‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 126 sur 133 · LUYS · texte numérisé non relu

LUYS

en eux- mômes les malades, de rextinetion progressive des foyers tle l'innervation cérébelleuse, chargés de vivifier normalement Inactivité de leur esprit*

Tel eôt, à Dotre avis, le mode physiologique suivant lequel s'enchMwftt tes phénomènes 'de la paralysie générale, et suivant lequel les différents appareils intra-encéphaliques se trouvent successivement intéressés.

Au début, ce sont les troubles de la motricité qui se révèlent ordinairement les premiers. C'est à ce moment le cervelet seul qui est intéressé, et les perturbations motrices auxquelles il donne naissance ne dépassent guère les limites de la sphère automatique.

Peu à peu, le processus morbide continuant son évolution, se généralise à d'autres appareils, et porte alors le désordre dans le jeu des fonctions cérébrales proprement dites, qui ne sont que consécutivement envahies. Le centre perceptif (la substance corticale), entraîné en dehors du bon senSy réagit automatiquement à sa manière, en présence des données fictives qui lui sont transmises des cellules du corps strié en état d*éréthisme permanent; il devient le jouet de véritables hallucinations, et donne naissance à une série de conceptions délirantes consécutives, dont tantôt V hypersthénie et tantôt Yasthénie sont le fond commun. Elles ont toutes plus ou moins leur raison d'être, et en quelque sorte leur généalogie, dans un trouble primitif survenu dans le mode de répartition de Tinflux cérébelleux au milieu des réseaux de cellules du corps strié (1).

(1) Oti comprend^ du reste, que si le trouble des fonctions ccrébeUeuscs joue un rùlc si important dans l'évolution des symptômes de la paralysie générale, Tétat anatoniiquc du cervelet lui-même doit être plus au moins modifié dans ces circon* stances.

C'est cfiectivcmcnt ce qui arrive. Dans les cas que nous avons eu l'occasion d'au* topsier jusqu'ici, nous avons constaté que la diffluence générale de la substance corticale du cervelet était très-accentuée ; que cette substance corticale présentait dans son intérieur une série de xones jaunâtres impliquant une dégénérescence propre des éléments de la couche moyenne ; que les lésions des voies vasculaircs ét/iicnt proportionnellement beaucoup plus marquées que dans le cerveau : c est ainsi que nous y avons toujours jusqu'ici note une hypérémie excessivement intense, avec inflltraUon séreuse, des dégénérescences des parois vascuUUres, et même àes

PERTUBATIONS FONCTIONNELLES DBS RÉGIONS, ETC. 627

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