‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrile (volume 2)Chapitre 30 sur 105 · VINGT-NEUVIÈME FAIT · texte numérisé non relu

VINGT-NEUVIÈME FAIT

J’ai été consulté au mois de mars par une dame âgée de quarante-huit ans , jouissant habi-

tneliciïicnf d’one ixiunc santé. Yc,ys (juaranleqîiatre ans , cette personne reconnut près de l’aisseile gaiiclie une tumeur rpii augmenta peuà-pcu, et que 11. le professeur Boyer extirpa deux ans après son apparition.

Un an plus tard , il s’est développ é une nouvelle tumeur dure et ovoïde, qui, en s’ouvrant, est devenue le support d’un ulcère creux, sordide et à ])ords franges. M. Boyer ayant refusé de l’opérer de nouveau, je fus consulté , et proposai de remplir l’intérieur de l’ulcère avec le 1 1

cliarbon ou le quinquina et le camplire^ afin de faciliter rapplication d’une compression douce et égale, en emboîtant la tumeur avec des dis-

ques d'agaric et des bandes. En cas d’éclicc de la compress’.on , et pour l’employer ensuite avec plus davantage, mon tlessein était de proposer délinitixement la soustraction de rulcèrc et de toute la tumeur, par une cautérisation complète au moyeu de la potasse caustique.

Je n’ai pas revu celte personne , et je me borne à rendre compte de la conduite que j’aurais tenue dans ce cas.

trentième fait.

Le 29 mars 182^, je lus consulté par madame âgée de cinquante-cinq ans. Cette personne^ réglée à dix-sept ans, fut mariée â vingt, n’eut point d’enfans , devint fort replète , et cessa d’étre réglée à cinquante ans : à cinquantedeux ans, sans aucune lésion locale antécédente , il se développa â la partie externe et inférieure du sein gauche un engorgement, qui a continué de s’accroître depuis lors.

Au moment oii j’étais consulté , le sein gauche

avait vingt’deux pouces de circonférence, et contenait dans sa partie externe un vaste fojmr. On sentait â travers le liquide, dans le fond du foyer , une tumeur mobile, x^olu mineuse, trèsdare et comme mamelonnée à sa surface j la peau conimençait à roiîgiretâ s’excorier* il n’y avait point d’engorgement axillaire , le teint et le pouls étaient naturels. Je n’ai pas revu la malade.

î b me sembla , d’après le troisième fait, qu’on pouvait ouvrir latéralement le foyer que j’ai imliqué , énucléer la tumeur qui était trèsmobile, cautériser avec le nitrate de mercure ce qui resterait de suspect , et comprimer ensuite avec douceur et égalité. Si l’énucléation

par le foyer avait présenté trop de difficulté, on aurait pu se déterminer à inciser la peau audessus de la tumeur, pour passer plus facilement derrière elle, et opérer par décollement, en conservant un lambeau inférieur pour réunir par première intention. ( On peut voir les résultats d’une opération analogue aux dixième et quarante-cinquième faits. )

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