‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 10 sur 133 · GANGLIONS OPTIQUES · texte numérisé non relu

GANGLIONS OPTIQUES

isolément s'amorlir dans deux amas de substance grise spéciale, disposés le long de leur continuité et qui ne sontautrcs que les corps genouillés externes et internes ( pi. XV, fig. 1 [11, HT et fig. S) (1). Ces deux amas de substance nerveuse sont les ganglions légitimes des fibres optiques, puisqu'ils sont les premiers dépôts de substance grise qu elles rencontrent interposés sur leur parcours centripète.

Le corps genouillé externe est moins nettement limité, mais plus volumineux que Vinternc; il est en quelque sorte sculpté au niveau de la région posléro-inféricure de la couche optique. 11 reçoit dans une direction horizontale les fibres légèrement incurvées de la division supérieure de la bandelette optique ( pi. XV, fig. 3 et 5).

Le corps genouillé interne qui se présente sous Taspect d une saillie pisiforme, en dedans du précédent, reçoit les fibres de la bifurcation inférieure de la bandelette optique, qui se joignent a lui dans une direction légèrement oblique (pi. XV, fig. S, et 6).

La structure de chacun de ces deux amas ganglionnaires est assez simple, et cependant caractéristique.

Leur membrane d*enveloppe, d'une ténuité remarquable, n'est, à proprement parler, qu'un lacis de fibrilles de tissu conjonctif, servant a la dissémination des nombreux capillaires qui plongent dans leur épaisseur. Les cellules que l'on y rencontre présentent les mêmes dispositions fondamentales que les autres cellules ganglionnaires précédemment étudiées : elles sont la plupart apolaires, encadrées par une série de fibres nerveuses grises, disposées concentriquement àleur pourtour (pi. XV, fig. 4). (Incertain nombre d'entre elles m'ont paru cependant offrir un pôle unique très-manifeste (fig. 3 et A ). Elles représentent à peu près en volume celui des cellules ganglionnaires acoustiques, peut-être ont-elles même de plus petites dimensions. Les noyaux et nucléoles se présentent dans les mêmes rapports qu'ailleurs.

(1) SaÎTânt que le paquet des fibres conTcrgentes optiques se divise ou ne se divise pas en deux divisions chei les diverses espèces de vertébrés, il en résulte l'absencc ou la présence, des deux côtés de Taxe spinal, de deux paires de corps genouillés, et, comme conséquence immédiate et nécessaire, l'apparition de tubercules bi ou quadr^umeaux.

Elles sont presque toutes de forme ovoïde, de coloration jaunâtre et souvent très-fortement pigmentées : elles sont de plus d'une consistance mollasse, qui les rend très-facilement dépressibles. La matière amorphe au sein de laquelle elles sont plongées, est, pour cette série d'amas ganglionnaires, très-abondamment répartie; elle est pareillement d'une mollesse caractéristique et très-souvent colorée d'une teinte jaune d'ocre très-netlement accentuée.

Les fibres nerveuses afférentes, celles de la bandelette optique, se perdent insensiblement, en suivant un trajet légèrement spiroïde, au milieu des amas de cellules ganglionnaires, et affectent avec elles les mêmes rapports généraux que nous avons indiqués déjà en parlant des fibres afférentes propres aux ganglions spinaux.

Elles offrent cependant ici une disposition remarquable, c'est de s'immerger au sein de la substance ganglionnaire d'une manière successive et sous forme de cornets emboîtés. Aussi, sur des coupes verticales ou horizontales apparaissent-elles à ce moment sous Taspect de lignes concentriques à contours festonnés (pi. XV, fig. 4; pi. XII, fig. 2 [17, 17'], et fig. 3 [U, 15]).

Quant aux fibres efférentes, elles naissent toutes de la masse môme de la substance grise ganglionnaire, et se recomposent d'une manière analogue à celle dont les afférentes se sont dissociées, pour gagner les divers dépôts de substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux.

Chez les vertébrés supérieurs, les amas de substance ganglionnaire des corps genouillés présentent un développement considérable, en accord avec l'abondance des fibres nerveuses qui s'y distribuent. Ces amas ganglionnaires, qui sont une dépendance des appareils de l'axe spinal proprement dit, paraissent d'autant plus développés que les appareils cérébraux le sont moins. Chez le lapin, ils forment des saillies très-nettement accentuées (pi. XXXIX, fig. 2 [1]); chez le bœuf, le cheval, leur volume tranche d'une façon caractéristique sur celui de la couche optique correspondante (laquelle représente, ainsi que nous le verrons plus loin, l'amplitude de la périphérie corticale), si bien que les rapports du grand diamètre transversal de la couche optique A

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