‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 36 sur 69 · Fait défaut · texte numérisé non relu

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Soies composées sembiables aux précédentes, mais à hampe entièrement lisse.

- Soies composées ; hampe ornée à sa partie Fait defaut. supérieure de rangées transversales de denticules ; serpe courte, robuste, dont la pointe se recourbe en une dent au-dessous de laquelle naît une épine (une ou deux seulement de ces soies).

». Deux ou trois soies semblables aux précé- Fait défaut, dentes, mais à hampe entièrement lisse (fig. 31 A).

ACICULE. ACICULE.

6. Soies du type 5 (deux ou trois seulement). Même type de soies.

7. Soies semblables aux précédentes, mais à Même type de soies. serpe plus longue (fig. 31 B).

S. Soies composées du type 3 mais à article Même type de soies. excessivement long et très fin.

L'on voit, en résumé, que Sigalion squamatum DELLE CHIAJE se distingue de Sigalion Mathilde :

1° Par sa taille beaucoup plus considérable ;

2° Par la forme de son corps ;

3° Par la forme des papilles pennées des élytres ;

4° Par l'absence de tubercule à la face dorsale de la rame neurale ;

3° Par la constitution du faisceau dorsal de soies, dans cette même rame neurale, des soies à serpe courte remplaçant ici les soies à article terminal pseudo-articulé et à hampe lisse que l’on trouve chez S. Mathilde.

GRUBE [75], dans sa révision des Aphroditiens, ne comple que quatre espèces dans le genre Sigalion ; quatre autres espèces ayant été décrites depuis lors, le genre comprendrait aujourd'hui les huil formes suivantes :

S. Mathildae.. Aupounx et H. Mize-EpwaRps | 32] espèce typique. S. squamatuin. DELLE CHIAJE |41|.

S. Edwardsi... KiNBerG [57].

S. Antillaruwm. GRUBE [75].

S. Buskii...…... Mac-INrosH{ 764].

S. Amboinense GRUBE [77|.

S. arenicola.…. VERRILL [80].

S. Pourtalesi.. KuLers [87].

Mais, en réalité, six espèces seulement doivent être attribuées au genre Sigalion ; il faut, en effet, éliminer de la liste précédente Sigalion Antillarum Gr. et Sigalion Buskii Mac-INrosx.

S. Antillarum, pourvu de trois antennes, devra peut-être passer dans le genre Æuthalenessa.

Pour $. Buskii il n’a qu’une petite antenne médiane et me paraît, ainsi que je l’ai dit plus haut, devoir être rapproché des Leanira.

Pour les six formes restantes on peut établir le tableau dichotomique suivant :

Branchie portant à sa base un petit appendice cylindrique;

deux-cténidies parapodiales 2 CN EPeRN Pre Ter S. Pourtalesi. Pas de cténidies parapodiales............. .. S. amboinense. . Branchie | Une seule cténidie parapodiale............... S. arenicola. Elytres Papilles des élytres avec cnHoromunt sans aucun pronbidios branches latérales peu nomappendice breuses et de forme lancéolée.. S. squamatum. lisses. À parapodiales. Papilles des élytres à nomà sa base. breuses branches latérales cy- \ Hndriques RE RME S. Mathilde.

Elytres parsemés de petits tubercules.................... RER S. Edroardsi.

On peut encore noter Ia répartition géographique de ces formes.

S. Pourtalesi, 1'exemplaire......"......" Golfe de Floride.

S. amboinense, 1 exemplaire incomplet. Amboina.

D APCE ES TE Atlantique ouest (côtes des États-Unis.

De SOUNIOLUN, use TR RE À Naples.

SMathildess strnerene Naples. Côtes de l'Algérie.

Le Pouliguen. Dinard.

St-Vaast. Villers-s/Mer.

Boulogne-s/Mer.

S. Edwardst, 1 exemplaire... ........... Atlantique ouest (embouchure de la Plata).

Acholoe Astericola DELLE CHIAIE.

Au début de la description qu'il a donnée de cette espèce, CLAPAREDE [70] dit que « ce magnifique Polynoide est un épizoaire des ambulacresde l’Astropecten aurantiacus» et il ajoute: «c’est

là que l’a rencontré DELLE CHIAJE ; le peu qu’en dit cet auteur est assez inexact ; mais ses dessins et le lieu même où il trouva son ver établissent suffisamment l'identité de l'espèce ».

J'ai trouvé à Cette, dans les sillons ambulacraires de divers Astropecten un Polynoinien qui me paraît devoir être considéré comme étant l'Acholoe astericola, encore que la description et les dessins de CLAPARÈDE ne lui soient pas parfaitement applicables. Mac-Inrosx | 764], qui a vu, lui aussi, l'Acholoe dit que CLAPAREDE a donné de cette espèce «4 very fair account ». C’est là une opinion que je ne puis partager, ayant constaté par moi-même l’imperfection des figures du savant génevois. Sans insister sur les points où je me trouve entièrement d'accord avec lui, je dirai seulement que les échantillons que j'ai pu recueillir à Cette et ceux que mon ami Cx. PEREZ a bien voulu m'adresser de Royan s’écartaient par la forme de leur tête et celle de leurs parapodes du type décrit par CLAPARÈDE.

Le lobe céphalique, coloré en rose par le cerveau, porte deux paires d’yeux noirs ; les yeux antérieurs, parfois reportés lout à fait sur les côtés de la tête, très écartés l’un de l’autre parconséquent, sont réniformes ; les yeux postérieurs sont arrondis et assez rapprochés l’un de l’autre La tête elle-même n'a pas celte forme de rectangle allongé dans le sens antéro-postérieur que lui assigne la ligure 1 B de la Fig. 32. — Acholoe astericola Dezre Cia. Lobe planche IT de Crapa- céphalique et premiers segmeuts,

RÈDE | 70 |. Elle est, au

contraire. aussi large que longue (fig. 32) avec les parties latérales arrondies ; enfin je ne retrouve pas trace du large processus trilobé qui représenterait les cératophores des trois antennes ; les trois appendices sont portés sur des articles basilaires bien distincts, disposés comme chez les Harmothoe, le cératophore médian naissant dans l’échancrure du bord frontal, les cératophores latéraux ayant une insertion ventrale.

CLAPAREDE a aussi figuré un parapode d’Acholoe ; il y représente une rame dorsale très réduite, portant des soies courtes, assez nombreuses ; quant à la rame ventrale ce serait un gros mamelon

Fi@. 33. — Acholoe astericola DELLE CHIAJE. — Parapode.

de forme conique, à extrémité massive , avec un petit nombre de soies plus épaisses que les dorsales; en réalité cette rame ventrale forme à son extrémité une sorte de manchon incomplet, entourant l'orifice de sortie des soies ; le cirre ventrai est inséré très près de la base du parapode ; l’on peut noter aussi

que dans le tubercule dorsal le cœcum est toujours bilobé, contrairement à ce que représente CLAPARÈDE (fig. 33).

J'ajouterai que tandis que les mâles de cette espèce conservent toujours une coloration blanche, qui devient seulement plus opaque au moment où les spermatozoïdes se développent, les femelles, normalement blanches et transparentes, acquièrent quand elles sont chargées d'œufs une coloration qui varie du rose pâle au rouge

minium.

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