II
sur-slimulalion locale, une élévation de température , une rubéfaction, une tuméfaction et même la mort rie la partie sur laquelle on agit par combustion.
Une température élevée et générale, l’action également générale de substances âcres et stimulantes en boissons, en bains, etc., développent chez celui sur lequel elles agissent le sentiment d’une sur-stimulation et d’une chaleur générales, une élévation générale de température, une coloration en rouge, une augmentation de Volume du corps, et même la mort par combustion générale de la personne sur laquelle agissent ces modificateurs généraux.
2°. La soustraction locale du calorique par des conducteurs froids, c’est-à-dire moins chauds que le corps, et l’application locale de substances acerbes , produisent ie sentiment d’un froid et d’une sédation locale, un abaissement de température, une pâleur, une diminution de volume , et même la mort de la partie sur laquelle on agit par congélation.
Une température abaissée et générale, l’action également générale de substances acerbes, acidulés et sédatives, en boissons et en bains, produisent, chez la personne sur laquelle on agit, le sentiment d’une sédation et d’un froid général , un abaissement général de température, une décoloration 5 une réduction du volume du corps, et même la mort par congélation générale.
3°. La soustraction locale de l’humidité par une atmosphère plus sèche que le corps, et par des conducteurs capables d’absorber son humidité locale, produit ie sentiment d’une sécheresse locale avec tension des tissus; si la sécheresse est soutenue par l’action de
substances qui aient une grande opposition à l’humidité, comme l’éther, l’alcool, les huiles essentielles, les aromates concentrés, etc., il n’est pas impossible d’aller jusqu’à éteindre la vie locale par embaumement.
Une atmosphère très-sèche, des boissons et des bains de substances sèches, d’éther, d’alcool, d’huiles essentielles, etc. , développent un sentiment général de force, une sécheresse et une tension générales qui peuvent aller jusqu’à déterminer la mort.
Je suppose que les agens secs agissent à une température moyenne insensible pour le corps.
4°. L’addition locale de l’humidité par une atmosphère plus humide que le corps, et par des applications de substances aqueuses , produit le sentiment d’une humidité locale avec relâchement des tissus, qui peut aller, dans certains cas, jusqu’à l’extinction de la vie locale par la putréfaction des tissus.
Une atmosphère tempérée , chargée d’humidité et surtout de miasmes insalubres, des boissons et des bains aqueux tempérés produisent un sentiment générai de faiblesse et un relâchement général , qui peut aller jusqu’à déterminer la mort.
Il est évident par ces seuls rapprochemens que la racine des causes de l’état phlegmasique ou de la fièvre locale est la même que celle de l’état fébrile générai , qui ne suppose aucune affection locale, lorsqu’il survient par des modificateurs généraux extérieurs et même intérieurs, tels que le sang, dont les propriétés physiques et vitales éprouvent des changeinen9 si considérables dans l’appareil circulatoire commun.
Ce que je viens de dire sur l’action des agens modificateurs fondamentaux peut suffire pour faire entendre pourquoi l’état fébrile se présente :
i°. Avec des caractères à" hyper sthénie ou de sur-stimulation et de sur-tonification organiques et une résistance vitale énergique;
2°. Avec des caractères d’ asthénie ou de sur-sédation et d’atonification organiques, et une résistance vitale languissante ;
3°. Avec des caractères à' ataxie ou d’incohérence dans la stimulation, la sédation, la vigueur et la débilité de la résistance vitale ;
4°. Avec des caractères d 'opiniâtreté réfractaire ou chronique et consomplive dans l’hypersthénie, l’asthénie ou l’ataxie fébrile de la résistance vitale.
Quelle que soit la forme hyper sthénique , asthénique, ataxique ou réfractaire que présentent les symptômes de l’état fébrile général et local, on l’observe avec cinq prédominances différentes de ses phénomènes, lesquelles fournissent la matière de cinq classes naturelles, qui se divisent chacune en deux sous-classes également naturelles , dont voici le tableau :
i°. Biosiques ou vitales.
2°. Hématosiques ou sanguines.
3°. Pepsiques ou saburrales.