LES TE
32 premiers segments l’arrangement de ces appendices est toujours le même : ils sont distribués par paires suivant la loi des Polynoe et des Hermadion, par conséquent sur les segments 2, 4, 5, 7, 9... 23, 26, 29, 32; mais, au delà, il n'y a pas deux spécimens connus chez lesquels la répartition soit identique et un seul et même segment peut porter d’un côté un élytre et de l’autre un cirre dorsal.
L'animal que Jonxsox [97] a décrit sous le nom de Po/ynoe gigas a de 81 à 86 segments et de 41 à 47 élytres de chaque côté du corps ; mais sur 9 exemplaires recueillis, 3 seulement ont le même nombre n d’élytres de part et d’autre du corps ; et encore ces 2n élytres ne sent-ils pas répartis en x paires puisque, comme chez Lepidametria commensalis, certains anneaux portent d’un côté un élytre et de l’autre un cirre dorsal.
Il faut enfin signaler une autre anomalie du même genre, tout à fait accidentelle celle-là, observée par ORLanDI [96] chez un Lepidonotus clata Monr. trouvé à Gênes. Tandis que d’un cô'é le corps était absolument normal, les 12 élytres présentant la distribution régulière sur les segments 2, 4,5, 7, 9, 11...., 23, de l’autre les segments à partir du 16° portaient tous un cirre dorsal, et, par suite, les anneaux 17, 19, 21, 23 étaient pourvus du côté droit d’un élytre et du côté gauche d’un cirre dorsal.
J'ai insisté à dessein sur ces cas curieux fournis par Lepidametria commensalis et Polynoe (Lepidametria) gigas d'une part et par le Lepidonotus clara monstrueux décrit par ORLANDI d'autre part. Je devais, en effet, les signaler d’une façon toute spéciale, car l'on peut, au premier abord, penser qu'ils constituent un argument puissant en faveur d’une théorie généralement admise aujourd’hui et qui veut que l’élytre et le cirre dorsal soient des organes homologues ; or, je crois que cette théorie est inexacte, el, après avoir exposé les raisons qui ont entraîné ma conviction sur ,ce point, je devrait montrer que les anomalies signalées plus haut peuvent être facilement expliquées si l’on se range à l'opinion que je soutiens.
Homologie du cirre et de l’élytre. — Il est à peu près impossible, lorsqu'on ne considère que les quelques Aphroditiens connus avant les recherches d’AupouI et H. Mizxe-Ebwarps aux îles Chausey de n'être pas frappé de la relation qui existe entre les élytres et les cirres dorsaux chez ces animaux. En constatant que,