‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrile (volume 2)Chapitre 88 sur 105 · DANS LES IIECIIERGÜES SUR LE CANCER · texte numérisé non relu

DANS LES IIECIIERGÜES SUR LE CANCER

Août 1839.

Premier Fait, — Madame de continue depuis la cessation de son traitement (automne de 1^26) à jouir de la meilleure santé, sans le moindre ressentiment de l’engorgement dont elle a été traitée par la compression.

Troisième Fait, — La guérison se soutient parfaitement depuis la fin de 1826.

Quatrième Fait, — La guérison se soutient parfaitement depuis le mois d’octobre 1826.

Cinquième Fait, — Madame est revenue à Paris en 1828. Il reste au-dessous de la peau un engorgement qui parait irrésoluble.

Siccième Fait, — Les progrès de la maladie ont continué.

Huitième Fait. — La malade s’est livrée au* eliarlatanisme 5 ou a appliqué des caustiques, et‘ elle a succombé en 1828, avec un vaste ulcère cancéreux.

Neuvième Fait. — Je n’ai pas de renseignemens sur ce qui est arrivé à cette personne, dont la maladie a résisté absolument à la compression.

Diæième Fait. — Madame a repris de

l’embonpoint, et continue à jouir de la meilleure santé depuis son ope'ration.

Douzième Fait. — La malade a quitté Paris dans l’état indiqué dans le premier supplément.

Quatorzième Fait. — La malade est ailée aux eaux minérales de Baden , en 1828. Sa santé se soutient très-bien ; on n’observe qu’un engorgement indolent, du volume d\me aveline, sur la partie latérale de la poitrine à gauclie; nous nous abstenons encore de lui assigner une valeur positive.

Quinzième et seizième Faits. — La guérison se soutient parfaitement depuis le commencement de 182'j.

Diæ-huitième Fait. - — Cette personne hémoptoïque est morte phthisique en 1828.

Diæ-nemnème Fait. — La malade de retour en Suède a eu des inquiétudes sur son état; j’ai

répondu aux demandes qu’elle m’a faites , et je n’ai pas encore de réponse.

Vingt-^dauæième Fait, — La cicatrice ne s’est opérée complètement qu’après une application de pâte arsenicale : la malade est retournée en Jjon état dans son pays.

Vingt-troisième Fait, — J’ai , ainsi que M. le professeur Marjolin , directement constaté la parfaite guérison de madame de par la seule compression, depuis 1828.

Vingt-sixième Fait, — Il s’est développé sur les restes de la tumeur, ad commencement de 1828, une ulcération cancéreuse, qui a cédé à des pansemens faits avec du cérat arsenical *, mais la tumeur s’étant ulcérée de nouveau , le même moyen n’eut plus le même succès *, la tumeur et l’ulcère restèrent stationnaires. Le septembre 1828, la malade examinée par M. Breschet , chirurgien en chef adjoint de l’Hôtel -Dieu, et par M. le docteur Pavet , agrégé à la Faculté de Paris, nous trouvâmes le reste de la tumeur présentant une ulcération arrondie de dix -huit lignes de diamètre. La base de l’engorgement était sans adhérence , Faisselle sans ganglions tuméfiés, et le sein gauche en bon état ainsi que la constitution. L’ablation décidée fut exécutée par M. Breschet le 4 du même mois. Les choses

se passèrent bien d’abortî, et la piaie touchait a la cicatrisation , lorsque commencèrent les premiers phénomènes de la récidive, à laquelle elle a succombé dans la cachexie cancéreuse vers la fin de mai 1S29.

Vingt' septième Fait. — Madame de a suspendu l’usage du bandage*, la tumeur a augmenté avec rapidité en devenant livide : on a repris, sans avantage marqué, la compression, pour enrayer la marche de la maladie, qui a fait des progrès tels, que la malade a succombé dans la cachexie cancéreuse en juin 1829.

Trente •'■quatrième Fait. — Mademoiselle de après avoir obtenu les succès les plus décidés par la compression, a éprouvé diverses affections morales : elle a cessé son traitement, la tumeur n’a pas reparu ; mais sa poitrine trèsmauvaise a continué d’étre malade, et elle a fini par succomber phthisique au printemps 1829.

Trente-septième Fait. — La tumeur endurcie subsistait encore à l’époque du dernier voyage de la malade à Paris*, une des taches s’était ulcérée. Ce cas est analogue au dix -septième et au quarante-septième. Ces sortes de tumeurs avec dépression du mamelon ne sont susceptibles que de réduction de volume avec endurcissement.

