S- IV
Especes.
Les maladies cancéreuses peuvent se ranger dans trois séries naturelles.
i°. Les engorgemens diffus, qui, à une certaine époque, tantôt présentent beaucoup de dureté sans élasticité ou compressibilité , avec expansion hypertrophique ou concentration atrophique des tissus malades, que leur dissection montre squirrheux ou chondroïdes dans le commencement, et plus tard couenneux ou lardacés homogènes; tantôt offrent moins de consistance, plus d’élasticité au toucher, et toujours, dans ce cas, une augmentation du volume normal des parties engorgées ^ dont l’examen anatomique fait voir la structure de la pomme de terre dans les premières périodes de la maladie, et ensuite l’aspect encéphaloïde homogène.
2°. Les tumeurs circonscrites, qui, d’abord isolées, s’associent et s’assimilent peu-à-peu tous les tissus qui les avoisinent, et présentent tantôt la dureté squirrheuse chondroïde et tantôt la rénittence néphroïde ou du rein. La dissection des tumeurs dures montre un tissu homogène et chon-
droïde , analogue à celui des en gorge mens de meme nature \ celle des tumeurs élastiques montre une structure solanoïde ou néphroïde, semblable à celle des engorgemens de meme nature»
Les engorgemens diffus présentent le phénomène de la conversion du tissu normal des organes en parenchyme chondroïde ou solanoïde avant son ramollissement, et les tumeurs circonscrites celui d’une production nouvelle analogue , mais indépendante du parenchyme des organes, qui finit cependant par disparaître à mesure que celui de la tumeur s’assimile les parties qui l’entourent. Dans le cas d’engorgemens diffus , la propension au ramollissement et à l’ulcération est plus tardive , toutes choses égales d’ailleurs, que dans les tumeurs circonscrites.
3°. Enfin les ulcères cancéreux primitifs, qui, tantôt secs et croûteux, et tantôt humides et fongueux, d’abord indolens , se développent sur les nævus, sur la peau de la face, du scrotum ou de la marge de l’anus , ou dans des ulcères d’une nature différente , qui deviennent le siège de douleurs lancinantes, et prennent le caractère cancéreux. Ces ulcères appartiennent spécialement à la peau et aux muqueuses; ils ont pour effet consécutif l’engorgement carcinomateux de leurs bords et des ganglions lymphatiques de leur
voisinage, et la cachexie cancéreuse comme leâ cancers occultes. C’est donc avec raison que MM. Bayle et Cayol ont rangé les noli me tangere dont il s’agit parmi les maladies carcinomateuses.
Les engorgemens , les tumeurs et les ulcères cancéreux deviennent ordinairement tôt ou tard le siège de douleurs lancinantes et brûlantes , et produisent les uns comme les autres la cachexie cancéreuse consécutive, qui n’a rien de commun avec la diathèse locale ou générale , à laquelle les affections cancéreuses doivent leur existence à des conditions déterminées.
Les engorgemens diffus correspondent pour les cancers à la forme érysipélateuse pour les phlegmasies : lorsqu’ils suivent toutes les périodes qu’ils sont susceptibles de parcourir, on les voit passer de l état squirrheux dur ou semi-élastique à celui de ramollissement varié , homogène , gélaiiniforme ou encéphaloïde , et enfin amener des ulcérations fongueuses. ( Voj . les 12e et 33e faits.)
Les tumeurs carcinomateuses circonscrites ou enkystées sont aux affections squirrheuses ce que les phlegmons sont aux inflammations *, lorsque leur marche n’est pas interrompue par quelque opération ou par la mort, elles finissent aussi par se ramollir de la même manière , s’ulcérer et
produire des fongus considérables. ( Voj . les 14% 22e et 24e faits.)
