‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 35 sur 69 · PER · texte numérisé non relu

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mètres dans un sable bleu, légèrement vaseux, où l’on trouve aussi, outre l'Zchinocardium cordatum, des Nephthys et un grand Capitellide que je n’ai pas déterminés et de beaux exemplaires de la Phyllodoce lamelliger«.

D'autre part, j'ai demandé à la Station Zoologique de Naples de m'adresser des Sigalion squamatum Derre CHiae ; la plupart des spécimens qui m'ont été envoyés étaient des Sigalioniens de fort grande taille (20 à 30 centimètres de longueur), appartenant bien à l'espèce indiquée ; j'ai eu en même temps un certain nombre de Sigalioniens beaucoup plus petits appartenant à trois espèces bien distinctes: Sigalion squamatum DELLE CHiAE, Sig. Mathildæ AupouIx et H. Mixe-Enwarps et Séhenelais sp.

J'ai donc pu comparer entre eux :

1" Des échantillons de S. squamalum et de S. Mathildæ provenant de la même localité (Naples) +

2° Des échantillons de S. Mathildæ provenant de deux localités différentes (Naples et Wimereux).

Et je demeure convaincu, après cel examen, que l’on ne saurait admettre l'opinion de DE Saint-Josepx [98], qui réunit les deux espèces ; il y a certainement entre elles de nombreuses ressemblances, mais il y à aussi des différences que je vais signaler, après avoir noté d’abord que les Aphroditiens décrits par DE SaINT-JosePpx [95,98] sous le nom de Sigalion squamalum sont en réalité des Sigalion Mathildæ. C'est aussi celte dernière espèce que CLAPAREDE [68,70] a eue sous les yeux.

Il y a, tout d’abord, un écart considérable entre les dimensions des deux formes ; le plus grand des échantillons de S. Mathildæ que j'ai recueillis à Wimereux n’atteignait pas 10 cent. de longueur DE SaT-Josepx [95] à trouvé à Dinard deux. exemplaires de 8 et 11 cent. et il dit qu'à Naples le S. squamatum peut attemdre 30 cent. de long ; c’est, comme on l’a vu, la taille maxima de ceux que j'ai reçus de cette localité.

La forme du corps est aussi assez sensiblement différente. Toutes proportions gardées, S* Mathildæ est beaucoup plus mince que le S. squamatum ; la hauteur d’un anneau, chez ce dernier, est à peu près égale à sa largeur ; elle est notablement plus grande chez S. Mathildæ.

SAUT re

I n‘y a pas de diflérence bien marquée entre les lobes céphaliques des deux espèces ; la tête, dont le bord frontal est rectiligne, se rétrécit beaucoup dans sa partie postérieure ; les deux antennes sont insérées à la limite du bord antérieur et de la courbe qui le réunit aux bords latéraux ; il existe chez S. Mathildæ comme chez S. squamatum quatre yeux noirs, ceux de la paire antérieure élant un peu plus gros et un peu plus rapprochés l'un de l’autre que ceux de la paire postérieure.

Mais l'examen des élytres et des parapodes permet de différencier nettement les deux formes.

Chez $. squamatum Deck Cniaye, le bord externe des élytres est orné d’une rangée de 10 à 20 papilles pennées présentant la forme qui a été représentée dans la fig. 29 A. Chez Sigalion Mathildæ AupouiN et H. Mize Ebwarps, il existe aussi des papilles pennées mais leur forme est bien différente (fig. 29 B); elles sont comme l'on voit, plus longues et portent un nombre de branches latérales plus considérable, jusqu’à 20 de chaque

FiG. 29. — Franges du bord de l'élytre.

A. Chez Sigalion squamatum.

B. Chez Sigalion Mathildæ.

côté, tandis que chez S. squamalum je n'en ai jamais vu plus de 9; en outre, la forme de ces ramifications est bien différente : à peu près cylindriques et assez longues chez S. Mathildæ, elles ont, chez S. squamatum un aspect lancéolé dû à l'existence d’une constriction basilaire à peine sensible,

En se reportant aux dessins que CLAPARÈDE (68, PL. III, fig. 3 A et 70, PL. Il, fig. 3) a donnés des papilles de son S. squamatum on se

convaincra que c'est bien au S. Mathildæ qu'il a eu à faire, ce qui, d’ailleurs, me parait encore démontré par ce fait qu'il assigne au corps une largeur de 4-5 ”/, seulement; c’est la dimension la plus fréquente du S. Mathildæ, alors que chez S. squamatum le diamètre transversal atteint souvent 8-9 "/,.

De même, 1l est certain que c’est aussi le S. Mathildæ que De ST-JOSEPH |95, 98] à trouvé à Villers, à St-Vaast-la-Hougue, à Dinard et au Pouliguen ; il dit en effet que le nombre des branches latérales des papilles est de 20 environ de chaque côté.

DE Sr-Josepn (95, PI. XIT, fig. 27) a représenté le parapode de son S. Squainatum, ce parapode est celui de S. Mathildæ typique. Je donne ici (fig 30.) les dessins des pieds des deux espèces: les différences sont évidentes : chez S. squamätum, la saillie dans laquelle vient se loger la pointe de l’acicule de la rame ventrale est plus accentuée et le petit tubercule que l’on trouve à la face dorsale de la rame ventrale chez SNS. Mathildæ fait complètement défaut (1).

ue

Fic. 30. — Profil du parapode, A. Chez Sigalion squamatum Dee CHIAJE. " B. Chez Sigalion Mathildæ Aur. et H. M.-Epw.

Je noterai en passant que l’on ne saurait considérer comme un cirre dorsal la petite saillie épidermique que l’on voit à la ponte de la rame hæmale; c’est un simple stylode, sans trace du nerf axial qui caractérise les cirres.

1) Ce tubercule a échappé à CLAPARÈDE [68], qui ne le figure pas.

L'armature du parapode est aussi bien différente dans les deux espèces ; les soies sont, tout d’abord, beaucoup moins nombreuses

FiG. 51. — Sigalion squamatum DELLE Cnrayx. Soies composées à serpe courte et longue. Gr. — 160.

chez S. Mathildæ, surtout à la rame ventrale.

La rame dorsale porte des soies très fines, arquées vers le haut, couvertes de rangées transversales de denticules. Je n'ai pu retrouver les soies à extrémité bifide signalées par DE Sr-Josepx [98]; la pointe

m'a toujours paru simple, dans l’une comme dans l’autre espèce.

La rame ventrale porte deux faisceaux de soies, séparées par l’acicule; chacun de ces faisceaux comprend divers types de soies. En commençant par la partie dorsale du faisceau supérieur pour terminer par la partie

ventrale du faisceau inférieur, on peut établir le tableau comparatif

suivant :

Sigalion squamatum DELLE CHIAJE

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