de bas en haut, le bourrelet postérieur da corps calleux , et que Ton décrit habituellement, sous le nom de tractm de Lancisi, Ces tractus de fibrilles juxtaposées s'élèTent sur la région supérieure du corps calleux, et se dirigent dans le sens antéro-postérieur, directement en avant, parallèlement i la direction des fibres convergentes de Thippocampe au-dessus desquelles ils sont superposés, et dont ils sont séparés par toute répaisseur de la portion moyenne du corps calleux (pL XXK [13, 13']). Ils se réfléchissent avec lui de haut en bas, se dirigent ensuite d'avant en arrière, et vont se perdre en se rapprochant Tun de l'autre, et en passant insensiblement à Tétatde fibrilles grisâtres, dans Tamas de substance grise qui existe lu niveau de la portion inférieure de la cloison (pi. XV, fig. 1 [6]), un peu en avant de celle des tubercules mamillaires, qui est vraisemblablement en rapport de continuité avec cette dernière (pi. XXI, fig. 7 [21, 17]i).

Il ressort de cette disposition que la substance grise de l'hippocampe et celle du corps godronné, qui affectent à la péri* phérie corticale des rapports intimes de continuité, se trouveot pareillement, dans les régions centrales du système nerveux, conserver les mêmes connexions intimes, puisque les deux systèmes de fibres convergentes qui les y rattachent, se troufeot juxtaposés et presque solidairement associés dans ces mêmes régions.

11 résulte donc de tout ceci :

Que la substance grise de Thippocampe est^ comme celle de toutes les autres circonvolutions, rattachée à la substance grise des régions centrales du système nerveux ;

Que ses fibres convergentes qui vont se perdre dans les régions

PIBnES CONVmiOBNTES DE L'HIt>P0(3ÀMPËi 405

grises inférieures du troisième ventricule, sont les analogues de cette série de fibres qui, émanées des autres circonvolutions cérébrales, vont directement se mettre en rapport 'avec les traînées de la substance grise centrale, tapissant les parois inférieures et internes de ce troisième ventricule;

Que la substance grise des tubercules mamillaireset celledu c6narium sont des amas centraux de réception homologues, propres aux fibres convergentes de l'hippocampe. Ces deux amas centraux (identiques au point de vue de leur destination) ne sont dissemblables chez l'homme, que parce que Tun d'eux, le conarium, bilobécheï l'embryon humain et chez certaines espèces (et bilatéral par conséquent), se trouve coalescent, et par suite, médian chez rhomme adulte : le conarium représente donc, pour les fibres convergentes de l'hippocampe, des tubercules mamillaires postérieurs ;

Que les caractères d'excentricité qui appartiennent à la sub* stance grise périphérique de l'hippocampe, se retrouvent pareillement dans l'examen comparatif des régions centrales de réception, iTec lesquelles elle est solidairement associée. La substance grise delà cloison» celle des tubercules mamillaires, celle du conarium, celle même du centre antérieur, sont autant de dépôts centraux isolés de la masse commune, et situés comme la substance corti** cale avec laquelle ils sont en connexion, hors rang;

Que les fibres convergentes de l'hippocampe ne se trouvent pas en rapport direct (ainsi que celles qui émanent des autres circon* volotions cérébrales) avec des amas de substance grise isolés lios l'intérieur de la couche optique. Nous verrons du reste plus loin, page 202, par quel artifice cette exception apparente se trouve éludée, et comment cette circonvolution se trouve aussi, nédiatement il est vrai, rattachée à un amas spécial de substance gris** appartenant à la couche optique ;

Enfln, qu'elle envoie, comme les autres circonvolutions, son contingent de fibrilles (fibres cortico-striées) à la substance grise 4u corps strié; et que, par conséquent, elle se trouve associée, conjointement avec tous les autres départements de la périphérie corticale, soit à la substance grise de la couche optique, soit à celledu corps strié.

19â SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES SUPtelECRES.

B, -^ La petite bandelette de substance cendrée, qui fait partie delà substance même de l'hippocampe, et que Ton désigne sous le nom de corps godrotmé, se trouve pareillement reliée aux régions centrales de la masse cérébrale, par un système spécial de fibres nerveuses bien nettement isolées.