Trente-neuvième Fait. — Voici ce que m’é-

erivît aiî sujet tle cette malade M. Baud, professeur à la Faculté de médecine de Louvain : « Elle partit de Louvain trois mois après avoir commencé l’emploi de la compression : la tumeur était réduite à une masse squirrheuse aplatie, formée d’une seule pièce, pas tout-à-fait adhérente; l’ulcère était mieux, l’odeur spécifique avait cessé ; les douleurs et la santé générale étaient à-peu-près dans le meme état. Mais de retour en Hollande , la maladie fit tout-à-coup des progrès si rapides, que madame y succomba environ deux mois après, réduite au dernier degré de marasme.

« Pourquoi donc cette exaspération si imprévue et cette rapidité dans la marche? Ne serait-ce point que la cessation de la compression a pour ainsi dire lâché la bride à la cause, qui alors a agi avec toute la fureur dont elle était capable? » Quarante-unième Fait. — J’ai appris la mort de cette personne, à la fin de 1828, par une maladie aiguë de la poitrine.

Quarante- troisième Fait. — M. le docteur Gallot m’a confirmé de nouveau la guérison de la malade, en juin 1829.

Quarante- cinquümie Fait. — La tuméfaction du bras gauche s’est propagée au droit ; les symptômes de la cachexie cancéreuse se sont prononcés

de plus en plus sans retour de fièvre , c’est- à-dîre de la fréquence du pouls, et la malade a succombé à la fin de janvier 1828.

L’ouverture du cadavre a fait voir des productions carcinomateuses assez semblables à la substance cérébrale, surtout sous le grand pectoral. Le sternum était ramolli et gorgé de sang; les veines du voisinage étaient dilatées, d’un blanc mat et friables.

Quarante -septième Fait. — La compression a échoué; la tumeur s’est endurcie en s’isolant des parties voisines : ce cas est analogue au dixseptième et au trente-septième.

Cinquante-unième Fait. — Mademoiselle L^^"^ étant revenue à Paris en juin 1829, j’ai trouvé la tumeur souple, sans dureté, se confondant avec les parties voisines et présentant à peine le volume d’un haricot : je pense que ce reste qui est souple finira par disparaître entièrement.

Cinquante-troisième Fait . — MadameB’^^'^, que M. Sailloffé a suivie dès le commencement , est rentrée à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Lazare, le 18 avril 1828 ; la tumeur ayant résisté à la compression, a été enlevée le premier mai. La malade est sortie de l’hôpital le 1 9 juin suivant, et a continué à jouir de la meilleure santé : la tumeur

extirpée était de nature carcinomateuse et enkystée du coté du thorax.

Cinq liante- quatrième Fait.— \jdi malade étant devenue enceinte a suspendu la compression -, je n’ai pas encore appris ce cpii s'est passé depuis.

Cinquante-cinquième Fait. — « La malade , m’écrit le professeur Barbier le i4 novembre 1828 , a cessé il y a plusieurs mois la compression de la tumeur, qui était devenue très-dure; elle est restée la meme depuis la cessation de la coinpression : elle n’a pas éprouvé de gonflement; la tumeur est dure et indolente, la santé est trèsbonne; elle attend. » Voilà un cas d’endurcissement avec isolement.

Cinquante-huitième Fait. — La dernière fois que j’ai examiné le sein , je n’ai presque plus dis- 1 in gué les restes de la tumeur.

Cinquante -neuvième F ait. — Madame fut

examinée à la fin d’octobre 1828 , par M. le professeur Marjolin et par moi. 11 restait dans la profondeur du sein , vis à- vis le mamelon , un noyau élastique de dix ou douze lignes de diamètre environ. Il était aplati et tellement élastique que nous agitâmes la question de savoir si e'élait un kyste avec fluctuation ; madame cesse alors toute compression régulière, et se couteille ddm coussinet dans son corset. I^e 8 janvier

1829, madame est examinée par MM. les professeurs Marjolin et Roux, par M. le docteur Dufour et par moi : le noyau est réduit à cinq ou six lignes de diamètre, et se confond avec les parties voisines dont on le distingue à peine*, le mamelon et toutes ses dépendances sont parfaitement sains. J’ai revu madame D'^^^ plusieurs fois depuis cette époque , sans faire reprendre de compression régulière^ il ne reste plus de traces de l’engorgement de trois pouces de diamètre, qui a été combattu par la compression , sans qu’on ait pu attribuer le succès aux moyens accessoires qui y ont été associés et que j’ai indiqués.

Soiæante’^deuxième Fait. — La guérison se soutient parfaitement.

Dixième Fait de la seconde Partie. — Les accidens ont été enrayés pendant assez longtemps par les pansemens indiqués *, mais enfin la constitution a fléchi à mesure que la récidive a eu lieu, et cette personne a fini par succomber en province, au commencement de 1829, sans que les détails de ce qui s’est passé me soient parvenus.

Les deux personnes indiquées pag. 4 18 et 4^9 sont guéries. La résolution a continué chez la première après la cessation de la compression.

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