CHAPITRE III
RECHERCHES SUR l’hISTOIRE GÉNÉRALE DE LA MARCHE DES CANCERS.
Le temps d’agir avec avantage pour combattre les cancers étant limité, il est nécessaire de jeter un coup-d’œil sur la marche de ces maladies , afin d’y trouver, si cela est possible, les règles de la médication la plus utile dans chaque période.
S’il y a des organes que le cancer affecte plus habituellement que les autres, il est important de l’y bien connaître; si dans ces organes la maladie est plus à la portée des moyens de Fart , son étude y sera plus utile ; enfin si le cancer y est souvent comme inoculé par des irritations locales , à la manière de l’inflammation , ses phénomènes seront plus faciles à observer avec exactitude : or les glandes mammaires , les testicules, les nævus et même diverses parties du visage, sont précisément dans ce cas : dans tous les autres organes la maladie peut naître spontanément; mais il n’est démontré, pour aucun d’eux, même pour l’utérus et l’estomac, qu’ils puissent devenir cancéreux par des violences directes comme ceux dont je viens de parler. C’est donc
dans les glandes mammaires, les testicules, les nævuset diverses parties de la face que le cancer peut être étudié avec le plus d’avantage : c’est en conséquence sur leurs affections cancéreuses que je calquerai ce que j'ai à dire de général sur la marche de ces maladies, sans négliger les données que m’ont fournies les cancers de l’utérus, de l’appareil digestif et des autres organes.
La marche des affections cancéreuses présente tant de variétés , que , si l’on néglige la distinction des espèces fondamentales dont j’ai parlé dans le premier chapitre, son histoire générale devient un chaos inextricable : c est cette raison qui m’engage à donner ici le résultat de mes observations en étudiant chaque espece en particulier.
ARTICLE PREMIER
ENGORCEMENS CANCÉREUX DIFFUS -