II
le sang qu’il recevait rutilaut des artères ; ce phénomène est plus prononcé dans les organes abdominaux que dans tous les autres* ce qui est facile à constater par la couleur plus foncée du sang de la veine porte. En réfléchissant sur la cause d’un semblable phénomène, on est porté à croire que l’action des gaz hydrogénés et non respirables qui se développent dans le canal alimentaire, peut y contribuer. Si on considère les effets du météorisme sur l’organisme et l’hématose, on sera peutêtre amené à considérer cette action des gaz intestinaux comme la cause de la prédominance de la couleur noire du sang des veines abdominales. Il est probable que ce phénomène est , comme tous les autres , susceptible d’augmentation et de diminution ; c’est-à-dire qu’il peut y avoir excès dans la couleur noire que le sang reçoit dans le système capillaire intestinal, ou défaut de cette couleur noire, le sang restant plus rouge qu’il ne devrait être, et il n’est pas impossible de trouver dans ces vices de l’hématose abdominale la raison de phénomènes de collapsus ou de sur-stimulation et d’inflammation , et par conséquent la raison du succès décisif de la saignée, dans les cas de péritonite grave analogues à celui que je citerai à la fin de cet article.
Recherches sur is hématose locale.
Les vices de l’hématose générale démontrés par des observations multipliées conduisent à admettre dans l’hématose des parenchymes des modifications absolument correspondantes par leur nature : ainsi nous observons des pléthores, des fluxions ou des congestions san-
guines locales, et des états différens du sang dans les capillaires du parenchyme spécial de chaque organe en particulier. Si on se pénètre bien de l’importance du phénomène de l’inflammation d’un lambeau détaché, réappliqué et cicatrisé sur tous ses points, et de celui de la phlegmasie d’une fausse membrane, on sentira facilement que les phlegmasies ou les fièvres locales peuvent être développées par des modifications désavantageuses de l’hématose locale, comme les fièvres générales par celles de l’hématose générale.
Ambroise Paré en guérissant une dartre fixe ou une phlegmasie chronique du visage par l’application immédiate d’un vésicatoire, a proposé une grande question à résoudre, savoir : Toutes les dartres dépendent-elles d’un vice de l’hématose générale? Raymond de Marseille a répondu par l’affirmative dans son Traité des maladies qu'il est dangereux de guérir , et M. le docteur Dessaix a été du même avis dans sa Dissertation sur les maladies utiles. M. le professeur Alibert n’a pas partagé cette manière de voir, et chacun sait qu’il a cautérisé un grand nombre de dartres , sans suite fâcheuse. Les faits de M. Alibert, dans lesquels le traitement général sulfureux, antimonial, mercuriel, etc., a été complètement inutile séparé de la cautérisation, prouvent certainement que toutes les dartres ne se lient pas à un vice de la grande hématose, et que par conséquent elles dépendent souvent de celui de l’hématose locale que la cautérisation ramène à son état normal , en la faisant passer par le mode sthénique.
Le mode sthénique de l’inflammation et de 1 hématose locale qui en est inséparable, diffère selon que PafFec-
îion locale est spontanée ou accidentelle: Une phlegimsie spontanée, un érysipèle, une esquinancie, etc., tendent à s’étendre jusqu’à ce que la partie soit saturée de l’état inflammatoire, et il n’y a pas de lois fixes pour les bornes de ces inflammations spontanées dans tous les cas. Petit de Lyon change l’érysipèle spontané en phlegmasie accidentelle, et la marche de la maladie spontanée est enrayée et abrégée. Une inflammation couenneuse commence vers les amygdales, et se propage vers la glotte, sous le nom de croup : lorsque cette terrible maladie est bien caractérisée, les traitemens généraux ont été de peu d’utilité; mais, les premières couennes touchées avec une solution de sulfure de potasse , le mode inflammatoire spontané a été avantageusement changé en accidentel y les applications d’acide hydrochlorique, les insufflations alumineuses de M. Bretonneau ont eu le même résultat. Dans un antrhax, une pustule maligne, un érysipèle ou angine gangréneuse avec des escarres commençantes, la cautérisation avec le nitrate de mercure liquide arrête la maladie comme par enchantement.
