‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 23 sur 69 · ART ER · texte numérisé non relu

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par l'absence de pédoncules oculaires et montre qu'aucun des autres caractères qu'il signale n'est entièrement propre au genre ; il est évident, d’autre part, qu’il n’a pas eu connaissance du travail de Mac-Inrosx [769] contenant la description du genre Æwpanthalis. Dans ces conditions, l’on peut adopter la manière de voir de miss BucHANAN sur le point spécial dont nous nous occupons. Il est aussi permis, étant donné l’uniformité assez grande du faciès des Acoëtiens, de supposer que GRUBE [77] a décrit sous le même nom de Panthalis bicolor deux formes distinctes, dont l’une, dépourvue de pédoncules oculaires, devrait sans doute constituer une troisième espèce du genre ÆEupanthalis.

D'autre part les genres ÆEwpompe et Panthalis n’ont jamais été différenciés que par les caractères suivants : les Æupompe ont des élytres tous plans (caractère invoqué par KINBERG) et tous imbriqués en sens inverse de l'imbrication ordinaire (caractère indiqué par GRUBE), tandis que chez les Panthalis les élytres seraient campanulés à l'exception des premières paires (KINBERG) et l’imbrication à rebours serait limitée à la région antérieure du corps (GRUBE). GRUBE [76] avait déjà montré le peu de valeur de ces caractères : Panthalis melanonotus GR. a les élytres antérieurs seuls imbriqués à rebours {caractère de Panthalis), mais tous ses élytres sont plans (caractère d'Eupompe). Benparp [89] a proposé de fusionner les deux genres en un seul. PRUvOT et RacoviTza [95] se bornent à constater que, quel que soit le caractère auquel on a recours, les espèces étudiées par eux rentrent dans le genre Panthalis et ils réservent leur opinion sur la fusion proposée par BEDDARD; mais depuis FAUVEL {97 b] a rencontré chez un Acoëtien (E'wpolyodontes Cornishii Bucx.) des élytres plans au voisinage d'élytres campanulés et, d'autre part, l'examen comparatif des deux spécimens connus d’Æwpolyodontes Cornishii lui a permis de constater que le mode d’imbrication des élytres est également un caractère de peu de valeur, beaucoup trop incertain pour que l’on puisse en faire la base d’une classification. En présence de ces résultats, la fusion des deux genres Æwpompe et Panthalis peut être considérée comme nécessaire et, Eupompe ayant déjà été réuni à Acoëtes, la tribu des Acoëtiens se trouverait ainsi constituée par quatre genres seulement.

Mais je n’aperçcois aucune raison de conserver le genre Æupolyodontes. La structure de son lobe céphalique est la même que

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dans le genre Acoëtes, à un détail près, sur lequel nous revenons plus loin. L'aspect général du parapode et la distribution des soies sont absolument les mêmes dans les deux genres. La différence la plus importante est en somme celle que miss BucHANAN à signalé dans la position relative des ommatophores et des antennes paires : chez Æupolyodontes, ces derniers organes s’inséreraient sur la face latérale des ommatophores, tandis que, chez Acoëtes ils prendraient naissance à la partie ventrale de ces mêmes pédoncules oculaires. On trouve, à cet égard, des types intermédiaires et 1l ne me semble pas en tout cas qu'il y ait lieu de baser une coupe générique sur un caractère d'appréciation aussi délicate. Pour moi, Eupolyodontes Cornishii Bucn., pourvu de 4 antennes, de 2 ommatophores, de tubercules branchiaux très nets est un véritable Acoëtes.

Nous nous trouvons ainsi en présence de trois genres seulement : Polyodontes RENIERI (3 espèces), Acoëles Aupouin et H. Mizxe- Epwarps (14 espèces) et Eupanthalis Mac-[xrosx (2 (ou 3) espèces).

Une seule difficulté subsiste encore, et elle est relative au genre Polyodontes. Comme nous l'avons vu, il comprend 3 espèces : P. maæillosus RANzANI, P. Blainvillei Cosra, P. qulo GRUBE. Pour ce dernier type aucune erreur n’est possible: il n’a que deux antennes ; mais, pour les deux autres, un doute pourrait subsister. P. Bluinrillei possède un appendice médian ventral dont la significa- Hon reste incertaine ; il estnéanmoins fort probable que c'est une des papilles de la trompe faisant saillie par l’orifice buccal et l'espèce en question se trouverait donc bien, elle aussi dépourvue d'antenne médiane. La question parait plus complexe en ce qui concerne le P. mazillosus. RENIERI, DELLE CHIAIE ne Ini attribuent aucune antenne médiane. CLAPARÈEDE [68] dit expressément que le nombre des appendices céphaliques est pair. Mais, d'autre part, la figure qu'il donne indique nettement une antenne médiane. En outre Sr-Lour [9] qui à eu l'animal en sa possession a donné plus tard [96] un dessin de P. mazxillosus montrant trois antennes et miss BUGHANAN [94] attribue à cette espèce une longue antenne impaire.

Le texte de CLAPARÈDE est trop affirmatif pour qu'on puisse douter que sa figure est fautive. L'animal capturé par Sr-Loup [89] différait un peu, ainsi qu’il le dit lui-même, de celui qu'a figuré CLAPAREDE et je crois qu'il faut chercher là l'explication des divergences apparentes signalées plus haut: l’Acoëtien recueilli à

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