‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 47 sur 141 · DE LA COUCHE OPTIQUE · texte numérisé non relu

DE LA COUCHE OPTIQUE

le sens anléro-poslérieiir, et à grosse extréniité tournée en arrière (pi. XXIX). Sur des séries de coupes horizontales, la couche optique se présente à peu près sous l'aspect d'un triangle rectangle (pi. XXX et XXXII) : un côlé^st représenté par la paroi ioterne du troisième ventricule; un autre par une droite allant transversalement de la commissure postérieure à la substance grise des corps genouillés; la ligne qui joint les extrémités externe et antérieure de ces deux droites, et qui est la plus étendue des trois, représente la limite externe de la couche optique.

La direction de la couche optique est orientée de telle sorte, que c'est précisément par son côté externe le plus prolongé, et par celle de ses surfaces qui présente le plus grand développement, que l'immersion des fibres convergentes supérieures s'y effectue. Ses régions internes, en effet (qui correspondent à la cavité du troisième ventricule), ses régions supérieures, postérieures et antérieures (qui sontlibres dans les diverses cavités des ventricules latéraux), sont complètement exemptes de connexions avec les fibres blanches cérébrales ambiantes. Sa région inférieure affecte encore des rapports intimes de voisinage avec les fibres antérieures spinales. En effet (pi. XXXIII et pi. XLII,fig. 1)» au moment où les fibres spinales se disposent à pénétrer obliquement de bas en haut et de dedans en dehors, au sein de la substance grise du corps strié, elles s'étalent régulièrement en éventail, et s'appliquent au-devant de la région antéro-inférieurc de lacoQche optique, à laquelle elles sont ainsi sous-jacentes. (Comparez pour ces rapports la planche II et pi. IV, fig. 3.) Les fibres pédonculaires cérébelleuses supérieures, les olives supérieures, elle système de fibres efférentes qui en émergent dans toutes les directions, ont encore avec ces mêmes régions antéro-inférieures, des rapports intimes excessivement importants et délicats a connaître, non-seulement au point de vue do l'anatomie normale, mais encore au point de vue de l'anatomie pathologique, et de l'appréciation exacte des différentes régions des centres nerveux intéressées, dans les cas de lésions des couches optiques (1).

(1) On comprend, du reste, combien il est indispensable de connaître, pour Ici recherches nécroscopiqoet, là où finit et là où commencent les couches optiques. Je le saurait trop insister sur la nécessité de se rendre compte exactement de ces

198 SYSTÈME DES FIBRES CONVEfiGENTES SUPÉlilEUBBS.

L'intérieur de la masse même de la couche optique offre i considérer d'abord : l"" une série de petits amas de substance grise nettement isolés les uns des autres, jouant vis-i-vis des fibres, soil du système convergent inférieur, soit du système convergent supé* rieur, le rôle d'appareils centraux de réceptions ou de cerUres; et d^une autre part; 2"" une région centrale de stibstance grise, disposée sous forme de deux processif antéro-postérieurs, le long des parois internes du troisième ventricule, et qui n'est autre chose, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, que la substance grise des régions centrales de Taxe spinal, épanouie dans le cerveau, et reliée aux différents appareils encéphaliques, auxquels elle sert pareillement de support commun.

§ 1*'. — De« eentrcM de la eoaehe optique.

Les centres de la couche optique se présentent sous l'aspect de petits amas ovoïdes de substance grise, disposés dans l'intérieur de la couche optique régulièrement les uns à la suite des autres, et rappelant dans leurs rapports réciproques l'ordre suivant lequel les plexus périphériques avec lesquels ils sont en connexion, sont successivement rattachés aux régions centrales du système nerveux; ainsi, le cen/r^ qui occupe la situation la plus antérieure, est précisément celui dont les fibres afférentes occupent à la périphérie une situation corrélative, ce sont en effet les fibres convergentes olfactives qui, parmi toutes les fibres convergentes inférieures, occupent une situation d'antériorité tout à fait caractéristique (pi. I, Dg. l.[56, 57, 61], et pi. II [AI, 11, 19]). Les fibres optiques occupant dans leur mode de groupement sur Taxe la seconde place [témoin Tintumescence grise du tiiber cinereum propre à la racine optique interne, qui est situé immédiatement en arrière de rinlumescence propre' à la racine grise olfactive (pi. I, fig. 1 [7])]; elles occupent pareillement, dans leur distribution centrale, un mode de

rapports : rincertitude de nos connaissances à ce sujet, et l'absence de détails préci» sur ce point, dans les récits des observations, sont assurément une des principale* causes de l'obscurité et des contradictions qui régnent encore dans Tétudi di* maUdies des centres nenreux.