Une eseuinancie chronique, avec une hématose locale remarquable par une multitude de vaisseaux sanguins très-prononcés, résiste pendant plusieurs années aux bains, aux émolliens, aux adoucissans, aux dérivatifs, aux saignées, etc., et cesse par une insufflation de poudre alumineuse. Il est difficile, dans ces circonstances, d’admettre que l’affection dépend des vices de l’hématose générale. Qu’on compare les cas que je viens de citer avec ceux dans lesquels une inflammation de la peau, de la conjonctive , du pharynx, de la plèvre, du péri-
toine, du poumon , du foie, du rein, etc. , cède immédiatement au régime anti-phlogistique et à la saignée des grands vaisseaux qui donnent un sang couenneux, et on sentira., je pense, parfaitement la différence qu’il y a entre les effets de l’hématose générale et ceux de l’hématose locale.
Un érysipèle blafard, une esquinancie avec infiltration, une pneumonie asthénique , etc. , augmentent par le régime anti-phlogistique , mais cèdent à un régime tonique, qui rend à l’organisme assez d’énergie vitale pour que la maladie locale revienne vers l’état sthénique et se termine avec plus ou moins de facilité. Je fournirai ultérieurement, sur ce ‘point d’observation, des faits concluans.
Enfin, la cessation d'un érysipèle chronique ou d’une dartre, de pustules chroniques du cuir chevelu , d’une angine ulcéreuse chronique, d’exostoses, etc., par des frictions aux pieds ou aux cuisses, ou par une boisson , sans traitement local spécial , prouve, à mon avis, aussi clairement le mauvais état spécial de l’hématose générale, qu’une pustule génératrice de la variole ou de la vaccine inoculée ou un chancre syphilitique primitif guérissant par la cautérisation avec le nitrate de mercure, sans infection générale , démontrent le vice exclusif de l’hématose locale, à l’époque où ce traitement topique réussit.
Si une certaine indépendance de l’hématose de chaque organe en particulier répugne de prime-abord, je prie de considérer que le lambeau réappliqué et cicatrisé ne reçoit {dus de vaisseaux sanguins et vit sur son absorption, et que eependant il forme du sang, comme la
l’ausse membrane dont les vaisseaux sanguins sont parfaitement isolés de ceux de l’individu. Si une femme affectée de syphilis conçoit, le fœtus est infecté, et s’il vient à terme, il porte des marques d’infection , des pustules, etc. Si une femme enceinte est infectée de syphilis, il arrive souvent que le fœtus n’y participe pas, ce dont il est facile de juger à sa bonne conformation et à l’absence de tout signe de la maladie syphilitique à laquelle il échappe, si l’accouchement est rapide , mais dont il peut être infecté au passage, surtout s’il y est retenu long-temps. C’est dans ce cas qu’on voit survenir sur ces petites victimes, pendant les jours qui suivent leur naissance, des accidens syphilitiques primitifs aux yeux, aux narines, à la bouche ou dans quelqu’autre région de la surface du corps. Les faits qui précèdent montrent que l’embryon est dans Létat où sa mère et son père se trouvent au moment de la conception, et qu’ensuite il reste isolé, par son hématose particulière, jusqu’au moment de la parturition. Dans un sujet syphilitique dont un ou deux organes seulement prennent une part active à la maladie constitutionnelle qu’il porte, n'est-il pas évident que, si l’hématose particulière de chaque organe était confondue avec son hématose générale, aucun d’eux ne pourroit échapper à i’infeclion. Chaque organe a, il est vrai, une bouche dans son artère et un orifice efférent dans sa veine ; mais ü faut considérer que ses artérioles et ses veines s’anastomosent assez directement pour que les injections faites avec adresse passent des unes dans les autres. Ces anastomoses des artérioles et des veinules forment un courant où puisent les capillaires parenchymateux, dans lesquels
le sang ne circule que par l’action vermiculaire ou 'péristaltique de ces vaisseaux.
