TB LOC
On voit que l’acétone supprime les effets sitôt qu’elle est ajoutée en couche un peu notable. À mesure que la couche disparaît par mélange, les effets reviennent un peu, mais ils demeurent beaucoup moins intenses qu'avec l’acide chlorhydrique seul. Si l'on ajoute beaucoup d’acétone, et qu’on agite violemment le liquide de façon à le rendre homogène, les effets demeurent très petits. Il suit de là que, méme avec un liquide actif au barbotage (*), on peut diminuer et rendre pratiquement nulle lionisation par voie chimique. Le même résultat découle des
expériences suivantes.
B. — Alcool éthylique. — L'alcool absolu se dissout très vite dans l’eau. Néanmoins, en le versant avec beau-coup de précaution, on peut obtenir des couches bien limpides, subsistant pendant une dizaine de minutes. Ces couches disparaissent par le bas, en se désagrégeant par dissolution; elles s’évaporent également très vite, surtout dans un courant gazeux. Voici le résultat d’une série
d'observations :
Couches d'alcool éthylique.
Acide chlorhydrique....... ot 1250 eo; Versé alcool absolu, couche de 1°"...... néant ADS EMINUleS Aer ee CE néant + Après 4 minutes...... en ee ec. 200 NeNRI)O:
Après.b minutes... Se ARE 250% en 54° Versé alcool 9b# couche de none er néant ADRÉSRLOMNIRULES EEE RE TE DE »
Liquides parfaitement mélangés........ »
Nous avons vérifié que l’alcoo!, comme l’acétone, donne au barbotage des effets intenses (barbotage d’air ou d'hydrogène ).
(1) Nous avons vérifié que l’acétone donne, soit par barbotage d'air soit par barbotage d'hydrogène, des effets d’ionisation intenses,
Une liqueur chlorhydrique à laquelle on ajoute beaucoup d’alcool ou d’acétone, de façon à supprimer lionisation par voie chimique, continue à donner avec un fort barbotage d'hydrogène des eflets très gros.
GC. — Alcool amylique. — L'alcool amylique appartient nettement à la classe des liquides actifs par barbotage. Nous avons vérifié ce point à l’aide du barboteur Villiers, en employant soit de l'air, soit de l'hydrogène. De plus, l'alcool amylique n’est pas miscible à l’eau. En le versant à la surface de l’acide chlorhydrique dilué, on obtient des couches extrêmement nettes et qui, même sous faible épaisseur (1"" par exemple), se maintiennent très longtemps. Nous avons jugé avantageux de répéter sur l’alcool amylique les expériences déjà faites sur l’alcool ordinaire. A cause de la très faible solubilité de l’alcool amylique, la suppression d'effets qu’on observe peut très difficilement s’attribuer à une modification introduite dans la masse du liquide.
Couches d'alcool amylique.
Acide chlorhydrique (ions négatifs)... 200%eNH20 5cm° alcool amylique (couche recouvrant
presque toute la surface). .......... D 0300: Après 3 minutes. .... RAD DOCS > 620.
PUIS Re nt ne re eee dt ane néant sensiblement LOS DOSITIS Aer PTE rene néant Acide chlorhydrique (ions négatifs)... 210 CRE 0 5em* alcool amylique(tachecouvrant mal). » 140° Tache couvrant beaucoup mieux....... » 620° Tache dissoute complètement.......... » 280° OS ERA TER EE SRE PES » 1000°
Il suffit d’une proportion d’alcool amylique de 1 pour 100 pour supprimer pratiquement les effets des deux signes. La suppression a lieu dès que la couche d'alcool
amylique recouvre la région de la surface par où se fait le dégagement des bulles. Elle est presque complète. Quelques bulles seulement, en rencontrant la tache d’alcool amylique, dévient de leur route et longent tangentiellement la surface pour venir éclater dans l’acide libre; celles-là peuvent encore donner un très faible effet à l’électromètre. Si lon agite violemment le liquide de façon à produire un mélange parfait, les effets demeurent pratiquement nuls.
D. — Benzine phéniquée. — La benzine, lenant en dissolution du phénol, devient active par barbotage (!) (air ou hydrogène), d’ailleurs à un assez faible degré. Nous avons vérifié qu’elle se comporte comme la benzine pure, c’est-à-dire qu’en couche même très mince elle supprime complètement l’ionisation par voie chimique.
E. — Conclusion. — Il est difficile de tirer des expériences qui précèdent autre chose que la conclusion suivante
L’ionisation par voie chimique est une action superficielle comme lionisation par barbotage.
Les liquides actifs et inactifs par barbotage ne se classent pas immédiatement de la même manière lorsqu'on compare l’effet qu'ils exercent sur les réactions chimiques.
Mais il est impossible d’en tirer argument contre lPanalogie profonde des deux phénomènes. Ici encore, nous devons observer que le harbotage se fait dans des conditions totalement différentes, selon qu’on procède par insufflation directe ou par dégagement chimique. Rien n'autorise à prévoir qu on obtienne les mêmes effets avec de grosses bulles et avec des bulles très fines.
(:) Voir px BroGLtE, /?echerches sur les centres électrisés de faible mobilité, p. 51,