D8S OEMTRES D£ LA COUCHE OPTIQUE, iOft

réfMrUtion analogue, le centre qui leur appartient est précisément en arrière dix centre précédent (pi. I, fig, 1 [54, 62]; pi. II [42, %0]). Les fibres convergentes acoustiques qui sont les dernières venues, et qui occupent, par rapport à la totalité des fibres con-* vergentes inférieures, la situation la plus postérieure, se trouvent, pareillement à leur point de terminaison centrale» dévolues à un centre qui est situé dans la région la plus postérieure de la couche opUque (pi. II [i\ 17], et pi. XIII, fig. 8 [1, 7], pi. VIII, fig. 2 et 3). Enfln les fibres de la sensibilité consciente, qui au milieu de l'agglomération générale des fibres spinales ascendantes (au niveau du quatrième ventricule), occupent, par rapport aux fibres acoustiques précédentes, une situation d'antériorité très-marquée (pi. Il [15]), se trouvent dans les centres où elles s'amortissent, réparties dans un département de la couche optique, qui représente une loealisation corrélative ; le centre médian dans lequel elles paraissent se perdre, est placé en effet en avant du centre postérieur, et en arrière du centre moyen (pi. II [22, 24]; pI.XII, fig. 2et8 [3]).

Ces centres^ dans chaque couche optique, nous ont paru être jusqu'ici au nombre de quatre bien nettement circonscrits; ils sont en général superficiellement situés, et forment par leur saillie, les principales protubérances que Ton observe à la surface de la couche optique (pi. XXIX). Au point de vue des rapports généraux qu'ils ilBectent les uns aux autres, on pourrait les désigner sous le nom de : 1** centres antérieurs (pi. XXIX [11]) ; 2** centres moyens (pi. XXX [11] ) ; 8« centres médians (pi . XXXII [12]); et 4° centres postérieurs (pi. XXX [13]); et au point de vue de la spécificité des fibres venues de la périphérie sensorielle qui viennent s'y distribuer : centres olfactifs, centres optiques, centres sensitifs, centres acoustiques.

Leur volume, qui est susceptible de présenter quelques variations, oscille entre celui d*un gros pois et celui d'une petite noi* «elte : c'est le centre moyen, ou optique, qui présente les plus fartes dimensions, et le centre médian les moindres (XXX).

La coloration qui leur est propre est en général rouge&tre et uniforme, dans des cerveaux sains ; ce n'est que dans les cas palbolof(iques, que l'on constate dans leur masse des décolorations partielles et des taches grisâtres. La coloration du centre médian

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€St cependant en général moins accentuée que celtes des trois autres.

La structure de chacun de ces amas de substance grise est à peu près identique; ils sont constitués, outre une forte proportion de substance amorphe d'une ténacité variable, par une grande proportion de cellules nerveuses dont lés caractères généraux se rapprochent assez bien de ceux des cellules ganglionnaires.

Ces cellules, qui, à Tétat frais, mesurent environ 0"'*,02 à 0°'",03, sont a un ou à deux prolongements (pi. XVII, fig. 3)« Elles sont en général de forme ovoïde et de coloration jaunâtre; elles sont souvent chargées (en proportion variable) de granulations pigmentaires ; leur noyau est en général petit, et pourvu d'un nucléole peu apparent. Quant à leurs prolongements, ib sont assez difficiles à distinguer; dans un certain nombre de cas, on n'en aperçoit qu*un seul, d'une manière assez nette, les autres sont, ou bien rompus, ou bien d*one ténuité excessive. U est pro« bable que la même disposition que nous avons signalée i propos des rapports réciproques des fibres nerveuses afférentes avec les cellules des amas ganglionnaires, se retrouve ici ; et que si chacune de ces cellules, se trouve en connexion directe par un de ses prolongements avec une fibre nerveuse, elle se trouve, d'une autre part (à Taide du chevelu radiculaire qui émerge de ses parois), en relation avec les prolongements homologues des cellules efférentes ambiantes, avec lesquelles elles forment un lacis continu d'éléments nerveux enchevêtrés (pL XVII, fîg. h).

Quant aux rapports généraux que ces centres affectent avec les fibres nerveuses afférentes, nous avons déjà signalé* à propos de la description du système convergent inférieur en général, et des fibres directes ganglio-cérébrales, ce que chaque groupe, isolé de fibrilles nerveuses, offrait de spécial dans sa répartition centrale (pi. Il, et pi. I, fig. 1) (p. 77 et suiv.). Nous avons pareillement décrit les rapports généraux des fibres convergentes supérieures au moment où, après leur pénétration dans la couche optique, elles se distribuent en inégale proportion dans chacun de ces mêmes centres (pL IV» fig. 3) (p. 185). Il nous reste à rappeler que chacun d'eux en particulier affecte des connexions intimes avec les traînées longitudinales antéro-postérieures de substance grise qui tapissent les parois internes du troisième ven-

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