‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 86 sur 141 · CINQUIÈME SECTION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SECTION

de L'état de sommeil des centres nerveux.

DK l'état DB sommeil DU CSRVEAQ .

Nous avons envisagé jusqu'ici les fonctions des centres nerveux pendant leur période d^activité diurne; nous avons vu que le cerveau, véritable appareil de réception et d'élaboration des impressions sensorielles, était pendant Télal de veille dans un perpétuel état d'ébranlement et d'activité. A cette période de travail diurne succède bientôt un état opposé, et cet état c'est le sommeil.

Placés, ainsi que nous Tavons fait, au point de vue exclusivement physiologique, nous allons voir les questions qui se rattachent à rétat du cerveau pendant le sommeil se simplifier d'une façon tout à fait spéciale. Puisque nous avons admis comme fait d'expérience, que les cellules cérébrales sont aptes à réagir automatiquement sous l'influence des incitations extérieures, et à produire entre elles une série de combinaisons spontanées, nous arrivons tout naturellement à envisager l'état de sommeil comme le moment pendant lequel cette activité est suspendue, et la période de réparation pendant laquelle la cellule cérébrale récupère, comme une pile épuisée, les matériaux de son activité éteinte.

propoS;, il sorail hun de tcuir compte^ daus la saine appréciation phrénoloi:i(|Q« do l'activitc cérébrale, nun-sculemont des dimensions intrinsèques da cerreu proprement dit, mais encore du rapport des proportions du cerveau avec cfUr« (lu ccr>elet. On comprend en effet comment des appareils cérébelleux d'un toIuiik donné pourront retentir d'une façon toute différente dans un ccrreau de noyen volume, et dau3 un cerveau plus ample; et comment tel cervelet qui protoqu^raii lies phénomènes hyper sthéniques seulement dans l'un, pourrait déterminer daa< on autre; à peine des réactions sthéniques maintenues dans des limites physiolofdqur? Il est encore permis de supposer que l'innervation cérébelleuse sera d'autant pis* apte à se révéler sous forme de manifestations explosives, telles que la colère it U fureur, (jue l'action des cellules du corps strié l'aura moins usée ou moins amortie, et ({u'elle s'y répartira dans sa masse avec plus d'impétuosité.

On comprend dès lors toute l'importance de l'appréciation exacte de ces rapport», jusqu'ici trop peu étudiés; puis4]ue cette comparaison bien faite pourrait sertir i mesurer et à spécifier certaines aptitudes de races, au point de vue de i'cnerpe, do t ourafce et de la force brutale.

DE l'état de sommeil DU CERVEAU. àài

L'état de collapstis ou d'inactivité dans lequel tombent les cellules cérébrales d'une manière intermittente n'a rien , en dé6nitive, qui doive surpendre : c'est un phénomène d'ordre vital, que les cellules nerveuses présentent au même titre que toutes les autres cellules de l'organisme. Pour peu qu'on y songe, en effet, chaque cellule, vivant au milieu de Tintimité de nos tissus comme une individualité indépendante, n'est-elle pas plusieurs fois par jour, ou à plus longue échéance suivant l'organe auquel elle appartient, un petit appareil destiné à jouer son rôle à un moment donhé, pour rentrer aussitôt après dans une période d'inactivité passagère, et après avoir accumulé silencieusement de nouvelles ressources, recommencer de nouveau son fonctionnement alternatif? Chaque acte sécrétoire, ou fonctionnel, par cela même qu'il implique une dépense quelconque, n'implique-t-il pas du même coup un temps de repos destiné à emmagasiner des matériaux nouveaux ?

Les expériences de Cl. Bernard (1) ont montré d'ailleurs que les glandes salivaires, en particulier, sont susceptibles de présenter, à différents moments, des modalités variées en vertu desquelles, tantôt, dans leur période d'activité ou de veille, elles dépensent leurs ressources accumulées par avance, et tantôt, dans un état de torpeur ou de sommeil^ elles accumulent les matériaux de leur sécrétion ultérieure. Activité et repos étant les deux termes complémentaires qui s'appellent l'un l'autre, et qui se succèdent comme les doubles oscillations d'un pendule pour toutes les cellules vivantes, depuis celles qui occupent le rang le plus infime dans leur hiérarchie, jusqu'à celles qui sont douées des aptitudes fonctionnelles les plus multipliées, qu'y a-t-il donc d'étonnant à ce que les cellules cérébrales, vivant de la vie comnuine avec toutes leurs congénères, empruntant comme elles leurs matériaux réparateurs aux liquides nutritifs ambiants, éprouvent aussi les mêmes alternatives d'activité et de repos, de veille et de sommeil, et récupèrent pendant une période d'inaction, leurs dépenses antérieures, pour accumuler par un travail intime, les éléments d'une activité nouvelle?

