DBS CENTRES DE LA COUCHE OPTIQUE
tricule (pi. ly fig. 1 [5, 6^); que cette substance grise leur sert de irait d*UDion et de bandelette connective commune (16, 1 0^, pi. XXXI et XXXII); qu'ils se continuent insensiblement dans leur région interne avec cette substance grise; et que c'est grâce i elle» que les fibrilles des racines grises internes des nerfs optiques et olfactifs, se trouvent conjugués à celles qui émanent des racines externes des mêmes troncs nerveux (1) (pK I, fig. 1).
CerUre antérieur ou centre olfactif {^). — Le centre antérieur se présente sous Taspect d'une légère^ intumescence bien nettement isolée, et faisant saillie au niveau de la région la plus antérieure de. chaque couche optique (pL I, II, XIII, fig. 1; pi. XVII, fig. 1 [1 , l'J ; pL XXIV, fig. 1 ; pi. XXIX [11] ; pi. XXX). Sa forme est ovoïde, son grand diamètre est dirigé obliquement de haut en bas et de dehors en dedans : il a à peu près le volume d*un gros pois. U est bordé eu dehors par la série des fibres convergentes supérieures (pi. II, fig. 1, et pi. XXXI) qui passent en dehors de lui et le circonscrivent par une série de courbes régulières, sans cependant contracter de rapports directs avec sa substance.
Ce centre est en relation directement avec les fibres du ténia semi-circulaire, qui (après avoir décrit le trajet que nous avons déjà signalé page 77 [pL XXVIII, fig. 2]) viennent en définitive se perdre, en s'éparpillant dans son intérieur (pi. XVII, fig. 1 [2, 2^). Ces fibres jouent, vis-i-vis de la substance grise de ce centre^ le rôle de conducteurs afférents. Quant aux conducteurs cfférents, ce sont les fibrilles convergentes émanées de l'hippocampe qui
(1) Les fibres, en effet, du ténia qui sont les prolongements médiats des fibres de U racine oUàctiTe externe, se distribuent dans le centre antérieur; or la substance griie de ce centre est précisément (pi. XXVIU, fig. 2, et pi. XXI, fig. 7) en rela< tion^ au-dessous de la cloison, avec Tintumescence centrale propre à la racine interne de ToUSactif ; le circuit est ainsi complet. De mdnic pour les fibres optiques : les fibrilles blanches (pi. XY, fig. 3 [9]) qui rampent à la surface de la couche optique lont aussi des prolongements médiats des fibres de la racine externe du nerf optique : elles s'éparpillent dans le centre moyen, et lu se trourent en connexion avec les fibriUea émanées du tubter cinereum qui représentent médiatement les irradiations centrales, de la racine grise interne. Le circuit, entre les deux racines, se trouve pareiUeoDient ainsi complété (comparez avec pi. I, Og. 1 [6, 60, 61, 62]).
(2) Cette saillie de la couche optique a été signalée sur les planches d'Arnold sons le nom de nueleus antermr superior (tabula IV, fig. 5, 1838) : Vieussens l'appane cùrpui aihum tubrohmdum (Lyon^ MDCLXXXV^ p. 59).
208 SYSTEMS psa riBisa convergentki supéiiieurbs.
peuvent être considérées comme tels ; et encore tes rapports ne 8ont-il8 établis que d'une manière tout à fait indirecte. Ils ont lieu médiatement à Taide d*un faacicule surnuméraire ainsi disposé :
. En étudiant les principales particularités que présente ce centré antérieur, on s'aperçoit qu'il est en connexion directe avec deux accumulations de substance grise spéciale, éloignées les unes des autres, celle des tubercules mamillaires et celle du eonarium ; et que les rapports s'établissent (entre ces deux départenients de substance nerveuse) à Taide de deux systèmes de processus ûbrillaires dirigés, l'un verticalement en bas et en dedans, l'autre, horizontalement d*avant en afrière, dans une direction antéro* postérieure (pi. XXI, fig. 7 [19]).
Le premier de ces deux systèmes de fibres nerveuses (pi. XXIV, fig. 1 [1&]; pi. XXI, Pig. 7 [18]), parfaitement décrit et figuré dans Touvrage de Vicq d'Azyr, se présente tout d'abord sous l'apparence d'un fascicule verticalement dirigé de haut en bas, résultant de la Juxtaposition d'une série de librilles primitivement épanouies au sein de la substance grise du centre antérieur, et progressivement groupées les unes à côté des autres. Ge fascicule unique se dirige directement en bas et en dedans, s'infléchit lé* gèrement sur lui-même, et va se distribuer, en s'éparpillant en fibrilles divergentes dans les régions les plus internes (pi. XXIII [21, 21'] et pi. XXXIV [14, 14']) de la subsUnce grise des tubercules mamillaires, précisément dans le voisinage du point où les fibres terminales convergentes de l'hippocampe (les piliers) se sont pareillement disséminées. Il y a donc au seiu de la substance grise des tubercules mamillaires des rapports intimes, ou plutôt une véritable combinaison réciproque entre les expansions centrales des fibres nerveuses venues de la circonvolution de Thippocampe et les extrémités radiculaires du fascicule de Vicq d'Azyr, qui est en quelque sorte le véritable trait d'union entre la substance grise du centre antérieur et celle des tubercule>s mamillaires.
