‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 16 sur 69 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

branchial. Par suite le cirre appartient à une autre série que l’élytre et ne lui est pas homologue ; et, pour l’alternance des cirres et des élytres, on peut se l’expliquer en admettant que l’on a à faire à deux organes en quelque sorte antagonistes, le développement dé l’un d’entre eux empêchant que l’autre puisse poursuivre le cours de son évolution.

Branchies. — J'ai été amené, dans les lignes qui précèdent, à parler des tubercules branchiaux, et j'ai dit que leur existence était générale, leur degré - Br.

de développement variant Fi@. 10. — Acholoe astericola Derx Cause.

24 Ar Cinquième et sixième parapodes gauches d’ailleurs dans des limites d'un échantillon anormal portant un

assez étendues. L'on peut cirre dorsal supplémentaire (a) sur le maintenant se demander MU Die

quel est le rôle de ces organes; ont-ils réellement une fonction respiratoire ? Peut-on avec SavienY | 20 | les considérer comme des branchies ?

Il est nécessaire de noter, avant de chercher une réponse à cette question que, chez les Aphroditiens, l'appareil circulatoire est fort peu développé. L'une des conséquences de cette réduction extrême du système vasculaire est que, au point de vue de la respiration, les Aphroditiens se comportent comme des formes anangiées. Il est inutile de chercher chez eux des branchies analogues à celles des Euniciens ou même des mamelons richement vascularisés, comme ceux que l’on rencontre, par exemple, chez certains Lycoridiens. Le liquide actif dans la respiration sera ici non le sang, mais la lymphe (liquide de la cavité générale). La respiration cutanée joue évidemment un rôle considérable; mais il peut se faire qu’en certains points cette respiration soit plus active qu'ailleurs, les échanges respiratoires étant favorisés par les circonstances suivantes: épaisseur moins considérable de la paroi du corps, renouvellement

Page 1