Les artères et les veines de chaque organe représentent les artères et les veines utérines qui apportent au placenta des matériauxà absorber, tandis que Jescapillaires parenchymateux spéciaux représentent les vaisseaux particuliers qui vont au cordon ombilical et en reviennent pour les phénomènes de l’hématose particulière du fœtus.
Ces détails m’ont semblé nécessaires pour faire entendre comment l’état de l’hématose locale et générale peut être lié à l’état fébrile et phlegmasique .
Recherches sur Vâge des organes .
L’état physique des organes est en rapport avec le sexe et avec l’âge des individus, comme l'hématose de la grande circulation; car on ne confond pas la peau, ni la chair, ni le sang, etc. , d’un jeune sujet avec ceux d’un plus âgé. La diversité des parenchymes organiques dans le même sexe et au même âge ne saurait s’expliquer par l’hématose de la grande circulation qui est uniforme, tandis que la différence des hématoses locales et spéciales en rend parfaitement raison, puisque les parenchymes sont modifiés aussitôt que leur hématose particulière éprouve des changemens considérables , comme dans l’état inflammatoire. Le parenchyme cellulaire et léger des poumons, dès que l’état inflammatoire ou une nou velle hématose de ses capillaires particuliers vient à s’y établir, devient aussi dense et aussi lourd que celui du foie. Un squirrhc présente une masse lardacéc, grisâtre.
homogène et sans vaisseaux sanguins. Il commence à se ramollir, et alors seulement on y trouve un réseau de vaisseaux sanguins capillaires autour de l’endroit dont la densité diminue? c’est-à-dire une hématose particulière qui est au centre du squirrhe , sans qu’il soit plus possible de constater d’où vientle sang de ce réseau que celui des vaisseaux d’une fausse membrane organisée. L’hématose n’est assurément pas un phénomène d’assez peu d’importance pour ne pas le prendre en quelque sortegSur le fait? dans les circonstancesqui peuvent servir à éclairer son mécanisme. Il est certain que dans un squirrhe il n’y a point de système capillaire sanguin avant l’époque de son inflammation , et il est également certain qu'alors il se développe dans le point qui se ramollit un réseau vasculaire sanguin considérable dont on ne peut pas plus démontrer la communication avec les grands vaisseaux sanguins de l’organe? que celle des vaisseaux sanguins d’une fausse membrane? d’une surface diarthrodiale enflammée ou d’un fœtus avec ceux du péritoine auquel il peut adhérer comme à l’utérus. Puisque le développement d’un réseau vasculaire sanguin a lieu par l’inflammation dans des organes oii il n’en existe point d’évident , il n’est pas difficile de le concevoir dans les organes qui en contiennent déjà d’avance.
Ces faits, qui montrent une modification spéciale de l’hématose, tantôt dans des vaisseaux capillaires préexistans, et tantôt dans un réseau capillaire sanguin nouveau et isolé des autres vaisseaux rouges, et dans des organes qui n’en présentent pas dans l’état ordinaire, ces faits, dis-je, autorisent à penser qu’il n’y a point d’inflammation ou de pyrexie locale sans une ino-
dificalion de l’hématose spéciale de l’organe ou sans une hématose nouvelle et spéciale de la partie enflammée, et sont contraires à la théorie des phlegmasies blanches qui peuvent n’être que des jeux de la nutrition des organes dépourvus de vaisseaux sanguins évidens.
On voit que dans les fièvres hématosiques ou inflammatoires, la cause de la pyrexie générale est dans le stimulus sanguin ou dans l’hématose de la grande circulation , comme dans l’inflammation la cause de la pyrexie locale est dans l’hématose locale ou dans la nature spéciale du sang propre à chaque organe.