En suivant, en effet, de haut en bas la direction de cet amas linéaire de substance grise (pi. XXI, fig, 7) , on voit qu'il se continue directement avec une série de Qbres blanches qui contournent, d'arrière en avant et de bas en haut, le bourrelet postérieur du corps calleux , et que Ton décrit habituellement, sous le nom de tractus de Lancisi. Ces tractus de fibrilles juxtaposées s'élèvent sur la région supérieure du corps calleux, et se dirigent dans le sens antéro-postérieur, directement en avant, parallèlement à la direction des fibres convergentes de l'hippocampe au*dessus desquelles ils sont superposés, et dont ils sont séparés par toute l'épaisseur de la portion moyenne du corps calleux (pL XXIX [13, 13']). Ils se réfléchissent avec lui de haut en bas, se dirigent ensuite d'avant en arrière, et vont se perdre en se rapprochant l'un de l'autre, et en passant insensiblement à Tétatde fibrilles grisâtres, dans l'amas de substance grise qui existe au niveau de la portion inférieure de la cloison (pi. XV, fig. 1 [6]), un peu en avant de celle des tubercules mamillaires, qui est vraisemblablement en rapport de continuité avec cette dernière (pi. XXI, fig. 7 [21, 17]!).

II ressort de cette disposition que la substance grise de Thippocampe et celle du corps godronné, qui affectent à la périphérie corticale des rapports intimes de continuité, se trouvent pareillement, dans les régions centrales du système nerveux, conserveries mêmes connexions intimes, puisque les deux systèmes de fibres convergentes qui les y rattachent, se trouvent juxtaposés et presque solidairement associés dans ces mémei régions.

Il résulte donc de tout ceci :

Que la substance grise de l'hippocampe est^ comme celle de toutes les autres circonvolutions, rattachée à la substance grise des régions centrales du système nerveux ;

Que ses fibres convergentes qui vont se perdre dans les régions

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.i"^«5(» oxtrômitô tournée en ^ (li^ coupes horizontales, la i |irôs sous Taspect d'un triangle . !iii enté est représenté par la paroi :' ■: un autre par une droite allant ::missuro postérieure à la substance !.i lii:;ue qui joint les extrémités externe .\ droites, et qui est la plus étendue des îlu^ (\\ terne de la couche optique, . rt»urho optique est orientée de telle sorte, •nt par son côté externe le plus prolongé, et ^iiTlaces qui présente le plus grand développeî version des fibres convergentes supérieures s'y .'giuns internes, en effet (qui correspondent à la 'îsi<'*nie ventricule), ses régions supérieures, postéiiu.Mieures (qui sonllibres dans les diverses cavités des Intel aux), sont complètement exemptes de connexions ihres blanches cérébrales ambiantes. Sa région infecte encore des rapports intimes de voisinage avec les ienres spinales. En effet (pi. XXXllI et pi. XLII,fig. 1), l( où les fibres spinales se disposent à pénétrer oblique^ en haut et de dedans en dehors, au sein de la sub- 5e du corps strié, elles s'étalent régulièrement en évenyr'np|ilic|uent au-devant de la région antéro-inférieure de

El ûpiique, à laquelle elles sont ainsi sous-jacentes. (Comrn- «es rapports la planche II et pi. IV, fig. 3.) Les fibres aîri.s cên^bcUeuses supérieures, les olives supérieures, /bm*- de fibres efférentes qui en émergent dans toutes liions ont encore avec ces mômes régions antéro-infédes rapports intimes excessivement importants et délicats .ttrt.\ non-seulement au point de vue de l'anatomie nor- MÎs t-ncorc au point de vue de Tanatomie pathologique, *«i|»pj/»riation exacte des différentes régions des centres i iI|[^le^sécs, dans les cas de lésions des couches op- Li).

' Cf<niir'Mi(l, du rcstc^ combien il est indispensable de connaître^ pour les i Ti> i ro^copiques, là où finit et là où commencent les couches optiques. Je )i trop insister sur la nécessité de se rendre compte exactement de ces

100 SYSTiMB DBS FIBllES COttVEBGBNTES SCPtBIBCBES.

ARTICLE II

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