SOIXANTE-DEUXIÈME FAIT
Mademoiselle M. âgée de douze ans,
sans développement des mamelles ni autre signe de puberté, avait, depuis dix-huit mois, reçu plusieurs coups sur le sein gauche. En sep-
tembre 1827, ce sein présentait sous le mamelon un engorgement de la largeur d’une pièce de cinq francs , avec un relief de six ou huit lignes. Cet engorgement , qui remontait déjà à plus de quinze mois , était mobile , indolent et sans changement de couleur à la
peau.
La compression a été commencée en septembre, avec une pelote d’agaric, soutenue par un petit bandage de corps de quatre pouces de largeur , lacé comme un corset et fixé par deux bretelles.
A la fin d’octobre, l’engorgement avait tota- \ lement disparu.
I®. Avant mes recherches sur la compression , j’ai observé chez diverses jeunes filles desengorgemens analogues qui se sont très-difficilement résous, et ont laissé dans le sein une susceptibilité qui est devenue la cause de divers incon- ' véniens.
2®. Il est vraisemblable que celui-ci n’était pas cancéreux *, mais sa cause et son siège devaient en faire craindre les suites aux époques de la puberté des allaitemens et surtout de la cessation des règles*, il était donc très-important de le dissiper avant le développement des glandes mammaires. ^
Je termine ici ce qui a rapport aux cancers du sein pour passer à riiistoire de quelques-uns de ceux que j’ai observes dans d’autres parties du corps.
SECONDE PAKÏIE.