Dans le genre des fièvres biosiques, l’organisme est modifié d’abord dans sa vitalité générale ou locale, tandis que dans le genre des fièvres hématosiques la modification porte primitivement sur le stimulus de l’appareil circulatoire, soit dans le grand appareil vasculaire , soit dans leurs appareils capillaires particuliers.
L’adhésion des surfaces d’une plaie récente ne pourrait s’opérer sans la phlogose adhésive; la cicatrisation d’une plaie avec perte de substance ne peut avoir lieu sans le secours de l’inflammation traumatique suppurante qui, par un surcroît d’action organique locale 5 lève les obstacles et cicatrise une plaie qu’on n’a pu réunir immédiatement. Dans une foule de circonstances, diverses mauvaises dispositions chroniques du corps ne se terminent qu’à l’occasion d’un état fébrile qui imprime un surcroît d’action organique qui devient avantageux. Les pyrexies locales et générales entrent donc parfois dans les besoins, sinon dans les vues de la nature, et sont aussi utiles dans certains cas qu’elles
sont nuisibles dans d’autres. Ce point de contact rapproche encore davantage les affections dont je parle.
Première Sous-Classe.
PYREXIES HÉMATOS1QUES GENERALES.
L’état fébrile par les vices de l’hématose dans la grande circulation se présente sous la forme sthénique, asthénique, ataxique et chronique, avec les phénomènes du vice de l’hématose joints à ceux des fièvres biosiques.
PREMIER ORDRE
Fièvres hématosiques sthéniques.
Il faut rapporter ici plusieurs des fièvres synoques des anciens, les fièvres sanguines d’Hoffmann, les fièvres inflammatoires de Selle , les fièvres angéioténiques de Pinel, etc., etc., etc.
Dans cet ordre de fièvres, outre les phénomènes des fièvres biosiques sthéniques, i°. lorsque la maladie est à un degré modéré , on observe la plénitude du pouls , et même avec récurrence par l’arcade palmaire , lorsqu'on essaie de déprimer l’artère radiale avec les doigts qui sont du côté du cœur; le pouls est souple et modé-
rément fréquent ; la céphalalgie est gravative; la bouche est humide, sans soif, et sans rougeur de la langue ; la chaleur de la peau, qui est bien colorée, est halitueuse, non seulement au visage, mais sur tout le corps. Lorsque l’époque de la résolution de la maladie arrive, il s’établit des congestions sanguines et des hémorrhagie , dans les narines, les bronches, ou les organes les plus susceptibles , et les urines déposent un sédiment pulvérulent tout-à-fait blanc.
2°. Si la maladie est grave , alors on est frappé des phénomènes de la stupeur : le pouls se concentre 5 la bouche est sèche et brunit, avec soif, et la peau qui est sèche se salit ; les hémorrhagies utiles paraissent plus difficilement et plus tardivement, ainsi que les sueurs et les urines critiques. On soulage parle régime a ntiphlogistique.
Je donne de ce cas un seul exemple qui a été recueilli par M. le docteur Doban. Je le prends dessein parmi les fièvres sthéniques hémalosiques intermittentes.
Fièvre sthénique hématosique quarte .
« Agé de 22 ans, d’une constitution forte, vigoureuse, quoique d’un tempérament un peu lymphatique , d’une taille élevée et les membres bien fournis en chair, le nommé Albert s’est toujours bien porté. Domestique d’un officier employé à l’armée d’Espagne, il fut pris d’accès de fièvre intermittente revenant tous les trois jours, durant une roule qu’il fit à pied de Perpignan à Paris, dans le mois de décembre 1823. Le malade attribuait avec assez de vraisemblance l’apparition de sa
fièvre quarte à la fatigue, et surtout parce qu’il avait été exposé pendant sa route à des pluies froides et fréquentes, dont il n’avait pu se garantir à défaut de vêtemens sufïisans.
