GANGLIONS OLFACTIFS. SO
celui des corps genouillés externes étant : : 2A : 5 chez Thomme adulte, nous ont paru être dans un cas, chez le bœuf : : 20 : 15, etehez le cheval : : 20 : 14.
Chez les vertébrés inférieurs, lesoiseaux et les poissons, les corps genouillés, confondus avec les tubercules quadrijumeaux, comme chez l'embryon humain dans les premières phases de son développement (pi. XL, fig. 29 et 30), forment deux sphéroïdes réguliers, en continuité avec les fibres optiques afférentes ( pL XXXIX, fig. 20 et pi. XL, fig. 12, 18, etc.) et décrits improprement sous le nom de couches optiques. — Les détails relatifs à leur structure seront examinés plus loin.
à'* Ganglions des fibres convergentes olfactives (pi. 1, fig. 1 [59]; pi. II [12]; pi. XV, fig. 1 (8, 8^; pi. XXVI [11, 11']; pi. XXV [14]; pi. XXXIV [12]).
Signalés jusqu'ici seulement dans leurs rapports avec la racine externe du nerf olfactif par Rolando et Foville (1), et par Serres dans leurs connexions avec les fibres les plus inférieures du ténia semi-circulaire (2), les deux noyaux de substance grise qui constitue les ganglions propres des fibres convergentes olfactives, n'ont été jusqu'à présent décrits que d'une manière incomplète, au point de vue de leurs fibres afférentes et efférentes, et au point de vue de leur structure et de leur signification anatomique (3),
Ils sont situés symétriquement, tous deux à la base du cerveau, dans la portion la plus antérieure des lobes sphénoldaux; ils apparaissent immédiatement lorsque l'on étudie le cerveau soit à l'aide de coupes verticales, soit à l'aide de coupes horizontales (pi. XV et XXVI), et se présentent sous l'aspect de deux amas de substance grise du volume d'une noisette ordinaire, à grand diamètre dirige transversalement. Chacun d'eux répond, en arrière, à la portion la plus antérieure de l'hippocampe à laquelle ils sont seulement contigus; en dedans, à la grande fente cérébrale; en avant, à une portion de la substance grise des circonvolutions dont ils sont souvent différenciés par leur coloration spéciale; en
(1) Foville, Syst. nerveux, i. I, 1844, p. 523.
(2) Serres, Anatomie de cerveau, t. II, 1827.
(2) Arnold {Tabulœ amtomicœ, Turici, 1838-1842, tabula VIIÏ, fig. 2) les a pareillement représentés. Il les a désignés sou» le nom d'amygdala sinistra.
hO SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES INFÉRIEURES.
dehors, ils sont délimités d'une façon assez précise, par une série de fibres blanches à origines denliculées, constituant bientôt par leur agglomération successive, un fascicule unique qui n'est autre qu'une des dépendances du système des fibres convergenles cérébrales inférieures, reliant à la couche optique les cellules de la substance grise des circonvolutions sphcnoïJales antérieures (pi. XXXIV [5, 5']).
Le volume de ces deux amas de subslances ganglionnaires surpasse d'une manière très-notable celui de tous les autres ganglions que nous avons jusqu'ici examinés ; leur coloration est en général rougeàtre, et par conséquent d'une nuance assez accusée pour ne pas être confondue avec celle de la substance grise corticale qui les circonscrit en avant. Leur consistance est trèsminime, elle se rapproche beaucoup de celle de la substance môme des circonvolutions; ce fait doit être rapporté à Textrùme rareté i^s éléments de tissu conjonctif qu'ils renferment, a l'absence très-probable d'une coque délimitante, et surtout à l'énorme proportion de substance amorphe interposée au milieu des cellules nerveuses dont la proportion est ici relativement minipfie. Les capillaires y forment des réseaux très-riches et très-faciles à suivre.
Quant aux cellules nerveuses, elles se retrouvent ici avec les mêmes caractères généraux que ceux que nous avons déjà signalés. Elles sont pourvues d'un ensemble de caractères suffisants pour être légitimement considérées comme de véritables cellules ganglionnaires, analogues à celles de3 ganglions précédemmeol éloâiés (pi. XV, fig. 7).
Elles sont, les unes unipolaires, les autres, et c'est le plus grand nombre, apolaires, et se trouvent revêtues pareillement d'une coque externe formée de fibrilles concentriques rappelant, avec beaucoup plus de gracilité et de finesse, celle disposition si caraclérislique des cellules des autres ganglions. Leur coloration est jaune clair, et souvent d'un jaune ambré très-accentué; elUs sont, très-fréquemment aussi, recouvertes degranulationspigmentaircs très-abondantes.
Leur volume nous a paru, en général, être intermédiaire entre celui des cellules des ganglions optiques qui sont plus petites, et celui des cellules dos ganglions spinaux qui sont plus dévclop-