‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 108 sur 133 · PARALYSIES ET TROUBLES DE LA MOTRICITÉ VOLONTAIRE. 5A · texte numérisé non relu

PARALYSIES ET TROUBLES DE LA MOTRICITÉ VOLONTAIRE. 5A

morbides dans la production desquels elles semblent avoir une certaine part, ce sont les phénomènes cataleptiques ; dans certaines circonstances, en effet, où ce symptôme avait été signalé, on a rencontré des lésions assez nettement caractérisées dans les couches optiques (obs. XXXII et XXXIll).

§ 2. «^ IiéfllMMi «M emrpm «trié*.

Nous avons établi précédemment que la substance grise du corps strié était le point de convergence commun à plusieurs catégories d'éléments nerveux; que les fibres cérébrales cortico* striées allaient directement s'y répartir; que les fibres spinales antérieures, après s'être entrecroisées, s'y distribuaient pareille* ment sous l'aspect de trois fascicules conoldes emboîtés ; que les fibres pédonculaires cérébelleuses enfin s'y propageaient pour constituer la trilogie des éléments caractéristiques du corps strié. Nous avons indiqué encore, qu'au point de vue physiologique, le corps strié était un appareil nerveux i manifestations fonctionnelles multiples, puisque c'était dans sa masse que les incitations de la volitiùn étaient transmises tout d'abord, pour de là, après avoir été renforcées par Vinnervation sthinique irradiée du cervelet, être distribuées aux régions motrices de l'axe spinal, i l'aide des idfférents groupes de fibres spinales antérieures qui en émergent.

Ces connexions multiples des éléments nerveux expliquent suffisamment comment le corps strié, étant exclusivement en rap» port avec les phénomènes de la motricité volontaire^ ses lésions propres se décèleront à l'aide de symptômes dans lesquels la motricité volontaire seule sera en jeu (1); comment les voies parcourues par Tinflux de la volition, qui met en mouvement les appareils locomoteurs des muscles du tiers inférieur, du tiers moyen et da tiers supérieur du tronc, pourront être soit isolé'

(i) n est éTidcnt qae, dans les recherches nécroscopiqucs relatives aux lésions du ctrps strié^ il conviendra de porter particulièrement son attention du côté des fibres blanches qui traversent son épaisseur de part en part (pi. XXVIII^ fig. 2; pi. XXVI et pi. XXXI) et qui représentent des fibres cérébrales proprement dites. On comprend comment l'interruption simultanée de ces fibres (dont peut-être une portion transmet à la périphérie corticale les impressions scnsitives) peut jeter de complications dans l'interprétation des phénomènes symptomatiques^ puisqu'elles ropréieiiteQjt des éléments probablemeat sensitifs.

bàà LÉSIONS DES CORPS STRIÉS.

ment, soit simultanément intéressées (1), suivant que la lésion sera plus ou moins étendue, et qu'elle aura dilacéré ou respecté les différentes arcades qui représentent le mode de répartition centrale des différents groupes de fibres spinales antérieures (pi. XXV, XXVI, XXXI et XXXII).

Nous allons nous occuper actuellement : I. des altérations <fonctionnelles qui sont relatives à la transmission des mouvements volontaires lorsque la substance du corps strié est dilacérée. II. Nous aborderons ensuite quelques points de physiolc^e pathologique relatifs à certains troubles des fonctions locomotrices, dans la production desquels l'inégale répartition de rinner* vation cérébelleuse joue évidemment un grand rôle.

I. Lorsque la substance grise du corps strié est seule désorganisée par une dégénérescence quelconque, ce sont donc uniquement des troubles du côté de la transmission de l'influx volontaire que Ton constate : il y a alors une véritable paralysie. Voici du reste quelques exemples à l'appui :

Om. I. — Femme, quarante-haît ans. Chute avec perle de connaissance» on constate à son arrivée à Thôpital une hémiplégie du mouvemeot et do sentiment du côté gauche, avec conservation de Tintelligence ; le lendemain, la sensibilité est rétablie et la malade peut indiquer quelques mouvements volontaires avec le membre inférieur. Elle meurt d'une maladie intercurrente. On constate, à l'autopsie, un foyer hémorrbagique dans Tintérieur du corps strié droit; la région antérieure du cerveau était légèrement ramollie. (Andral, Clinique, t. V, p. 349.)

Obs. II. — Homme, quarante-six ans. Ancienne hémiplégie gauche à la suite de laquelle le mouvement était revenu peu à peu ; le malade avait son intelligence parfaitement intacte, il ne se plaignait que d'un peu de faiblesse dans le côté hémiplégie. 11 succomba aux progrès d'une tuberculisation avancée, et l'on constata, à l'autopsie, la présence d'un ancien foyer hémorrhagiqoe dans le corps strié du côté droit (2). (Ândral, loc. ct(., p. 324 .)

(i) U va sans dire que nous considérons comme très-probable^ que ceitaines lésions localisées dans quelque point très-circonscrit de la substance grise du corps strié, soient aptes a intéresser les voies de transmission de l'influx volontaire destiné aui appareils musculaires de la phonation et de Tarticulation des sons, et à amener ainsi des symptômes d'op/iane (pi. 1, fig. 3 [2]). (Voyez page 402.)

(2) Il n'est rien dit, dans le récit de cette observation, de l'état de la sensibilité ; or, comme le malade allait et venait, et que malgré son hémiplégie il vaquait encore

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