II. 3o
nisme sous un aspect différent. Dans ce cas le point de départ de la fièvre est, pour ainsi dire, dans les derniers retranchemens de la vie , la sur-stimulation fébrile s’élevant des parenchymes élémentaires aux appareils spéciaux qui en sont formés.
2°. Les fièvres biosiques dans lesquelles la sur-stimulation fébrile part des appareils organiques spéciaux des sens confus. Tels sont ceux de la digestion et des absorptions, de la circulation, de la respiration, des sécrétions, des nutritions, de la génération et des fonctions nerveuses cérébro-spinales, dont la sur-stimulation peut engendrer l’état fébrile biosique , en se répétant dans le sens vital qui appartient au parenchyme élémentaire de tous les tissus spéciaux (1). Le point de départ des phénomènes pyrexiques est , dans ce cas , aux avant-postes des fonctions vitales communes, qui en sont sur-stimulées secondairement , en raison de l’état du tact général dans les appareils spéciaux indiqués.
La différence de ces deux genres donne de primeabord la raison de la diversité des effets des agens spéciaux des appareils et des agens communs. Ainsi , de la différence des effets du régime alimentaire, de la saignée, du choix de l’air à respirer, des stimulans des organes sécréteurs et excréteurs, et des effets des changemens thermométriques et hygrométriques simples de l’atmosphère sur l’ensemble de l’organisme vivant.
(1) J’ai déjà fait sentir que l’appareil du sens vital reçu dans la conception préexistait à tous les parenchymes spéciaux des organes des sens également spéciaux.