Les ulcères cancéreux primitifs ne sont point liés comme effets à des engorgemens ou à des tumeurs carcinomateuses antécédentes , mais ils les produisent *, ils sont aux cancers ce que les phlegmasies des surfaces traumatiques sont aux inflammations, et ne ressemblent point primitivement aux ulcères qui suivent le ramollissement, l’inflammation et l’ulcération des tumeurs et des engorgemens squirrheux ; mais ils s’en rapprochent consécutivement.
Ainsi que les phlegmasies sont bornées à un seul organe ou s’étendent à tout un appareil d’organes, de même les affections cancéreuses sont limitées à un point de l’organisme , ou affectent primitivement ou consécutivement un ou plusieurs de ses organes ou même de ses grands appareils. C’est ainsi qu’on voit des engorgemens cancéreux diffus, des tumeurs circonscrites ou des ulcères se manifester dans plusieurs endroits du corps à-la-fois , et constituer parmi les maladies cancéreuses des affections multilocales qui répondent aux phlegmasies générales des systèmes organiques tégumentaire, cellulaire, séreux, synovial^ viscéral, musculaire, vasculaire, etc., etc.
Ces affections générales fournissent la matière
de trois autres espèces , qui ne diffèrent des premières qu'en ce qu’au lieu d’être locales, elles affectent l’ensemble des grands systèmes organiques. On peut voir les 33e, 42% 5oe 52e faits de la première partie. S’il était entré dans mon plan de produire tous les cancers que j’ai observés ou de compulser les recueils d’observations, j’aurais facilement démontré par des exemples que les maladies cancéreuses générales des appareils généraux , comme celles qui sont locales, se réduisent, comme affections organiques, aux espèces fondamentales que j’ai indiquées d’abord. Les phlegmasies diffuses ou érysipélateuses circonscrites ou phlegmoneuses , et traumatiques ou ulcéreuses, se combinent de mille manières, en sorte que de trois espèces simples et fondamentales il se produit beaucoup d’espèces secondaires et compliquées. Le même phénomène s’observe dans les affections cancéreuses dans lesquelles la combinaison des engorgemens diffus , des tumeurs circonscrites et des ulcères , crée des espèces secondaires relatives au nombre., au degré et au mode des associations survenues dans les organes malades.
Variétés.
Chacune des trois espèces de cancer que je viens d’indiquer présente des variétés nombreuses, mais qui se rapportent toutes à quelqu’un des chefs suivans :
Caractères intrinsèques . Les engorgemens , les tumeurs et les ulcères présentent dans leurs phénomènes propres, dans leur couleur, leur étendue, leur aspect, etc., des différences nombreuses et parfois assez grandes *, mais comme elles n’indiquent pointune différence correspondante dans la nature des maladies, je n’ai pas cru y trouver des bases d’espèces différentes , mais de simples variétés dont voici les principales :
i°. Les en gorgemens et les tumeurs cancéreuses, semi-diaphanes, blanchâtres, lardacées, chondroïdes, mêlées de bandes ou d’ondulations ardoisées ou blanchâtres , et finissant par un ramollissement visqueux. n°. Les engorgemens et tumeurs opaques blanchâtres, analogues dans leur section au tissu du rein ou de la pomme de terre , devenant ensuite encéphaloïdes et finissant par un ramollissement pu] tacé. 3°. Les engorgemens
et ies tumeurs mélanées, ou les mëlanoses qui peuvent n otre qu’une exagération de la couleur ardoisée, et dont le parenchyme a plus ou moins de rapport avec les deux variétés précédentes, et finit par tomber en diffluence. 4°* Les kystes carcinomateux , solitaires ou réunis en plus ou moins grand nombre. 5°. Les ulcères secs et humides.
les boutons chancreux et les ulcères cancéreux consécutifs à des ulcères de nature différente.
Siège . Les différences relatives à la situation précise des affections cancéreuses dans tel ou tel organe et à leur étendue ne m’ont semblé que des variétés de siège.
