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bout central, l'iris alors se contracte (1). L'impression lumineuse est transmise dans ce cas, d'une manière inconsciente y par Tintermédiaire des réseaux de la substance gélatineuse quadrigéminée, aux noyaux d'origine des nerfs de la troisième paire, dont les propriétés motrices sont ainsi provoquées 5 la section du tronc de ces nerfs au-dessous de leur point d'émergence empêche en effet la production du phénomène. Lorsque, après avoir sectionné d'un côté seulement les fibres optiques, on galvanise le bout central, les deux iris sont simultanément mis en mouvement; il se passe dans cette circonstance quelque chose d'analogue à ce qui a lieu pour la substance gélatineuse de Taxe spinal, lorsqu'on applique une irritation trop forte au niveau du bout central d'une racine postérieure; Faction excito-motrice se propage du côté opposé, ce qui implique de part et d'autre l'existence d'un système de libres commissurantes parfaitement organisé (voy. pages 228 et 229). Chez l'homme, les chirurgiens, dans l'extirpation du globe oculaire, ont, de même que les physiologistes, constaté pareillement l'insensibilité de la substance du nerf optique.
Chez les mammifères et les oiseaux, l'action des tubercules quadrijumoaux ou bijumeaux est croisée, c'est-à-dire que constamment la blessure ou l'extirpation du tubercule droit trouble ou anéantit la vision de l'œil gauche et vice versa -, ce fait, établi par Flourens, a été conOrmé par les expériences de Longet (2). Leur surface, suivant ce dernier auteur, ne paraît pas, chez les mammifères et les oiseaux, en général sensible aux irritations mécaniques appliquées légèrement, mais aussitôt qu'on pénètre dans leur épaisseur, des douleurs vives éclatent, l'animal pousse des cris et se débat avec violence. Pour cet auteur (et cette opinion est parfaitement en accord avec les assertions que nous avons précédemment émises), les tubercules quadrijumeaux sont des centres de réflexion de l'effet centripète des nerfs optiques, sur les nerfs moteurs qui président aux contractions de l'iris.
Les impressions optiques excito-motrices, une fois qu'elles sont disséminées, comme toutes les impressions homologues, au milieu des réseaux de substance nerveuse qui leur sont particulièrement
(1) LoDgct; Anatomie et physiologie du système nerveux y i. \\, p. 61.
(2) Id., ito., t. I, p. A70 et suiv.
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affectés, rayonnent de là, tantôt dans une sphère d'acUvité d*un rayon relativement limité, tantôt, ens'étendantau loin, et en suscitant des réaclions motrices dans les diverses régions antérieures de Taxe spinal dont elles éveillent ainsi successivement la mise en activité (voy, page 69).
I. Envisagées au pointdevuedeleur influence purement locale, les impressions opliques excito-motrices tiennent particulièrement sous leur dépendance, l'innervation des noyaux d^origine des nerfs moteurs de l'œil ; c'est ainsi que les cellules originelles des fibres des moteurs oculaires communs, pathétiques, et moteurs externes, sont successivement leurs tributaires (pi. X, flg.3).
Ce sont elles, enefl*et, qui, réparties méthodiquement, par suite d*une longue habitude, aux divers noyaux d*origine de ces racines motrices, provoquent cette série de mouvements automatiques si rigoureusement coordonnés, qu'accomplissent incessamment nos deux globes oculaires. Ce sont elles qui font que nos muscles adducteurs et abducteurs oculaires de chaque côté s'associent dans un eflbrt synergique, pour promener successivement le champ de la vision vers tous les points de Tespace; qui font que l'œil suit automatiquement, et a la piste, les objets extérieurs à mesure qu'ils se déplacent^ de même que pour une autre catégorie d'impressions sensorielles homologues, lorsque le sol sur lequel nous nous reposons vient à se mouvoir, nos muscles qui président aux mouvements de la station et de la progression, rectiUent spontanément notre attitude, de manière que nos pieds ne perdent pas le contact du sol, et le suivent même dans ses déplacements. Ce sont elles enfin qui, comme un réacùf ùdèlCy traduisent les divers états de sensibilité de la rétine, et proportionnent avec une précision incom parable, la quantité de rayons qui doivent l'impressionner, en graduant ainsi meW/a^eme//^ les différents degrés d'ouverture du diaphragme iridien. Les impressions opliques excito-motrices, en un mot, sont les agents provocateurs de ces mouvements incessants et continus, en vertu desquels l'œil s'accommode de lui-méine aux diverses dislances des objets qui nous environnent, et règle automatiquement les conditions de son fonctionnement physiologique.