‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrile (volume 2)Chapitre 33 sur 105 · TRENTE^TROISIÈME FAIT · texte numérisé non relu

TRENTE^TROISIÈME FAIT

Ce travail étant destiné à éclairer l’histoire de la diathèse et de la cachexie cancéreuse, plus encore qu’à déterminer le pouvoir de la compression , on ne sera pas surpris d’y trouver

comprises des observations oie ce moyen meme pas été employé. En voici une de ce genre que je ne crois pas devoir passer sous silence.

Le 2 1 avril 1827, je fus consulté avec M, le docteur Double pour madame de âgée de

cinquante-deux ans. Cette personne, éminemment irritable, est issue d’une mère d"un tempérament très-nerveux et d’un père mort hémiplégique après soixante-dix ans.

Le flux menstruel de la malade , commencé à treize ans , se soutient encore avec régularité , tandis que les liémorrhoïdes dont elle a beaucoup soulFert dans sa jeunesse ont cessé depuis long- temps. Mariée à l’âge de vingt-sept ans, cette personne a eu trois fausses couches et deux couches à terme, dont il lui reste un seul fils sujet aux liémorrhoïdes comme sa mère.

Vers l’âge de trente-six ans, madame de reçut un coup au sein gauche*, dans sa quarantième année , étant à une croisée, fortement émue dans un moment où elle se releva vivement, elle éprouva une douleur très-aigue dans la partie supérieure du sein gauche , où , dès le jour meme, elle observa un ganglion qu’elle n’y avait pas remarqué auparavant,^ peut-être parce qu’il n’était pas douloureux. Cet engoigem'enl resté indolent fit des progrès en surface pemlant

dlx-liiiit mois ^ i«j>ros lcs([iicls il devint le siégé de douleurs laiieiiiaiites, qui ont été en augmentant depuis lors.

La peau s’est ulcérée et s’est cicatrisée à di- Yerses reprises avec destruction atrophique de toutes les parties subjacen tes jusque sous la clavicule. Plus tard , vers quarante-sept à quarante-huit ans, la peau de l’aisselle gaiielic est devenue malade , et s’est comportée comme celle de la partie supérieure de la poitrine. M. le professeur Boyer a employé contre cette maladie des moyens caïmans.

Le 2 1 avril 1827, le teint, de la malade est jaunâtre, la glande mammaire gauche a complètement disparu ; la peau qui recouvre les parois thoraciques le long de la clavicule , rougeâtre et brillante, n’est qu’une cicatiiee qui, sans aucune végétation, s’ouvre et se ferme de temps en temps. La peau de l’aisselle est dans le même état que celle du thorax au-dessous de la clavicule’, elle est ulcérée en ce moment en avant et en arrière*, tous les tissus subjacen ts sont endurcis, comme désséebés et confondus, ensorle que le grand pectoral a presque disparu, et que les mouvements du bras sont très* circonscrits el douloureux. La peau du sein droit et celle voisinage sc couvrent de tubercules cancéreux.

Voici un exemple de cancer atrophique à eom^ parer au 36®. cas.

1®. Après quatre années d’incubation à la suite d’un coup , la diathèse cancéreuse locale semble s’étre éveillée plutôt à l’occasion d’uiie cause morale que par aucune violence physique.

2”. La maladie locale qui consume madame n’agit pas par une ulcération constante , puisque les ulcèi'es qui surviennent , se ferment et se rouvrent tourna -tour sur des tissus durs et dou-^ loureux.

3®. La propagation de la maladie dans les premières années ne peut être attribuée à l’absorption y puisqu’il n’y avait pas de foyer de résorption 5 et que meme actuellement il n’y en a point de constant.

4”. La diathèse locale est entrée en activité et s’est confirmée dans le siège primitif de la maladie*, puis s’est propagée d’abord dans le voisinage vers l’aisselle , ensuite dans des parties plus éloignées, sans qu’on puisse accuser l’absorption d’un principe nuisible, car l’extension ne s’est pas faite dans la direction des absorbans en affectant la peau du sein droit.

5°. La diathèse cancéreuse paraît très-géné-, raie dans le cas dont il s’agit , et il est permis de regarder sa mise en activité comme la cause im-.

médiate de la cachexie cancéreuse générale^ dont les caractères se Usent aujourd’hui sur le visage de la malade.

6°. Qu’aurait pu la compression aidée du régime et du changement de climat, employée dans le principe sur le point d’oii semblent être partis les accidens consécutifs locaux et généraux ?

'y®. La forme atrophique, si elle était primitive , exclurait-elle la compression ? On peut voir comment ce moyen a commencé d’agir dans le cinquième cas.

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