Marche . Le cours des cancers ou la succession de leurs phénomènes présente aussi beaucoup de variétés, qui ne changent rien à leur nature, et qui rentrent dans ce que je dirai sur la marche des maladies cancéreuses.
Causes. Les différences de causes donnent lieu à des variétés nombreuses dans les phénomènes secondaires, sans rien changer au caractère cancéreux.
s- vi.
Recherches sur le diagnostic différentiel.
Si les maladies cancéreuses présentent entre
elles (le nombreuses différences qui n’en indi* quent pas une de nature, elles offrent aussi des rapports avec d’autres maladies qu’il ne faut pas confondre avec elles.
Quelles que soient les différences de leurs phénomènes physiques de couleur , de densité , de volume , et des douleurs qu elles causent , toutes les affections cancéreuses ont pour caractères communs ceux que j’ai donnés page 3. Toutes les maladies qui ne présentent pas ces caractères ne sont pas des cancers*, mais aussi toutes celles en qui on les trouve appartiennent aux affections cancéreuses , dont l’aspect varie sans que pour cela elles changent de nature. Je me bornerai à fournir quelques exemples , pour rendre plus facile l’application des caractères que j’ai donnés, au diagnostic différentiel des maladies cancéreuses.
Un état tuberculeux diffus ou circonscrit des
poumons ou d’un organe s’étend plus ou moins ; il survient de l’inflammation avec suppuration , fièvre lente , consomption et évacuations colliquatives, comme dans tous les cas de fistules profondes dans lesquelles l’air peut pénétrer; mais qu’ont de commun le marasme fébrile, la peau sale et terreuse du phthisique qu’on a vu guérir par un changement de régime, de pays, le retour ou le développement d’une autre maladie,
et dont on a trouvé les ulcères cicatrisés , avec le dessèchement apyrétique, la peau jaunâtre et livide , et la friabilité des tissus , des os meme du cancéreux qu’on ne voit jamais guérir lors meme qu’il n’est pas survenu d’ulcération?
Les productions tuberculeuses , d’abord semidiaphanes et jaunâtres, deviennent ensuite constamment opaques , grisâtres , friables comme du jaune d’œuf durci , et déterminent enfin l’inflammation des tissus sains environnans avec une suppuration proprement dite, qui peut tarir si le tubercule est isolé.
Une dartre diffuse ou érysipélateuse circonscrite, ou pustuleuse, ou enfin ulcéreuse et rongeante , qui n’est qu’une phlegmasie réfractaire ou chronique, peut s’étendre, amener la fièvre lente etconsomptive, les évacuations colliquatives et la mort; mais une dartre diffuse, circonscrite ou ulcéreuse, quelque aspect qu’elle présente, ne dépasse pas le derme et les muqueuses , si elle ne se complique, et cède parfois â un simple changement d’âge ou de régime , à l’apparition d’une autre maladie ou à un traitement spécifique; elle sentiment prurigineux, qui appartient aux affections herpétiques, n’est pas plus la douleur pongitive , lancinante , lacérante ou brûlante du cancer , que le teint du dartreux n’est celui
du cancéreux , dont Fapyrexie , au milieu des plus vives douleurs, contraste singulièrement avec l’état fébrile, constant et consomptif, qu’on remarque chez ceux que consument, sans douleurs vives, tant de phlegmasies chroniques.
Un organe s’enflamme à diverses reprises, sa nutrition en reçoit- une impulsion qui accroît son volume; mais il conserve de l’élasticité, et les parties voisines ne prennent aucune part à cette espèce d’hypertrophie inflammatoire , si commune et si peu à craindre dans les amygdales, la prostate, etc.
