II
sujet dont la constitution paraît saine, et cependant la maladie repullule. Cela prouve seulement qu’on n’a point enlevé tous les organes qui étaient déjà carcinomateux ou présentaient la susceptibilité à la dégénérescence cancéreuse. Quant à l’induction qu’on peut tirer de ce fait pour établir la difficulté de fixer les circonstances favorables à l’ablation des cancers., il faut, avant d’en faire l’application, se souvenir que, dans une foule de cas , des tumeurs cancéreuses amputées avec soin , presque dès leur début, c’est-à-dire avant d’avoir pu exercer aucune influence générale sur l’économie, n’en ont pas moins récidivé de la manière la plus fâcheuse. Cette difficulté de distinguer le degré de propension aux récidives dans les affections cancéreuses demande qu’on se livre à des recherches suivies sur le temps et la manière d’emphtyer les moyens qui semblent s’opposer le mieux à la disposition dont je parle j cette considération expliquera suffisamment pourquoi j’ai entrepris le traitement de plusieurs affections cancéreuses, qui , dans l’état actuel de nos connaissances , doivent être regardées comme incurables.
ARTICLE V