‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrile (volume 2)Chapitre 31 sur 105 · TRENTE-UNIÈME FAIT · texte numérisé non relu

TRENTE-UNIÈME FAIT

Au mois de mars 1827, je fus consulté pour madame religieuse, âgée de soixante-six

ans^ traitée par M. le docteur Séguiniol d’Aurillac. La malade cessa d’étre réglée de cinquante-deux à cinquante- trois ans, et commença dès-lors à prendre un embonpoint qui est devenu excessif en peu d’années , et l’a forcée de suspendre ses exercices ordinaires.

Vers soixante-un ans , elle a éprouvé des accidens apoplectiques et hémiplégiques, qui ont en grande partie disparu par les soins de M. Séguiniol.

Vers soixante-quatre ans , quelque temps après un coup reçu au sein gauche, il s’y développa une tumeur , qui , restée d’abord stationnaire pendant plusieurs mois , finit par prendre un

a€croisscmcîît rapide, et devint dure et angu-^ leuse , avec des élanceuiens , tandis que ia peau , adiiérente à cet engorgement ramolli , finit par s’altérer. En avril 1826 , on enleva une tumeur du volume du poing. Cette tumeur était de consistance cartilagineuse, avec des points ramollis. La plaie résultant de l’opération se cicatrisa assez facilement*, mais peu de temps après, il survint de Fengorgement aux glandes axillaires du meme coté. On crut pouvoir attribuer cet engorgement secondaire à l’irritation produite par un cautère établi au bras gauclie, au sujet des suites de l’apoplexie. Cependant la tumeur augmenta avec des élancemens qui se propageaient dans tout le bras. On ne put entreprendre aucun traitement pendant Fliiver. En février , la tumeur était du volume d’une noix oblongue*, les douleurs lancinantes étaient éloi-’ gnées *, la santé de madame C. . . . était en bon état, mais elle ne pouvait sans souffrir rapprocher le bras gauebe du tronc.

I®. On voit ici une tumeur cancéreuse à la suite d’une lésion locale *,

Une récidive très-prompte vers Faisselle, avec des caractères cancéreux.

3°. J’ai pensé qu’on pourrait comprimer doucement cette tumeur secondaire , |)Oiîr essayer

d’obtenir sa diminution et meme sa resorptioTjf totale, s’il est possible.

J’espc're connaître l’état ultérieur de cette malade.

Page 1