Une mamelle devient le siège d’une phlegraasie même chronique*, l’engorgement dans ce cas présente l’uniformité et la rénittence inflammatoire semi-élastique ; il est toujours plus ou moins sensible au toucher , et même le siège d’une douleur continue, quoique sans élancemensspontacés , et il tend à une suppuration plus ou moins tardive avec les caractères phlegmasiques. Dans l’engorgement squirrheux, qui est irrégulier, ce n’est plus une rénittence élastique , c’est la consistance couenneuse onia dureté chondroïde : il y a des élancemens spontanés; mais la tumeur est insensible au toucher, à la suite duquel les douleurs spontanées peuvent redoubler, phénomène quil ne faut pas confondre avec la clou-
leur immédiate des tumeurs hiOammaloires * la mamelle enflammëe devient le siège de foyers purulens sans autre suite nécessaire. Le squim he tend à se ramollir sans inflammation évidente, et produit enfin tonies les affections locales et générales consécutives qui lui appartiennent.
Une femme éprouve îles douleurs permanentes dans la région de Lu ter us dont le coi et le corps sont douloureux au toucher , iumcfUs U serr
ai*
ou
élastiques sans être déformés, et il. y a pb moins de fièvre/, il faut traiter une métrîtQ chronique , qu'on guérit assez souvent : la tuméfaction uniforme de F utérus enflammé ne ressemble pas aux bosselures irrégulières, dures et souvent indolentes au toucher, qui caractérisent l’utérus squirrheux et auxquelles se joignent les flux fétides, Létal carcinomateux des organes voisins et la cachexie cancéreuse. Les douleurs lancinantes ou bridantes des cancers utérins son! spontanées
ou consécutives au toucher, qui ne les développe pas immédiatement, à moins quif n’y ait cqmpl i c a t ion i n fia m m a t o i ré .
Une dame, âgée de trente-trois ans, souffrant de douleurs hypogastriques, lombaires et .inguiriales , était tout-f-fait décolorée par des ménor-
rhagies et un écoulement considérable , au mois
de janvier 182^, ia tuméfaction dePutérus, qui fut constatée, inspira des craintes sérieuses sur une lésion organique. En août 1827, cette personne fut péniblement amenée a Paris, quoique couchée dans une voiture ; je reconnus alors dans le vagin une tumeur pédiculée que Fégalité et la souplesse du col de l utérus me firent considérer comme un polype. M. le professeur Désormeaux ayant constaté la même chose., le polype fut lié ; mais l’écoulement subsista avec la flaccidité du col utérin, la faiblesse et la dyspepsie. Un pcssaire d’ivoire en bilboquet, fait en cône creux , comprima le pourtour de l’orifice utérin ; Fécoulement diminua , et cessa peuà-peu à mesure que les digestions et l’appétit se rétablirent, pendant 1 usage du sous-carbonate de fer , d’abord seul , et ensuite associé avec l’extrait de quinquina. Moins d’un mois après son arrivée à Paris, la personne dont je parle, qui ^ depuis un an et demi environ, n’avait pu marcher à cause des douleurs et des accidens hémorrhagiques graves qui en résultaient, faisait sans fatigue des courses considérables , et avant six semaines retourna bien rétablie dans sa famille. Ce fait est particulièrement connu de M. le docteur Gellibert ( d’Àngoulême), médecin ordi-
naire de la malade, qui a pu juger des illusions que peut produire un polype encore contenu dans la cavité de l’utérus.
Une dame, âgée de trente -huit ans, veuve, était débilitée et décolorée par des hémorrhagies utérines considérables, et fatiguée par des douleurs dans les dépendances de la matrice. Consulté en 1825, je reconnus la mollesse et le développement du col de l’utérus , dont le fond volumineux était incliné sur la vessie. Un pessaire d’ivoire de forme conique fut placé, les hémorrhagies s’arrêtèrent, et les règles reprir rent leur cours ordinaire, pendant lequel on fit garder le lit. Plus tard les bains de mer fortifièrent^ mais au retour de la malade, en exami^ liant avec soin l’état de l’utérus, j’ai cru reconnaître dans la paroi antérieure du corps de cet organe une tumeur arrondie, que j’ai regardée comme un corps fibreux , et j’ai conseillé de continuer l’usage du pessaire , parce que le poids de la matrice se fait sentir lorsque cet appareil n’est pas employé pendant la promenade. M. le docteur Lemaître connaît parfaitement le cas dont je parle.
