‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 23 sur 133 · FIBRES EFFÉRENTES DU CERVELET · texte numérisé non relu

FIBRES EFFÉRENTES DU CERVELET

se dirigent directement en avant et en haut, et s'entrecroisent immédiatement, au-devant delà substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux. Ces fibres sont ascendantes, et obliques en dedans (pédoncules cérébelleux supérieurs) (pi. II [37] et pi. I, fig.A).

10 Pédoncules cérébelleux inférieurs.

La direction générale de l'ensemble des fibres qui constituent les pédoncules cérébelleux inférieurs, est représentée par une série de lignes courbes à concavité interne, reliant par un parcours spiroïde la substance grise du corps rhomboïdal d'un côté et celle des corps olivaires inférieurs du côté opposé (pi. I, fig. â ; pi. II [33,33'jetpl. III, fig.2[19,19']).

Nées des plexus de cellules qui forment la substance grise du corps rhomboïdal, et confondues, à leur point d'émergence, avec les fibres originelles des pédoncules supérieurs et moyens, les fibres qui doivent constituer le pédoncule inférieur, éparses tout d'abord, forment bientôt en se condensant, un fascicule cylindrolde légèrement aplati^ dont les éléments fibrillaires, élégamment contournés sur eux-mêmes, se voient à découvert sur les parties latérales du quatrième ventricule (Qg. 1, pi. XII), au moment où elles s'accolent pour y pénétrer et se porter en avant.

La pénétration des fibres pédonculaires inférieures à travers les interstices des fibres spinales ne se fait pas tout d'un bloc (1); elle a lieu successivement, fibrille à fibrille, et s'effectue suivant une ligne courbe, représentée par la courbe de la surface externe delà région latérale du bulbe (pi. III, fig. 2 [19]),

Arrivées en effet, au niveau des bords droit et gauche de la paroi antérieure du quatrième ventricule (au moment où les fibrilles de la substance gélatineuse, avant de s'entrecroiser au

(1) Au moment où s'opère la pénétration (dans les régions latérales de Taxe spinal) des fibrilles du pédoncule inférieur^ celui-ci parait implanté sur les régions externes du quatrième ventricule. Comme l'immersion de ses fibres a lieu suivant une ligne oblique de haut en bas^ et d'arrière en avant, et que celles-ci croisent U direction des fibrilles ascendantes grises et blanches venues de la moelle épinière, il s'ensuit que la plupart des anatomistes, trompés par cette espèce de fusionnement des fibres spinales et des fibres pédonculaires, sont tombés dans la même illusion que nous avons déjà signalée (à propos des rapports réciproques des fibres convergentes cérébrales antérieures avec les fibres spinales antérieures, au moment de

PÉDONCULES CÉRÉBELLBUX IlfFÉRISIJRS. 181

raphé médian, s^éloignent de chaque côlé, en interceplant un V ouvert supérieurement) (pL III, fig. 1 [2&]), les fibrilles pédonculaires inférieures se dissocient peu à peu, s'étalent en éventail sur les parois latérales de la région correspondante, et s^insinuent ainsi, d'arrière en avant et de haut en bas, à travers les éléments fibrillaires ascendants de la région bulbaire (pi. XIV, fig. 2 pi. XII, fig. 1 et 2).

On les suit ainsi dans leur trajet compliqué et sinueux, soit à Paide des coupes antéro-poslérieures qui permettent de lesaccom pagner pendant un certain temps (pi. XXXVII, fig, 2 [A]), au moment où elles s'éparpillent en fibrilles divergentes, sur les faces latérales de la région bulbaire ; soit à l'aide des coupes horizontales graduées, grâce auxquelles il est possible de les étudier dans leur trajet ultérieur. On arrive ainsi à constater :

Qu'elles pénètrent obliquement, et par apports successifs, à travers les éléments nerveux de la région bulbaire (pi. VII, fig. 2

Qu'elles se présentent sous l'aspect de lignes sinueuses, concentriques, formant une zone d'éléments fibrillaires stratiGés, au niveau de la région externe de chaque corps olivaire ;

Qu'elles circonscrivent pareillement, en poursuivant leur trajet spirolde, la face antérieure des pyramides antérieures , du même côté, sous forme d'un collier semi-circulaire ;

Qu^elles abandonnent, chemin faisant (pK III, fig. 2), une portion de leurs fibrilles au milieu des fascicules spinaux antérieurs du même côté (pi. VII, fig. 2, 3 et A [1], pour constituer les premiers linéaments réticulés de la substance grise cérébelleuse périphérique des régions antérieures de ra!Le spinal (pi. XVIII, fig. 5 et G) ;

Que la majeure partie d'entre elles, arrivée au niveau du sillon antérieur de la région bulbaire, se réfléchit directement d'avant en arrière, passe obliquement sur la ligne médiane, s'entrecroise

rimmerston de celles-ci dans la substance grise des corps striés) ; ils ont cru à tort que, parce que deux catégories d'éléments nerveux, parties de points isolés, se rencontmient dans un même alignement^ ils formaient^ par cela même, un seul et mémo t^ftème de flbriDes continue*, et que, dans le cas actuel, les faisceaux postérieurs de la moelle se confondaient aTCc les pédoncules cérébelleux inférieurs pouraUer se perdre dans le cenrelet. — Cette manière de voir est complètement en désaccord nec les faits ; nous pensons que l'on peut considérer comme certain : qu'aucun du faisceaux postérieurs de la moelle ne remonte dans le cervelet.

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