VINGT ET UNIÈME FAIT
Madame M...., âgée de soixante ans et replète, portait depuis plusieurs années un engorgement cancéreux à la partie externe du sein gauche. Entrée à la maison de Santé du faubourg Saint-Denis, elle y fut opérée par M. Dubois, dans le mois de novembre 1826.
En janvier 1827, la malade étant entrée â
riîôtel-Dieu , salle Saint-Lazare, n°. 27, je trouvai la cicatrice douloureuse et un peu tumëfiee, et le bras gauche très-enflë.
La compression a diminue l’engorgement de la cicatrice et dissipé les douleurs sans diminuer la tuméfaction du bras. Peu de temps après, cette personne étant allée à la campagne^ l’infiltration dn bras gauche a diminué , mais aussitôt le bras droit s’est œdématié.
i\ La promptitude de la récidive est frappante.
2®. La disproportion du grand volume de l’infiltration avec la petitesse de la tumeur consécutive est remarquable.
3°. La compression modérée qui a été tentée sur la cicatrice et sur le bras gauche , sous mes yeux, ne peut être considérée que comme un essai palliatif, dans un cas oii je n’ai agi que par égard pour le moral de la malade.