Les corps fibreux que j’appellerais volontiers napiformes , à cause du rapport de la structure striée de leur parenchyme exclusivement fibreux
avec celui des navets, dont les surfaces coupées font voir des faisceaux fibreux , et meme semiligneux, d’un blanc différent de celui delà substance qui les sépare; les corps fibreux, dis-je, constamment isolés , ne peuvent être confondus avec les productions chondroïdes ou soîanoïdes homogènes , qui se ramollissent et s’assimilent les tissus qui les entourent , tandis que les corps fibreux tendent à l’ossification sans s’approprier les tissus dans lesquels ils végètent.
Le bouton chancreux , malin ou cancéreux , dur et d’un rouge-cerise, est le siège de picotemens , et ensuite d’élancemens spontanés et d’une chaleur âcre qui y fait porter la main : sa dureté, sa couleur et son insensibilité au toucher empêchent de le confondre avec toute éminence furonculaire ou autre, dont le contact douloureux avertit de l’éviter.
La dureté des bords et du fond des ulcères qui ont ou qui prennent le caractère cancéreux décèle leur nature par les douleurs spontanées , lancinantes ou brûlantes, dont ils deviennent le siège, quoiqu’on puisse les toucher sans faire souffrir. Le nez , la lèvre ou la langue d’une personne s’irrite, s’enflamme et s’ulcère; les bords de l’ulcération sont rouges ,, sensibles au toucher, douloureux même, sans présenter
îa dureté du fond des ulcères cancéreux , leur indolence au toucher , ni les douleurs lancinantes ou brûlantes dont ils deviennent le siège.
On applique des sangsues autour des bords d’une ulcération du nez ou des lèvres qu’on couvre de cataplasmes émolliens; on arrache la dent dont les pointes irritent et excorient la langue*, tous ces ulcères se cicatrisent. Ils n’étaient donc pas cancéreux , quelque aspect que présentât leur surface.
Les bords d’un ulcère fistuleux des voies lacrymales , salivaires, biliaires, urinaires ou sterccrales , prennent delà dureté,, deviennent calleux ; mais si rien ne s’oppose à ce qu’on change la forme de la fistule, les duretés se résolvent; ou si , pour détruire la membrane du trajet fistuleux , on les enlève en partie ,, elles ne repullulent point, et leurs restes disparaissent. Les douleurs spontanées , lancinantes ou brûlantes des affections cancéreuses sont étrangères aux callosités des ulcères fistuleux, quoique ceux-ci causent souvent des douleurs très-vives par les phlegmons dont iis se compliquent.
Un ulcère variqueux est entouré de veines dilatées , et ne fournit pas toujours du sang comme les chairs fongueuses et livides d’un ulcère scorbutique; mais ni l’un ni l’autre n’ont des bords
squirrheux , ni ne sont le siège des douleurs lancinantes ou brûlantes spontanées du cancer, qui ne cède pas aussi facilement que le premier à une compression douce, ni comme le seconda un régime végétal et au jus d’oseille à l’intérieur.
Les affections locales les plus graves qui cessent pendant le passage d’un âge à l’autre, ou par un changement de régime, de vêtement ou de pays, ne sont pas cancéreuses. Un vice inoculé, le virus syphilitique, peut devenir la cause d’accidens locaux et généraux très-graves *, il peut même devenir Y occasion àw. développement d’une disposition cancéreuse *, mais les accidens syphi-. li tiques ont des caractères propres â les faire distinguer des affections cancéreuses qu’exaspèrent les traitemens mercuriels ou sudorifiques qui guérissent les autres.