2** Le second système de fibres conneetives du centre antérieur présente des analogies nombreuses avec le précédent : ces fibres naissent des régions les plus internes de la substance même du centre antérieur (pi. XXIX [9, 9'] ; pi. XXX [17]), sous Taspect de filaments épars tout d'abord, et bientôt agglomérés en fascicules
DBS CBNTBBS DE LA COUGHB OPTIQUB. SOS
blanchâtres ; ils s'appliquent sur les parois internes des couches optiques, et se dirigent parallèlement aux fibres dissociées des piliers, au-dessous desquelles ils sont situés, A mesure qu'ils s'avancent vers les régions postérieures du troisième ventricule, ils s'accolent aux fibres précédentes, et partagent (en se perdant soit directement, soit après s*étre entrecroisés) leur distribution terminale au sein de la substance grise du conarium.
La substance grise du conarium est donc, dans les régions postérieures du cerveau (vis-à-vis des fascicules émanés du centre antérieur), dans les mêmes rapports que la substance grise des tubercules mamitlaires se trouve vis-à-vis des fibrilles terminales du faisceau de Vicq d'Azyr. Dans l'un et l'autre cas, les fibres de ces deux systèmes de fascicules nerveux s'amortissent dans des dépôts de substance grise situés excentriquement (en dehors de la masse commune des régions centrales) ; aussi, peut-on considérer à ce point de vue la substance grise du conarium comme représentant dans sa masse, deux tubercules mamillaires postérieurs^ fusionnnés sur la ligne médiane.
Ainsi dbnc, nous voyons, diaprés ces détails : que si le centre antérieur de la couche optique ne présente pas, ainsi que les homologues , des rapports directs avec l'ensemble des fibres convergentes supérieures, ses rapports avec la périphérie corticale pour être indirects, n^en existent pas moins ; que dans les régions centrales où ses fibres connectives viennent se mettre en relation (la substance grise des tubercules mamillaires et celle du conarium), celles-ci y rencontrent précisément une série de fibrilles terminales émanées de l'hippocampe (pi. XXI, fig. 7) ; qu'il se trouve principalement en connexion avec l'hippocampe, c^est-àdire avec une portion isolée de la substance grise de la périphérie cérébrale; que l'hippocampe est ainsi, par conséquent, relié à un foyer isolé d'irradiations sensorielles spécifiques, les impressions olfactives.
n résulte de ce simple rapport : que l'on est naturellement porté à admettre Texislence de départements isolés de la substance grise de la périphérie cérébrale, qui sont plus particulièrement destinés à l'élaboration de tel ou tel ordre d'impressions sensorielles.
20i SYSTÈMB DES FlBRfiS CONVERGENTES SUPÉBIEURES.
Centre moyen ou centre optique (1). — Contîgu au précédent, derrière lequel il est placé, le centre moyen se présente sous l'apparence d^une petite intumescence de substance grise, faisant saillie à la surface de la région moyenne et interne de la couche optique, au niveau de la commissure grise (pi. XXX [11, 11*]; pi. XXIX; pi. XVII, fig. 1 [6]; pi. XII, fig. 2 [S]). Cet amas de substance grise, qui est souvent d*une coloration rougeâtre trèsaccentuée, est le plus volumineux des centres delà couche optique.
Les fibres afférentes avec lesquelles il est en connexion viennent de deux sources :
Un premier groupe, qui est facile à voir sur des pièces fraîches, et dont nous avons déjà parlé à propos des fibres optiques gangliocérébrales (page 78), se dessine sous l'aspect de filaments blanchâtres a direction curviligne, étendus de la substance ganglionnaire des corps genouillés à ce centre moyen de la couche optique (pi. XV. fig. 3 [9], et pi. XXIX [15]). Ces filaments, dont les plus externes sont contigus aux fibres homologues du ténia (pi. XXIX [12]), s'étalent en éventail, et pénètrent aussi au sein de la substance grise du centre moyen avec laquelle ils se combinent.
Les fibres du deuxième groupe sont beaucoup plus difficiles i suivre dans toute la continuité de leur trajet (pi. III, fig. 1 [MC]). Elles émergent de la substance grise de tubercules quadrijumeaux (voy. page 67), se dessinent souvent sur des pièces fraîches, sous l'apparence de fibrilles étalées en éventail (pi. XXX [l&J) irradiées de la région antérieure des tubercules quadrijumeaux supérieurs, et se portent directement en avant au niveau des parois internes du troisième ventricule. Sur des pièces préparées (pi. XI, fig. 1 [10, iV]) on peut! suivre un certain nombre d'entre elles au moment où elles se relèvent du sein de la substance grise d*où elles tirent leur origine, pour se porter directement en avant verâ la région moyenne de la couche optique, où l'on peut encore les retrouver.
Ces divers groupes de fibres nerveuses afférentes à la substance grise du centre moyen, y abordent suivant une direction oblique
(1) La saillie de cette région de la couche optique a été figurée sur les planches d'Arnold Tabulœ anatomicœ^ fasciculus I, icônes ccrcbri et incdullsB spinalis. Turici, 1838) ; il la désigne sous le nom de nudeus internus (tabula IV, fig. 5).