TRENTE-DEUXIÈME FAIT
Au mois d’avril dernier, M. le docteur Fiard me présenta une dame de la campagne, d’un assez grand embonpoint, portant dans le sein gauche une tumeur sur le traitement de laquelle il demandait mon avis. Voici l’extrait d’une note qu’il m’a remise le 17 avril 1827.
Madame Cli^^^, âgée de quarante-six ans, d’un tempérament lymphatique^ assez fortement constituée, fut réglée pour la première fois à seize ans. Les menstrues, qui eurent d’abord beaucoup de difficulté à s’établir, n’éprouvèrent ancun dérangement par la suite. Mariée à dixneuf ans , la malade a eu deux enfans , qu’elle a nourris elle-même sans accidens.
En 1826, madame s’aperçut qu’il existait dans le sein gauche une tumeur du volume et de la forme d’une orange , sans élancemens spontanés , quoique douloureuse à la pression y l’aisselle correspondante ne présentait aucun ganglion engorgé. Divers moyens furent mis en
Usage, et Famputation du sein avait été pro^^ pose'e par plusieurs chirurgiens 5 lorsqucM.Fiard me présenta la malade.
Employée méthodiquement, la compression a procuré une diminution de plus d\m tiers oü de la moitié de la tumeur-, mais ces avantages n’ont pas continué, et je crains que cette personne ne présente une disposition analogue à celle des n®* 6 , 7, 35 , chez lesquels Fembon-*^ point paraît avoir été un obstacle au succès du traitement par la compression.
La malade étant retournée à la campagne depuis long-temps , M. Fiard n’a pu me faire connaître ce qui s’est passé depuis que nous Favons perdue de vue.
Je pense qu’api es avoir obtenu An cura famis et de la compression tout ce qu’on pouvait en attendre , il serait possible de procéder comme dans le quarante-cinquième fait , dans lequel la tumeur était beaucoup plus volumineuse.