(1) V'oy. Lef^'ONU sur les proffriétés fies iiquùk'H de l'ort/attismc, l. I, p. 300 cl suiv., Paris, 1857.

hkt DE L'iU'f 1>K bOMMBIt UKS GKNfRSS NIAVEUS.

Ceci admis, il nous reste à passer en revue les fM'incipam phénomènes que présentent les centres nerveux : 1^ à mesure ^ leurs manifestations se ralentissentetqu'ils se rapprochent de leur période d'inactivité ou de collapsm; et 2" alors qu'ils se rémilmU et entrent de nouveau en rapport aveo le monde extiriouf.

I. A mesure que l'homme se laisse aller à Tentralnement do sommeil, la réceptivité des plexus nerveux périphériqu s» pour les impressions extérieures, s'épuise insensihlement et les appareils sensoriels sont en quelque sorte frappés d'anesthésie passagère; la vue, le toucher d'abord, l'audition ensuite, cessent de lui envoyer leurs sollicitations habituelles, et son cerveau tombe peu â peo dans le domaine de la rêverie. II est en effet curieux de constater jusqu'à quel point les centres nerveux sont tributaires des diverses sources d'incitations périphériques qui seules entretiennent leur activité diurne. C'est par la périphérie, en effet, que commence la série des phénomènes somnifères : lorsque les plexus périphériques sont arrivés, par suite de leur conflit trop prolongé avecles agents du dehors, à une période de fatigue ou de saturation, ils cessent de propager vers les régions centrales les courants cco* tripctes destinés à alimenter leur activité, et c'est ainsi que l'état de sommeil est médiatemcnt provoqué dans le cerveau, par suite de l'épuisement successif des sources d'incitations sensorielles qui le tenaient précédemment en éveil (1).

Le cerveau de l'homme, une fois privé du contingent physiologique des incitations sensorielles extérieures, fermé de toutes parts aux bruits du dehors, se trouve seul dès lors en présence de l'activité spontanée de ses éléments : les milliers de cellules dont il se compose ne tombent pas en effet simultanément, et d'un mouvement uniforme, dans cet état de collapsus qui constitue le sommeil.

Tantôt, à la suite de fatigue et de veilles trop prolongées, elles

(1) Le» divers foyers d'incitationi sensorielles destinées i sôlKciter l'acUfHé cérébrale »'éteigiitni les uns après les antres^ on comprend roomicnl la cantM s'ot iamais daos toutes ses parties simultaDcment cmvahi par le tooiniey, et eowMit il ne s'endort que par régions, et partiellement. Tout le monde tait en eftt qu'il arrive un certain moment de somnolence^ dans lequel renchainement des idées reste en quelque sorte encore local, et que la sphère de TacUvité intellectoiile semble inseiisibleiiieni se circonscrire, à mcnire i|ve la firtode ém toBtffif s*accentue davantage.

M L*ÉTAT DE SOMMEIL DU GMRTEAU. khi

obéissent toutes en masse aux lois de la vie végétative; elles se cimstituent des ressources nouvelles^ et réparent en silence leur dépense ; le sommeil est alors complet, et véritablement réparateur.

Tantôt, au contraire, leur activité ne s'arrête pas dans tout le cerveau à la fois : quelques groupes retardataires, par suite d'une exaltation passagère de la période diurne, continuent encore isolément à veiller, alors que toutes les autres cellules sont en repos, et, par leurs ébranlements incessants» provoquent des rèveg en baraiônie avec les impressions extérieures qui les ont le plus vivement frappées, etc. Tantôt ces mêmes cellules en état d*érétliisme persistant amènent, par une sorte de mouvement communiqué, le réveil d'autres cellules avec lesquelles elles ont été précédemment en relation : elles évoquent ainsi la reviviscence artificielle de souvenirs antérieurs, et produisent, soit des conceptions bizarres et des idées fantastiques dont les associations incohérentes, persistant jusqu'au moment du réveil, nous frappent comme des manifestalions- spontanées de ndtre cerveau en délire, soit même des opérations de jugement et des aperçus nouveaux dont la clairvoyance et la lucidité nous surprennent.

Les rêves ne sont donc que la continuation pendant Tétat de sommeil de Tactivité spontanée des cellules cérébrales qui, plus fortement ébranlées dans certaines régions du cerveau que dans d'autres, achèvent leurs oscillations vibratoires avant de rentrer dans leur situation de repos, de même que nous voyons les molécules d'un corps sonore vibrer encore, alors que les causes d'ébranlement qui les ont tirées de leur état d'équilibre ont CDmplétement disparu (1).

