‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 9 sur 133 · GANGLIONS ACOUSTIQUES. S · texte numérisé non relu

GANGLIONS ACOUSTIQUES. S

fibreiseiïérentes; mais ce ne sont plus les mêmes fibres : c'est une nouvelle génération de ûbres nerveuses qui sort du ganglion, et qui va dans les régions centrales de l'axe spinal, répercuter mediatemcnt les impressions variées, recueillies à la surface des réseaux nerveux périphériques.

2<^ Ganglions des fibres conTcrgcntes acoustiques.

L'amas de substance grise ganglionnaire propre aux fibres convergentes acoustiques, décrit et iigurépar Stilling, se présente sous l'aspect d'une intumescence jaunâtre, circonscrivant dans son trajet spirolde la face externe des pédoncules cérébelleux inférieurs, et située le long de la continuité des fibres nerveuses acoustiques, au moment où elles vont se dissocier pour s'étaler sur les parois du quatrième ventricule (pi. VIII, fig. 2, 3 et A; pi. XIV, fig. 1 5 pi. XVII, fig. 17 [1]).

La coloration de cet amas ganglionnaire est en général blanc jaunâtre; sa consistance est minime, car la membrane externe qui le limite, et qui n'est qu'une expansion névrilématique du nerf acoustique, est très-peu résistante. Son volume est, relativement à celui de tous lesautresamas ganglionnaires, le moins considérable. Il est, parmi les ganglions des nerfs spinaux, celui qui se trouve le plus rapproché des expansions périphériques des fibres ner-* vcuses qui viennent s'y distribuer.

Les ganglions acoustiques sont constitués par une série de petits amas de substance grise fusiformes, interposés entre les interstices des fibrilles acoustiques, et formant ainsi par leur juxtaposition, une intumescence notable sur la continuité du tronc nerveux acoustique. C'est à l'infiltration de celte même substance ganglionnaire, au milieu des fibres acoustiques, que le tronc commun acoustique doit sa mollesse et sa coloration jaunâtre caractéristiques (pi. XVII, fig. 17).

Les cellules qui constituent la substance ganglionnaire acoustique sont d'un volume bien inférieur à celui des cellules des ganglions spinaux; elles ont en moyenne de 0""",0â à0"",06 en diamètre (pl.XVII,fig.l8etl9).

Elles sont jaunâtres, ont une consistance mollasse et paraissent être la plupart apolaires. Elles sont aussi pourvues d'une série de

fibrilles concentriques qui leur forment un bourrelet extérieur. La nnatière fondamenlale au sein do latjuelle elles sont plongées, est molle et très-abondante; elle est parcourue, de plus, par de nombreuses ramifications vasculaires.

Les rapports généraux des fibres nerveuses avec la substance glanglionnaire sont ici les mêmes que pour les autres amas ganglionnaires ^ il existe, d^un côté, une série de fibres afférentes qui, décrivant de debors en dedans un trajet spirolde, se mettent en rapport avec les divers amas de substance nerveuse qu'elles rencontrent sur leur parcours ; et d'un autre cAté des fibres efférentes qui émergent de la masse même des ganglions, continuent, sous la forme de filaments incurvés» la direction des fibres précédentes, et gagnent aussi les régions de substance grise centrale.

Il existe parmi les fibres centripètes acoustiques une certaine catégorie d'entre elles que l'on peut suivre dans une grande partie de leur trajet, et qui, sans contracter de rapports avec la substance grise des ganglions, vont directement se jeter dans les régions les plus centrales de l'axe spinal (pi. VIII, fig. 2 et 8; pi. XVII et XIV, fig. 1 [6]).

Ces fibres spéciales, qui n'ont avec les cellules ganglionnaires acoustiques que des rapports de contiguïté, ainsi que les fibres homologues des ganglions spinaux, occupent le plan le plus postérieur du tronc acoustique lui-môme. Ce sont, à proprement parler, les racines grises des nerfs acoustiques.

Ces ganglions acoustiques existent chez certains grands mammifères d'une façon plus accentuée que chez Thomme ; chez le bœuf et chez le cheval, je les ai vus atteindre le volume d'une grosse tête d'épingle. Chez les oiseaux, ils m'ont paru pareillement préseusenter des proportions très-notables. Cette disposition est peutêtre en accord avec la faculté remarquable qu'ils possèdent d'émettre des sons modulés (pi. XXXIX, fig. 30 et 5 ).

3° Ganglions des fibres convergentes optiques (pi. 1, fig. 1 [53^ 53'] ; et pi. 11 :8, 8'j).

Nous avons suivi pi écédemment l'ensemble des fibres optiques, depuis le moment où, après s'être entrecroisées au niveau de la selle turcique, elles se partageaieuten deux divisions qui allaient

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