» Albert se fit recevoir dans les premiers jours du mois de janvier à l’hôpital de Versailles. Là, on lui fit prendre le sulfate de quinine à la dose de 10 à 12 grains par jour; on avait fait précéder l’administration de ce sel par deux saignées du bras. Après huit jours de son emploi, les accès revinrent aux époques ordinaires et avec la même intensité. On changea alors la préparation du quinquina, on le donna en pondre à la dose de 5 gros par jour, pris en une seule fois dans une infusion de camomille. L’usage en fut continué ainsi pendant une vingtaine de jours. Celte substance finit par occasioner des douleurs épigastriques avec perte d’appétit et un amaigrissement marqué.
» Les accès fébriles ne furent pas supprimés; seulement leur violence et leur durée en furent diminuées (malgré la douteur d’estomac). Ennuyé de suivre un traitement fatigant sans obtenir un succès complet, le malade sortit de l’hôpital et reprit ses occupations. Les accès ne lardèrent pas à récupérer leur première intensité. Trois mois se passent dans cet état : le malade se décida à entrer à rHôleLDieu le 21 avril 1824.
b Lors de son admission, les accès fébriles revenaient régulièrement tous les trois jours à deux heures de l’aprèsmidi , se prolongeaient jusqu’à huit heures du soir; ils offraient les trois stades qui caractérisent les fièvres intermittentes. En examinant attentivement le malade , on voyait que la couleur de sa peau était un peu terne.
Aucun des viscères do l’abdomen ne paraissait ni tuméfié ni douloureux à la pression; seulement les muscles de la région hypochondriaque droite et du flanc du même côté étaient tendus- La langue était sans rougeur, même durant les accès. Le pouls, plein, développé, offrait de la fréquence. Du reste toutes les autres fonctions étaient en bon état. Dans Tapyrexie, le malade éprouvait de la fatigue et un peu de malaise durant les premières heures qui suivaient l’accès.
» Le 22 avril, on prescrit une saignée de 4 poëlettes , et 4o sangsues sont disséminées sur l’hypochondre droit et sur la région épigastrique; on donne pour boisson la décoction de guimauve, de pariétaire et de chiendent. Le sang de la saignée forme une couenne pleurétique assez épaisse.
» Le 23, retour de l’accès à deux heures après-midi : le stade de froid dure jusqu’à six heures. Au moment de l’invasion de la chaleur, saignée de 4 poëlettes. Le sang sort avec une grande rapidité , et est lancé à une grande distance. Le caillot ne devient pas couenneux, il présente une couleur rouge rutilante, semblable au sang artériel. La surface inférieure du coaguium offre une teinte semblable. Le malade dit qu’il s’était senti ra~ fraîchi immédiatement après la saignée. L’accès finit à huit heures; des douleurs contusives dans les membres, la soif et l’insomnie lui succédèrent pendant toute la nuit.
» Le 24 au matin , fréquence du pouls sans chaleur à la peau; même boisson que la veille.
» Le 2O, retour de l’accès à trois heures du soir; le fris-
son qui a perdu un peu de son intensité, se prolonge moins.
» Saignée du bras de 4 poëlettes à cinq heures. Le sang sort de la veine avec la même impétuosité et offre le même aspect que dans la saignée précédente. Cessation complète de l’accès à sept heures. Le malade se sent affaibli sans malaise, dort toute la nuit, ce qui n’avait jamais eu lieu avant les saignées.
Le 29, retour de l’accès à trois heures et demie. Il est marqué seulement par un peu de malaise et de céphalalgie sus-orbitaire sans frisson. Tous ces phénomènes se dissipent complètement à six heures du soir et se terminent par une légère sueur. On avait recommandé d’appliquer des ventouses sèches à l’épigastre et au milieu du dos, dès l’invasion du frisson ou de l’accès, ce qui ne fut pas exécuté.
» Lt 2 mai, l’accès manque complètement; le malade sort en convalescence, après onze jours de séjour à l’hôpital. »
Ce fait présente à remarquer :
i°. Le défaut de succès du quinquina , qui a cependant diminué l’intensité de la fièvre, quoiqu’il ait causé des douleurs à la région épigastrique 5