Phosphorescence de quelques composés organiques
La phosphorescence du soufre et la phosphorescence de, l’arsenic nous ont fourni deux exemples de flammes sans 1onisation. Îl nous a paru intéressant de chercher à accroître cette liste en étudiant d’autres réactions accompaguées de luminescence.
Sur ce sujet nous n'avons rencontré dans la littérature que des indications assez pauvres. Schenck, Mihr et Banthien (!) ont fait quelques expériences sur l'oxydation de certaines substances par l’ozone. Pour plusieurs de ces substances, l’oxydation est accompagnée de luminescence. Ils ont examiné l’eugénol, le caoutchouc, la térébenthine, l’amylène, la soie, le coton, la toile, le bois, etc. Aucune conductibilité de l’air n’a pu être observée à lélectroscope.
Les mêmes auteurs ont étudié d’un peu plus près l’acétylène bromé CH = CBr. Cette substance est gazeuse el explosive à la température ordinaire. En la refroidissant à — 2° dans l’alcool, on obtient une solution phosphorescente et sentant fortement l’ozone. Lorsqu'on envoie
(M)N£oc. cit, p-"1909:
SI
sur l’électroscope les gaz qui ont passé sur des solutions étendues ou concentrées d’acétylène bromé, on ne constate aucune déperdition. On a donc là un exemple net de vapeurs combustibles sans ionisation.
Dans un travail récent (!), M. Delépine a fait connaître un certain nombre de substances organiques spontanément oxydables à l’air avec phosphorescence.
Ce sont :
1° Les éthers thiosulfocarboniques dont le type est le
suivant :