(1] n est à noter que si, pendant Télat <le veille, les cellules cérébrales lont soustraites en partie à rinflucncc des incitations irradiées des plexus viscéraux, par cela même que les impressions sensorielles diurnes retentissent au milieu de leurs réseau avec plus d'éclat et d'intensité ; pendant l'état de sommeil des conditions ÎBverses s'établissent. U résulte en effet de l'exUnction progressive des impressiais stssorielles extériaores, que ces mêmes cellules cérébrales se trouvent en quelque sorte à découvert, en présence des incitations parties des régions on se coodcaient Im msiHrewoM viscérales (voy. page 363).

Oa comprend, à l'aide de ces rapports, comment, pendant la période d'iiucti* vile Boctome, les impressions irradiées de la périphérie des plexus viscéraux retentisseat d'une manière particulière sur les régions de la spbère psychique, et y provoquent alors des associations d'idées en accord avec leur provenance. C'est en

AM t)E t^tfàf M ftOMMBlL bÈÈ tilMtlltS flBÉffCt.

est dans un état Complet de eollapsus; nous lommes done spontanément conduit à penser que si la manifestalion anormaté disparaît, c'est que le Toyer d'incitation d^où elle dérive est éteint, et que si les mouyements choféiformes cessent pendaol le sommeil, c'est que le cervelet qui les provoque dori aussi; et qu'il se répare pendant ce temps, en accumulant en lui-même des réserves d'innervation excito-motrice destinées i la coosonmation diurne.

Cette question du sommeil du cervelet nous semble dôntf devofar être résolue dans le sens affirmatif.

§ t. «- Se réimt «e 9MÊiÊMà é» rute

Quant, à Ift question de savoir si les différents sftgments de Taxe spinal sont susceptibles isolément de tomber dans cet éUI de eollapsus spécial qui constitue le sommeil pour le eervetii nous sommes encore ici, faute d'expériences directes, réduit à dl simples conjectures^

Il parait en efler. acceptable que les impressions incooscienteSt optiques, acoustiques, sensitives, cessant d'être recueillies pir les expansions nerveuses périphériques, et d'être en même leoifi réparties au milieu des réseaux de cellules spinales, amènent poir celles-ci une sorte d'élat d'inaclivilé relative ou de somaicil partiel, pendant lequel chacune d'elles retombant 30US l'empire des lois de la vie végétative, répare ses pertes et se pourvoit él matériaux nouveaux.

Mais celte période de eollapsus qui envahit ainsi certaiael régions spinales qui ont cessé d'être ébranlées par les incitatisas extérieures, est-elle généralisée à toute la masse? Y a-t-il ce^ tains départements privilégiés de Taxe spinal qui n'y sont pt9 astreints, et qui semblent être dans un perpétuel état de veille? Cette supposition est-elle applicable en particulier & certains points de la région bulbaire?

Nous avons en effet indiqué déjà que c'était dans ces départements supérieurs de Taxe spinal que se trouvaient les centre! de réflexion qui tenaient sous leur dépendance les mouvements inspiratoires et les mouvements cardiaques; nous savons^ 4'un autre côté, que ces mouvements sont de lA catégorie des arifen^

M L*ATAt BË SOMElls W L^Att SftHkL. M

réflexes» etc. : nous sommes donc amenée en envisageant la ques* lion an point de vue de la physiologie générale, à nous demander si ces mêmes segments spinaux (pi. VI et VII), alors que tous leurs congénères passent les uns après les autres dans la période d*inactiTitc, ne présentent pas aussi quelques modifleations nouvelles dans leur manière d'être.

Nous savons, à prioriy que les mouvements cardiaques et les mouvements respiratoires se succèdent jour et nuit sans interruption et que, véritables grands ressorts de la machine vivante, ils tiennent strictement sous leur dépendance Tenchalnement des phénomènes dont Tensemble constitue la vie de l'organisme : il est donc évident qu'en vertu de leur importance fonctionnelle toute spéciale, les sources d'innervation d'uù ils soutirent leur pKncipe d*actioti, doivent être incessamment actives : i*este à Savoir si bes sources dMnnefvation centrale sont toujours identiques avec elles-mêmes.

