CERVELET
Cette coque, de substance nerveuse, à surface onduleuse, est constituée par un grand nombre de cellules nerveuses de grandes dimensions, anastomosées en plexus, et constituant ainsi un tout continu.
Son épaisseur, qui est variable, oscille entre 1 à 2 millimètres : les cellules que l'on y rencontre sont presque toutes de forme ovoïde et triangulaire; elles sont pourvues de prolongements multiples qui les relient les unes aux autres, et paraissent, dans quelques cas (pi. XXXVIII, fig. 6), en continuité avec des tubes nerveux efférents. Elles présentent en moyenne de 0"",03 à 0— ,05.
Elles sont pourvues d'un noyau nucléole, ovoïde, volumineux et très-apparent. On les trouve, la plupart du temps, recouvertes de granulations pigmentaires très-multipliées.
Les fibres blanches, venues de la substance grise des circonvolutions cérébelleuses, arrivent successivement au contact de la surface externe des corps rhomboldaux ; elles se dissocient régulièrement, fibrilles à fibrilles, et disparaissent au milieu des réseaux de cellules, en regard desquelles elles se trouvent, d'une manière analogue a celle dont les fibres des pédoncules inférieurs, se comportent vis-à-vis de la lame de substance grise qui constitue les olives inférieures.
Il est probable que les rapports intimes qui existent entre les fibres afiërentes qui plongent dans la substance grise du corps rhomboldaux, et les fibres efférenles qui en émergent, sont de même nature que ceux qui unissent réciproquement entre elles les fibres afiërentes et les fibres efiërentes des ganglions spinaux, et que la cellule du corps rhomboïdal reçoit, par un de ses prolongements, une fibre blanche cérébelleuse, landis qu'un autre de ses prolongements devient insensiblement une fibre efiërente pédonculaire. Je considère ces connexions comme étant seulement probables, car, jusqu'à présent, il ne m'a pas été possible de les vérifier dans tous leurs détails.
Quels que soient du reste}les rapports intimes que ces divers éléments afiectent entre eux, toujours est-il que l'on voit sortir, de toutes les sinuosités de la surface interne des corps rhomboldaux, une génération nouvelle de fibres blanches, qui sont, i proprement parler, les fibres efiërentes médiates de la substance
PÉDONCULES CÉRÉBELLEUX. 129
grise cérébelleuse, et les véritables fibres initiales des pédoncules cérébelleux. Elles émergent du sein de la substance grise des corps dentelés et rappellent, par leur direction, celles des fibres affo-^ rentes, dont elles semblent élre la continuité.
Ce sont elles qui, véritables conducteurs des sources d'innervation, irradiées incessamment duccrvelet, exportent Tinflux dont elles sont incessamment chargées, dans les régions centrales du système nerveux avec lequel elles vont entrer en connexion.
FIBRES BFPÉBBNTBfl DD GBRYBLBf.
§ i«^ — PédoBcnl^s eérétoelleu.
Les fibres efiérentes du cervelet, émanées, ainsi que nous venons de l'indiquer, des diverses anfractuosités de la surface interne des corps rhomboldaux, s^agglomèrent bientôt les unes à côté des autres, pour constituer une masse fasciculée de fibres blanches» qui remplit entièrement la cavité de ces mêmes corps rhomboldaux.
Peu à peu, cette masse commune se segmente en trois divisions principales, qui présentent entre elles les caractères suivants :
Chacune d'elles se porte régulièrement en avant, pour se distribuer (en se combinant avec les fibres spinales antérieures) dans les régions de l'axe spinal, qui occupent précisément le côté opposé à celui d'où elles dérivent : elles s'entrecroisent par conséquent toutes sur la ligne médiane avec leurs congénères (pi. I, fig. A).
Elles se terminent, en devenant peu à peu fibrilles grises, et en se combinant avec des agglomérations de cellules de nature toute spéciale, qui sont exclusivement localisées au milieu des interstices des fibrilles spinales antérieures (pi. IV, fig. 5 et 5').
Elles affectent de chaque côté trois directions différentes :
1* Les fibres du fascicule le plus inférieur se portent en avant et en bas; elles sont légèrcuient descendantes, et obliques en dehors (pédoncules cérébelleux inférieurs) (pi. II [33, 33'J).
2* Celles du fascicule moyen se portent en avant directement; elles sont transversales et légèrement ascendantes (pédoncules cérébelleux moyens) (pi. II, fig. 36 ; pi. I, fig. A).
3* Celles du fascicule qui occupe la situation la plus supérieure
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