A2 LÉSIONS DES COUCHES OPTIQUES
d'une lésion de la couche optique, mais ce sont ordinairement les facultés locomotrices qui sont le plus fréquemment intéressées avec elles.
Cette solidarité qui semble exister dans ces cas, trouve sa légitime raison d'être dans les rapports de proximité du plancher de la couche optique^avec les fibres spinales antérieures, au moment où celles-ci s'épanouissent en éventail pour se distribuer au sein de la substance grise du corps strié (pK XIII, 6g. 1, et pi. XXIV, fig. 1 [11, 8]). Ces connexions intimes expliquent suffisamment la fréquence des troubles hénoiplégiques de la sen<> sibilité et de la motricité : il suffit en effet que le processus mo^ bide qui aboutit à l'hémorrhagie ou au ramollissement, ait intéressé du même coup la région inférieure de la couche optique ou un segment quelconque de la substance grise du corps strié qui la circonscrit de tous côtés, pour voir apparaître ces troubles fonctionnels associés (obs. XXII, XXIII, XXVU, etc.).
6. D'une autre part, l'examen des faits cliniques nous montre que le molimen coogestif, au moment où il se révèle dans tout un hémisphère, ne se localise pas au point circonscrit qui va céder, et devenir le siège d'un foyer hémorrhagique ou de ramollissement, mais qu'il se dissémine au contraire sur une certaine étendue, et se propage dans la masse de tout l'hémisphère. Il y a donc ici une série de phénomènes connexes qui se compliquent les uns les autres, et dont on doit tenir grand compte dans l'interprétation raisonnée de la valeur sémiologique de Tanesthésie, au point de vue d'une lésion isolée de la couche optique. Ce n'est en effet que plus tard, lorsque la période d^érétbisme vasculaire a cessé, que la sérosité infiltrée dans les régions circonvoisines du foyer s'est résorbée, et que le symptôme anesthésin persiste, qu'il convient logiquement de songer à une lésion matérielle d*un point quelconque du iensorium.
f. Quant à la perte isolée des impressions soit olfactives, soit gustatives, les observations, rares d'ailleurs sur ce point limité de physiologie pathologique, nous ont paru trop complexes pour pouvoir être utilement employées (obs. XXX).
g. Rappelons encore, avant de terminer Ténumération des principaux troubles fonctionnels qui sont sous la dépendance des lésions des couches optiques, qu'il est une série de phénomènes