Quoique nous n'ayons aucune donnée expérimentale positive à faire valoir, nous sommes néanmoins porté à admettre que ces •m spinaux diaUaltiqw$ sont» au moment oii le cerveau est en période de collapsm^ la ai^e d*uae modiiealion Tonclionnelle sui generis : qu'il y a alors des foyers nouveaux d'innervation centrale qui s*éveillent, et que c'est à l'aide d'une alternance régulière de ces nouveaux foyers d'incitation qui fonctionnent à tour ie rôle, les uns la nuit, et les autres le jour, que la continuité est obtenue pour les mouvements respiratoires et cardiaques. C'est ainsi que les lois d'intermittence fonctionnelle se trouveraient recevoir une nouvelle application dans l'étude de cette série de phénomènes alternatifs dont ie système nerveux central est le

Pour peu qu'on y réfléchisse en effet, Il est d'observation vulgaire qu'au moment où les cellules cérébrales commencent à passer à Fétat d'inactivité, les régions bulbaires de l'axe spinal qui tiennent sous leur dépendance immédiate le jeu des appareils respiratoires, sont modifiées dans leur mode de fonctionnement. Tout le monde sait en effet que le bâillement est le signe pré- ■oniioire qui indique que les conditions de raciivîté fonctionnelle Aume du système nerveux ont cessé d'être ce qu'elles étaient précédemment. Qu'est-ce, en effet, que le bâillement, si ce n'est

DU L ÉTJkT Xm âOHHIL DBS GHITIIB

•mm impiralion invoioBlaîre^ indiquant par eile-niéBafB| TAiion (le la sphère de l'activité automatique acquiortia bulbaire une influence prépondérante, par suite de la de l'influx céff4irai, et qu'il se passe en ce point opinai, une sorte d'interrègne et de perltu-bation indtateur? A* une autre part, le rbythme si prennent les nuMivements inspiratoires pendant la pi f^oUapms du cerveau, leur succession si mesurée^ leuis«| -li franchement automatiques, nous portent pareilIenflÉti qu'ils ont cesse d*ètre régis par les mêmes foyers dTirt que ceux qui les suscitent pendant l'état de veille (TV

Ces simples remarques n«>us autorisent donc à les divers départements dont se compose le central s'associent mutuellement dans les manifi miques de leur activité diiune, ils sont de même wêêê leur période d'inaction alternative, puisqu'ils panûamiftl 9er de (bnctioQiier, et dormir en même temps.

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Jusqu'ici nous avons considéré Tétat de sommeil éi nerveux comme un phénomène d'ordre vital de la cd veuse, indépendamment des comiitions organiques Sfi peuvent provoquer soo apparition. ?(ous avons laissé sor pian la question de savoir quelle était l'influence ilu h circulatoire stir le mecaniï^me de la pro«luction du eoilÊf brai, dans la conviction que si les phénomènes vascuiM dans les centres nerveux pendant iVtat de sommeil d rétat «le veille, ces variati<'>ns ne sont au plus que des pU concomitants, n'ayant qu'une influence secomiaire sw aitemati& de la substance nerveuse.

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E IIODIFICATIONS DIÎS Pni^:.\0>IKNKS CIUCULATOIHES. àh9

Et en ciïet que certains aiUeurs, frappés des analogies |iB que présente Télal d*un individu plongé dans un pro- ||nieil physiologique, et celui d'un autre dont Tencêphale An par une violente congestion, ont été portés à admettre icdeux manifestations symptomatiques similaires devaient î|uement rapportées à une hypérémie cérébrale plus ou jÎFOnoncée, à une dilatation congestive des capillaires céréi on sait que d'autres, au contraire, avec Durham (1), pnt sur certaines expériences physiologiques et quelques ieueillis sur l'homme (2),. sont disposés à considérer les :nerveux pendant l'état de sommeil comme étant le siège Domènes circulatoires inverses, et à dire qu'à ce moment, .plutôt les phénomènes de l'anémie qui prédominent, par Il resserrement des parois vasculaires, est presque complètement impossible, en présence de ces piuions opposées, de résoudre celte question d'une manière santé, il est au moins permis d^émettre quelques induesposant d'ailleurs sur une série de faits très-légitimement es.

cellules nerveuses, avons-nous dit déjà, participent aux tés générales qui sont communes à toutes les autres ; de l'organisme; soumises aux mêmes lois de nutrition, ivent comme leurs congénères aux dépens du milieu environne, et lui empruntent les matériaux indispenà leur activité propre : or, le tibsu nerveux, au point de j actes purement trophiques, peut être inconleslablemcnl é à un véritable tissu glandulaire, lequel, tantôt pendant ode de repos, récupère ses matériaux épuisés, et tantôt, itsa période d'activité, déverse au dehors ces mêmes uiaté- ►réalablement récupérés.

xhives de médecine^ 1861, 1. 1, p. 637.

IdwcH; dans un cas de plaie de tète avec perte de substance des os du constaté que lorsque le malade était plongé dans un sommeil calme et palcerveau restait presque innnubile dans fon enveloppe; que lorsqu'il rêvait, ntâit de volume, et qu'il venait faire saillie au niveau de la perfo.ation es rêves avaient quelque vivacité.

mbach, dans une circonstance analo^e^ a également remarqué que le cer- Cùtiait pendant le sommeil, et que le réveil s'accompagnail d'un afflux plus ible de sang, et d'une augmentation de volume {Archives, ioc. cit.).

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